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Le Canada, d'un océan à l'autre
Juillet-Août 2001

Monique et Jean-Paul MOUREZ à bord du Guépard

1. ONTARIO



Itinéraire Canada 2001


Mercredi 4 juillet 2001 : de MONTRÉAL à TORONTO (635 km)

Départ un peu précipité car, de retour de France hier en soirée, j'ai dû achever en hâte les préparatifs de la maison (copie de sécurité du disque dur de l'ordinateur, réparation d'une serrure et d'une lampe extérieure, etc.). Puis il a fallu sans tarder charger dans le Guépard les effets destinés à Juliette et toutes les fournitures et les équipements nécessaires à notre long et lointain raid. D'où quelques oublis malheureux comme celui des petits walkies-talkies et les finitions inachevées du Guépard comme le joint autour du comptoir de la cuisine et les rangements arrières.

Drapeau de l'Ontario Les pleins sont complétés vers midi. Après un dernier tour de la maison, la liste laissée par Monique à la main, je décolle enfin vers 14:00. La route est facile mais bien longue sous les averses orageuses jusqu'à la petite maison de Juliette. J’ai oublié d’en noter l'adresse mais en retrouve la localisation marquée d'une croix sur la carte de Toronto, après être allé directement à son ancien appartement sur la rue Bloor. J’arrive à 19:30, un peu assommé par le décalage horaire et la chaleur. Retrouvailles affectueuses et projets de bricolages pour le lendemain.


Jeudi 5 juillet 2001 : TORONTO (chez Juliette)

Lever tardif pour récupérer la fatigue du voyage en Europe et le décalage horaire. La journée commence par l’installation du climatiseur dans le haut de l'escalier et la mise en ordre des câbles électriques dans la chambre de Juliette, avant d'aller chercher au Wal-Mart une paire de superbes chaises pliantes vertes assorties aux couleurs du Guépard.

Nous rejoignons Juliette à son bureau vers midi ; elle nous emmène déjeuner avec elle dans un sympathique petit restaurant mexicain. Visite des nouveaux bureaux de D.K.P., déchargement de l'encombrant caoutchouc apporté de Montréal dans sa lourde jardinière. Puis nous allons au Home Depot chercher vis, chevilles et le treillis de bois destiné à garnir le mur de sa terrasse. Retour tard à la maison pour finir les bricolages et fixer le treillis… J'achève ensuite les dernières pages du troisième volume du Seigneur des Anneaux, la trilogie de Tolkien dont j'avais entrepris la nème relecture dans l'avion, tandis que Monique écrit un peu de courrier. Nous nous couchons assez tôt. Centre de Toronto


Vendredi 6 juillet 2001 : de TORONTO à SUDBURY (408 km)

Toronto : la tour du CN et le front de lac Avant le départ de Juliette au travail à 8:30, nous déjeunons avec elle puis rangeons la maison et chargeons le Guépard. Plein d'eau, nettoyage du dégât causé par le renversement du bidon de 4 litres de savon à vaisselle dans la douche… Nous décollons vers 11:00 pour aller remplir la cambuse au magasin Cotsco bien difficile à trouver.

Finalement nous prenons la route du Nord en direction de Sudbury vers 14:15. Je commets une erreur d'aiguillage à Barrie pendant que Monique grippée somnole, et nous nous retrouvons à Orillia, d'où il faut revenir vers l'ouest par Gravenhurst puis Bala. Les routes sont surchargées dans cette région touristique de la Baie Georgienne, le Guépard à pleine charge ne peut dépasser facilement voitures et surtout gros et longs camions roulant à 110 km/h et plus. Autour de la route légèrement vallonnée, au-delà de quelques cultures et de beaucoup de forêts, on aperçoit parfois les rives du Lac Huron. Nous arrivons assez tard à Sudbury où, après un petit tour près du beau musée Science North dans le crépuscule, nous allons dormir sur le grand stationnement d'une église, à côté d'une patinoire désertée pour l'été.

Samedi 7 juillet 2001 : de SUDBURY à MONTREAL RIVER (667 km) 

Rivage du Lac Huron Nuit assez fraîche après les grosses ondées d'hier. Le calme relatif de la petite ville nous assure un bon sommeil réparateur. Au matin, nous démarrons vers 10:15 sous un ciel couvert, après l'écriture du courrier et le passage à la poste. Notre itinéraire maintenant plein ouest rattrape bientôt la rive nord du North Channel sur le Lac Huron qu'on suit parfois et aperçoit souvent. La route, en excellent état, est donc assez rapide car beaucoup moins chargée qu'hier.


Pique-nique vite avalé sur un terre-plein au bord de l'eau, devant le petit port de Thessalon tout environné de fleurs sauvages. Thessalon devant le port
Sault-Sye-Marie Parc Bellevue Vers 15:00 nous arrivons à Sault-Ste-Marie où nous allons visiter la maison Ermatinger (1814) après un petit tour dans le parc Bellevue, histoire de se dégourdir un peu les jambes.
La vieille maison de pierre, réputée à son époque la plus ancienne de l’Ontario, été bâtie par un entrepreneur suisse venu faire la traite des fourrures avant de se lancer dans toutes sortes d’entreprises et de se constituer ainsi une fortune confortable. La maison, bien restaurée et remeublée, donne une bonne idée de ce qu’on considérait comme luxueux à cette époque encore héroïque de la colonisation… et qui nous paraît quant à nous bien rustique ! Maison Ermatinger

Maison Ermatinger
Maison Ermatinger et fortin

Maison Ermatinger salle à manger
Maison Ermatinger salon

Maison Ermatinger : chambre
Maison Ermatinger : façade illuminée

Nous traversons ensuite la petite ville et à 17:30 nous sommes devant l'ancienne écluse canadiennequi fait le lien entre le Lac Huron et le Lac Supérieur. Abandonnée dans les années 60 au profit des écluses américaines car devenue trop petite après les travaux d'agrandissement de la Voie Maritime, elle a depuis été restaurée pour l’usage des plaisanciers mais de façon beaucoup trop moderne à notre goût. Nous reprenons la route du nord qui longe maintenant de près le Lac Supérieur. La côte beaucoup plus mouvementée offre de beaux points de vue comme à Aloma Bay mais le brouillard du soir commence à l’envahir. Je dois donc beaucoup ralentir, d'autant plus que les panneaux annonçant la présence de mooses (orignaux) se succèdent sur le bas côté. Nous bivouaquons enfin, un peu à l'écart de la route, au bout d'un chemin de terre menant à un barrage de l'Hydro Ontario sur la Montreal River.

Dimanche 8 juillet 2001 : de MONTREAL RIVER à THUNDER BAY (627 km)

Une autre grosse étape de plus de 600 km nous attend aujourd'hui puisque nous espérons achever notre contournement du lac Supérieur et nous rendre jusqu'à la prochaine grande ville : Thunder Bay.  

Anse du lac Le soleil radieux révèle un beau panorama sur la rivière sauvage au pied du barrage qui me fait penser aux toiles de Tom Thompson et du Groupe des Sept. Nous rattrapons la grande route qui progresse lentement dans le bush typique du Bouclier canadien : des millions d’épinettes noires serrées mais plutôt rachitiques, des lacs sombres cernés d’arbres, le rocher gris usé par les glaces affleurant un peu partout. Les villages sont rares mais exploitent au maximum le potentiel touristique de la contrée, véritable paradis pour le chasseur et le pêcheur. Le paysage ne se renouvelle guère et finit par sembler assez monotone malgré son indéniable originalité, et le faible relief empêche d’en percevoir l’immensité ou les traits plus particuliers.
À Agawa Bay nous longeons les rives du lac qui offrent quelques belles plages rocheuses et de jolies vues sur l’étendue du lac. Agawa Bay

Peu après, un panneau du Parc provincial Lake Superior signale les pictogrammes peints sur des rochers qui surplombent le lac. Nous quittons la grande route pour cette petite balade qui traverse quelques beaux sous-bois pour déboucher au-dessus de la falaise qui domine le lac. Une brèche dans le rocher nous amène au niveau de l’eau et nous nous hasardons sur le rocher poli et rendu glissant par les vagues. Si les quelques peintures de canot, de cavalier et d’animaux sont petites et plus ou moins lisibles, et valent donc à peine le déplacement, en revanche le paysage sur la côte, le lac et quelques îles dans la chaude lumière de la fin d’après-midi forment une agréable diversion à la route de forêt un peu monotone. Une autre occasion de voir le lac de plus près s’offre peu après à la halte/aire de pique-nique de Old Woman Bay mais le ciel a commencé à se couvrir et le vent se lever, si bien que nous ne nous attardons pas sur la plage de sable pourtant vaste et joliment ourlée de grands arbres.

Tranchée naturelle dans la roche
Rivage à Agawa

Monique devant les petroglyphes amérindiens
Jean-Paul filme les pétroglyphes

Chutes de Wawa
Au sortir du parc provincial, la petite ville de Wawa présente peu d’intérêt en dehors de ses chutes. Les curiosités sont assez rares dans la contrée pour que nous leur consacrions quelques minutes : malgré le barrage qui les couronne leur débit est suffisant pour créer une variété d’effets et de jeux d’eau qui me fascinent comme d’habitude un bon moment.

Chute à Wawa
Tourbillons dans les chutes de Wawa

Nous contournons ensuite le Parc national Pukwaska sur près de deux cents kilomètres de forêt, jusqu’à rattraper les bords du Lac Superieur à Marathon. Une grande descente mène jusqu’à Terrace Bay dont le rivage découpé et pittoresque est malheureusement dégradé par une immense usine de pâte et papiers. La route plus accidentée longe ensuite la côte d’assez près en offrant parfois quelques échappées sur l’eau. C’est le cas pour la magnifique vue sur Nipigon Bay depuis Kama Rock Cut, lorsque la route franchit une brusque tranchée dans le roc pour déboucher tout à coup au-dessus d’un large étendue d’eau ponctuée d’îles couvertes de conifères, tandis qu’à nos pieds s’incurve une plage sableuse se terminant par un petit cap.
Nipigon Bay depuis Kama Rock

Peu après se présente le détour d’une douzaine de kilomètres tortueux jusqu’au Ouimet Canyon. Dans le plateau boisé s’ouvre soudain un spectaculaire canyon aux parois verticales de roche rouge, large d’une centaine de mètres et aussi profond. Il s’étire sur un peu plus d’un kilomètre jusqu’à s’ouvrir brusquement sur les ondulations d’une campagne boisée qui va s’arrêter au loin, près de la rive du lac. Le soir laisse dans l’ombre une grande partie du site tandis qu’au fond de la gorge se devine une végétation maigrichonne, de type arctique tant la lumière y est rare et le froid persistant.
 
Ouimet Canyon
La Sentinelle de Ouimet Canyon

Le soleil descend rapidement pendant que nous roulons vers le port de Thunder Bay où nous le voyons se coucher sur les dizaines de grands silos qui jalonnent le front de lac. Traversant rapidement la petite ville dans la pénombre, nous allons dormir dans un quartier résidentiel près de la vaste plaine de jeu entourant un groupe scolaire.

 
Lundi 9 juillet 2001 : de THUNDER BAY à THUNDER BAY (116 km)

Notre bivouac dans le quartier résidentiel s'avère suffisamment calme pour nous assurer un repos satisfaisant. Nous sommes donc d’attaque pour la grande attraction locale : la reconstitution du Fort William.

La ville actuelle résulte de la fusion de Port Arthur - grand port de transfert des grains des Prairies, amené ici par chemin de fer, sur les cargos des Grands Lacs, les "lakers" - et de l'ancien Fort William, établissement fondé par les Écossais montréalais de la Compagnie du Nord-Ouest pour abriter le Grand Rendez-Vous d'été des Voyageurs. La première municipalité est encore bien vivante, puisque les activités portuaires se sont développées avec l'ouverture de la Voie maritime dans les années 1960, comme en témoignent les dizaines de silos et les faisceaux de voies ferroviaires occupant le front du Lac Supérieur. En revanches le piégeage du castor et la traite de sa fourrure ont périclité dans les années 1830, suite aux changements de la mode européenne, et l'ancien Fort William a disparu depuis longtemps. Une superbe réplique de l'établissement a cependant été reconstruite un peu plus haut sur la rivière Kaministikwia, et nous allons la visiter pour tout apprendre sur ce trafic essentiel au développement historique du Canada.

Plan de Fort-William
Fort-William vu d'avion
Passé le centre d'accueil de ce musée vivant pleine grandeur, un sentier de nature nous familiarise avec les plantes et les arbres utilisés par les autochtones dans leur vie quotidienne : bouleaux, trembles, pins, herbes médicinales. Au bout du sentier ombragé qui longe la haute palissade du fort, un campement de quelques wigwams nous fait découvrir le mode de vie traditionnel des Amérindiens des Bois. On y a disposé toute une panoplie d'articles de la vie quotidienne (paniers, outils de bois et d'os, peaux, broderies, poteries, etc.) tandis que quelques autochtones installés autour d'un feu qui éloigne les moustiques démontrent leur habileté et leur savoir-faire ancestral. Amérindienne pratiquant l'artisanat traditionnel

Puis notre jeune guide bilingue nous rejoint et se met à notre disposition pour la visite en solo, puisque nous sommes les seuls francophones à avoir demandé cet accompagnement. Il nous entraîne dans un tour exhaustif des bâtiments de bois rond dispersés en carré autour de la grande cour centrale, à l'intérieur de la palissade de pieux. Ce sont d'abord les magasins et réserves, l’apothicairerie puis les logements des commis, les dortoirs destinés aux guides et interprètes puis la maison de maître dont la salle de banquet et les chambres de réception étaient utilisées par le P.D.G. de la Compagnie du Nord-Ouest (basée à Montréal) lors de sa visite annuelle en juillet/août. 

Esplanade dans le Fort William
Pesage de peaux dans le Fort William
Poste de garde du Fort William En arrière, des artisans en costumes d'époque animent les ateliers (ferblanterie, forge, menuiserie, etc.) tandis que deux jeunes femmes en costumes indigènes s'attaquent au laborieux sciage d'un gros tronc. Petit tour à la ferme dont les animaux, des variétés anciennes, font la joie des enfants. Nous revenons vers la grande et unique porte d'entrée fortifiée en traversant le magasin du poste de traite puis la petite résidence du responsable du fort qui vivait là à l'année longue avec sa femme indienne et ses enfants. Notre guide nous a suivis patiemment dans notre long parcours, tentant vaillamment de répondre dans un français parfois hésitant et souvent approximatif à nos innombrables questions.
Départ de Voyageurs Visite du Prisident le la Compagnie du Nord-Ouest

Après presque 3 heures de promenade divertissante autant qu'instructive, il nous laisse sur le grand quai devant la rivière où danse un groupe d'" habitants " sur les notes d'un violoneux. Un canot de Voyageurs finit par apparaître sur le cours tranquille de la rivière, salué par la salve d'un petit canon : c'est l'arrivée du Directeur de Montréal qui arrive à marche forcée de la capitale, après avoir parcouru 1800 km en trois semaines de canot sur les rivières et lacs. Ils étaient à l'époque les seuls moyens de communication efficaces et constituaient la fameuse Route des Voyageurs. Accueil cérémonieux par les gens du fort et les autres trafiquants venus spécialement du fond de leurs forêts pour le Grand Rendez-vous de l'été. Durant ces quelques semaines, les Montréalais apportaient les marchandises de traite qui seraient échangées contre les fourrures dans les postes dispersés dans tout l'Ouest canadien au cours de la prochaine saison, et remmenaient les peaux collectées pour les préparer et les écouler vers l'Europe.

Bâtiments de service du Fort William
Voyageur en faction

Notre visite s'achève, nous regagnons notre Guépard par le même sentier forestier et dévorons un solide casse-croûte avant de retourner au centre de Thunder Bay. Estimant avoir épuisé les quelques points d’intérêt présentés par la petite ville, nous prenons la route vers l'ouest pour arrêter, 40 km plus loin, devant les belles Kakabeka Falls, le premier portage qu'affrontaient les Voyageurs dans leur route de retour vers leur poste de traite de l'Ouest après le Grand rendez-vous. La chute est grandiose et, alternant appareil photo et caméra vidéo, je tente d'en rendre l'ampleur et la puissance.

Kakabeka Falls vue aérienne
Chute de Kakabeka

Mais avec toute cette gymnastique, j'accroche mes lunettes qui tombent sur un escalier au-dessus du gouffre - et un verre se brise ! Dans la précipitation du départ de Montréal, j'ai évidemment oublié de prendre une paire de lunettes de secours et ne peux conduire avec mon seul œil droit. Il ne reste qu'une seule chose à faire : retourner à Thunder Bay et faire remplacer le verre brisé au plus vite. Monique prend donc le volant et nous ramène en ville où nous tâchons de trouver un optométriste/lunetier encore ouvert (il est déjà 16:45 !). Un pharmacien serviable accepte de faire les contacts téléphoniques pour moi et m'en trouve un à 17:30. Nous avons juste le temps de nous rendre à la boutique où "l'homme de l'art" mesure les caractéristiques de la lentille à partir des débris rassemblés au mieux avec du ruban collant (puisque je n'ai pas emporté non plus l'ordonnance…) et s'engage à en commander une nouvelle dès demain matin à l'ouverture du laboratoire. Rendez-vous pris pour la fin de la matinée en espérant qu’il pourra peut-être me remettre alors mes lunettes réparées…

Il est maintenant 18:00 passé, et la priorité va à trouver un bivouac paisible pour passer une bonne et longue nuit, en attendant cette livraison essentielle. Nous décidons donc de gagner le camping municipal de Thunder Bay qui se trouve assez loin au sud du centre ville, près de l'embouchure de la rivière Kaministikwia. Après une dizaine de kilomètres, nous trouvons bien la campagne mais aussi beaucoup de moustiques sous la pinède, près d'une rive boueuse et marécageuse, avec en prime la rumeur continue d'une grosse usine installée à quelques centaines de mètres… Enfermés dans notre Guépard nous nous préparons à notre longue nuit malgré tout.
 

Mardi 10 juillet 2001 : de THUNDER BAY à NESTOR FALLS (457 km)

Nous sortons du lit tard dans notre camping qui en fin de compte n’aura été guère plus agréable que notre bivouac urbain d’hier. Nous levons le camp vers 10:30 pour retourner chez l'opticien qui reporte sa livraison à 14:00. En route vers le site de l'ancien Fort William, construit au bord du lac Supérieur mais dont il ne reste rien, nous arrêtons devant un ensemble de centres d'achat et y faisons quelques courses. Déjeuner sur le stationnement et retour chez l'opticien qui m'essaie mes "nouvelles" lunettes à 15:00. Enfin je vois clair !

Nouveau départ vers Kakabeka Falls où je vais poursuivre visite et films si abruptement interrompus.

Kakabeka Falls : vers l'aval Déversoir des Kakabeka falls
Au pied de Kakabeka Falls
Chute inférieure de Kakabeka Falls

Puis nous prenons l'ancienne route du sud en direction de Fort Frances, très sauvage, qui serpente à travers la forêt entre d'innombrables lacs, comme le Lac à la Pluie, dans la belle lumière de la fin d'après-midi.

Route de Fort Frances Tourbière sur la route de Fort Frances

Nous retrouvons un peu de cultures au nord de Fort Frances dont les petites maisons entourent une grosse papeterie, puis à nouveau forêt et lacs typiques du Bouclier canadien, comme le Lac-à-la-Pluie le long duquel nous allons nous dégourdir les jambes au soleil couchant. À 21:30, appel à Juliette depuis une auberge rendez-vous de chasseurs, puis bivouac enfin devant le petit port de Nestor Falls, dans un diverticule du superbe Lac des Bois.

Monique au bord du Lac-à-la-Pluie
Lac-à-la-Pluie


2. Manitoba et Saskatchewan

Accueil du Guépard

Accueil de l'Aigle

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