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 Le Canada, d'un océan à l'autre

Juillet-Août 2001

Monique et Jean-Paul à bord du Guépard

5. ALBERTA (du Lake Bow à l'entrée du Yoho National Park)



Samedi 21 juillet 2001 : de RUISSEAU MOSQUITO au MONT KERKESLIN (185 km) 
Temps un peu plus variable aujourd'hui. La journée passe à achever la traversée du Parc national de Banff et à poursuivre l'excursion dans celui de Jasper qui lui est contigu vers le nord. Beaux points de vue sur le lac Bow et sur le glacier Crowfoot...
Lac Bow et Glacier Crowfoot, côté sud

Glacier Crowfoot
Lac Bow, vers l'ouest

Lac Bow, vers l'ouest
Au dessus du Lac Bow

Lac Bow, vers le sud
Reflets sur le Lac Bow

Lac Bow au niveau de Num-ti-jah Lodge Lac Bow depuis le Pic Portal

À vélo devant le Lac Bow

...avant de nous arrêter un peu plus loin pour découvrir, au bout de 400 m de sentier à travers un charmant jardin naturel débordant de fleurs, le magnifique belvédère donnant sur le lac Peyto (Summit Bow) à la limite de croissance des arbres (2088 m). 
Lac Peyto tôt le matin

Le glacier et le lac Peyto côté sud
Lac Peyto au printemps

Monique sur le belvédère du Lac Peyto
Le Lac Peyto depuis le belvédère

Reflets dans les eaux de jade du Lac Peyto
Lac Peyto par un matin d' hiver

Coucher de soleil sur le Lac Peyto

Puis la route parcourt la superbe vallée de la Saskatchewan encadrée par les hauts sommets enneigés du Chephren, du Sarbach et autres pics. Je descends un peu plus loin admirer le Canyon de la Mistaya qui a creusé des marmites de géant dans une gorge profonde mais très étroite où les eaux blanchies de la rivière s'engouffrent en bouillonnant. Pendant ce temps Monique - qui ne veut plus se déplacer que pour les 3 *** du Guide vert - a préparé le déjeuner.  

La Mistaya s'engouffre dans son canyon
Canyon de la Mistaya

Saskatchewan Crossing

Peu après, à Saskatchewan Crossing, s’étale le vaste paysage du confluent de trois rivières : la Mistaya au sud, la Howse à l'ouest et la Saskatchewan au nord qui s'oriente alors vers l'est pour aller se jeter dans le lac Winnipeg.
Monique devant Saskatchewan Crossing
JP devant Saskatchewan Crossing

La rivière North Saskatchewan
Épilobes sur la Rivière Saskatchewan

Belle vue sur le glacier Saskatchewan qui déboule du champ de glace Columbia. Nous longeons les hautes cimes abruptes du Mont Wilson puis du Mont Amery, avant de passer au pied de la formidable pente abrupte du Mont Cirrus.

Le champ de glace Columbia à l'aube

La route du col Sunwapta commence alors à grimper en longeant la crête du Parker Ridge jusqu'à 2 035 m, avant de redescendre un peu jusqu'aux glaciers Dome, Athabasca et Kitchener. Se déploie alors une vue superbe sur les trois langues glaciaires s'écoulant du champ de glace Columbia.
Le Glacier Athabasca, le Lac Sunwapta et le centre d'interprétation des glaciers

Jean-Paul sur le névé du Glacier Athabasca
Autobus des neiges sur le Glacier Athabasca

Un arrêt s’impose pour une balade à pied jusqu'à la base de la langue de glace sur laquelle nous ne nous hasardons guère, préférant admirer sans risques le grandiose paysage depuis le Centre d'accueil un peu plus haut.

Dome Glacier
Sunwapta River

En descendant la vallée de la Sunwapta le ciel se bouche. Une autre courte balade à pied nous emmène jusqu’à l'impétueuse chute de la Sunwapta. La route se poursuit maintenant dans la vallée qui s'élargit jusqu'au petit camping du Mont Kerkeslin où nous nous arrêtons tôt (19:15) sous les pins.
 

Dimanche 22 juillet 2001 : du MONT KERKESLIN à PRINCE GEORGE (464 km)

Chute tumultueuse de l'Athabasca   Temps variable aujourd'hui puisqu'il a plu durant la nuit. La route longe la vallée de la superbe rivière Athabasca au cours large et rapide. Premier arrêt pour aller admirer ses chutes puissantes et le profond canyon qu'elle a creusé juste à leurs pieds. Je reste un long moment fasciné par le mouvement inexorable, le grondement et l'impétuosité des courants qui s'engouffrent et blanchissent l'eau limoneuse aux reflets émeraudes. 
Chutes de l'Athabasca sous ciel couvert

Jasper Tramway par grand soleil
Un peu plus loin, un très beau belvédère sur la vallée de l'Athabasca précède notre arrivée à Jasper. Nous bifurquons alors sur la petite route menant au téléphérique du Mont Whistlers qui nous fait grimper de 900 mètres en 7 minutes jusqu'au terminus à 2 470 m.
De là, vue magnifique sur la vallée, la petite ville lovée dans un grand virage de la voie ferrée et les hautes montagnes qui l'entourent.
Jasper lové dans sa vallée

Je réussis à décider Monique à m'accompagner pour une longue balade ardue d'1,5 km sur le sentier raide qui gagne le sommet. À partir de la station du téléphérique la vue sur la vallée s'élargit progressivement au fur et à mesure de lente notre progression ponctuée de pauses essoufflées..
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Bien au dessus de la gare, une pause bienvenue....
Monique admire le panorama sur Jasper

Au sommet la vue très étendue, surtout des côtés sud et ouest vaut l'effort, offrant en particulier un panorama grandiose de cimes aiguës et de glaciers dignes des Hautes Alpes (Monts Edith-Cavell et Kerskelin).

Lagopède presque invisible sous le rocher
 
La toundra autour de nous est pleine de fleurs sauvages naines qui survivent tant bien que mal, et nous découvrons des lagopèdes (grouse), sorte de gros pigeons qui se laissent approcher et photographier de près sans broncher. Leur plumage se confond avec la couleur des grosses pierres tachées de lichens à l’ombre desquelles elles s’abritent, immobiles et quasi indiscernables.
Sur le sommet du Mont Whistlers le photographe en pleine action

Les luxueuses installations de la Jasper Park Lodge
De retour dans la vallée en milieu d'après-midi, nous faisons quelques courses dans le village de Jasper qui présente peu d'intérêt en soi. puis une balade du côté de la Jasper Park Lodge, une auberge luxueuse avec golf, lac privé, manège, pavillons dispersés dans la nature, etc. La petite route nous entraîne autour des jolis lacs Edith et Annette qui offrent de beaux coins aux amateurs de canotage et de pique-nique champêtre mais où des panneaux sur les quelques stationnements interdisent tout camping.

Jasper
Lac et Mont Edith-Cavell

Aube sur le Lac et le Mont Edith-Cavell
Fleurs sauvages au pied du Glacier Edith-Cavell

L'après-midi est maintenant bien avancé. Assez fatigués par notre longue balade de ce matin sur la montagne, nous décidons de nous avancer et de faire un grand bout en direction de Prince Rupert où nous espérons prendre le bateau après demain sur le Passage intérieur. Nous prenons donc la grande route 16 vers l'ouest. Elle nous fait passer le col de Yellowhead Cache puis redescendre vers le beau parc provincial du Mont Robson, le plus haut sommet des Rocheuses canadiennes dont nous admirons la masse enneigée culminant à 3 954 m. depuis le fond de la vallée.
Le Mont-Robson depuis leTourist Info de Colombie Britannique

Impérial, le Mont-Robson s'éloigne derrière nous
Lever du jour sur le Mont-Robson

La route longe ensuite le cours de la Fraser dans des paysages très boisés et sauvages, sans aucune agglomération mais avec quelques fermes ou ranchs dispersés dans de vastes clairières. Du côté sud on suit la chaîne des Cariboos qui s'abaissent progressivement en allant vers l'ouest. Nous roulons longuement jusqu'à la nuit, apercevant même dans le faisceau des phares un jeune orignal au bord de la route qui s'enfuit à notre approche. L'obscurité est complète lorsque nous pénétrons dans la ville de Prince George où nous allons dormir sur le stationnement désert d'un Child Day Care, près d'une grande avenue en bordure de quartier résidentiel.

Lundi 23 juillet 2001 : de PRINCE GEORGE à GOAT RIVER (rest area) (638 km)
Dans la large vallée longeant les Cariboos Nuit assez bruyante mais reposante malgré tout. Suite à quelques averses nocturnes, le ciel couvert au réveil se dégage un peu dans la journée. Après un retrait d'argent dans une Bank of Montreal, l'achat de timbres pour notre correspondance européenne, le plein d'essence et de glace, nous reprenons la route vers l'ouest. La forêt très exploitée entre Vanderhoof et Fraser Lake alimente de nombreuses scieries géantes. Nous longeons le joli Fraser Lake au bord duquel nous déjeunons près d'un champ en pleine moisson, sous une averse mêlée de soleil, avant de poursuivre jusqu'à la petite ville de Burns Lake.

Pique-nique au dessus du Fraser Lake
Une fricassée de poivrons fièrement cuisinée !
Monique insiste alors pour réserver notre passage sur le ferry de Prince Rupert, encore à 400 km devant nous. L'aimable responsable du bureau d'information touristique de Burns Lake accepte d'appeler pour nous : pas de place avant le 5 août ! Nous devons donc revoir complètement nos plans, redéfinir notre itinéraire - quasiment une heure de planification détaillée - pour enfin revenir auprès de l'hôtesse qui, à notre demande, nous réserve un passage à partir de l'île de Vancouver pour le 8 août. Cela nous donnera amplement le temps de faire une vaste boucle à la découverte de la Colombie britannique. Il ne nous reste plus qu'à faire demi-tour pour parcourir en sens inverse le chemin jusqu'à Jasper (600 km…) et à traverser de nouveau les grands parcs des Rocheuses pour gagner le sud de la province. Nous empruntons donc le même trajet sauvage et forestier sous un ciel de plus en plus gris et des averses de plus en plus fréquentes. La nuit noire nous arrête dans une aire de repos au bord de la Goat River, à côté de deux autres fourgons où tout le monde semble endormi.

Mardi 24 juillet 2001 : de GOAT RIVER à FIELD (521 km) 

La pluie continuelle qui fouette le toit du Guépard durant la nuit nous réveille à plusieurs reprises. Nous décollons vers 9:30. Les nuages cachent les sommets des montagnes de plus en plus élevées autour de nous tandis que des lambeaux de brume flottent à mi-pente. La route est donc un peu décevante et moins spectaculaire à l'approche des Rocheuses que je m'y attendais, et même le Mont Robson, si imposant hier, n'est qu'a demi-visible aujourd'hui.
Le Mont Robson en soirée, plus visible que le lendemain...

Bref arrêt pour aller admirer les Rearguard Falls où la Fraser précipite d'une dizaine de mètres son cours tumultueux aujourd'hui particulièrement gonflé. Belle occasion d'observer des équipages de rafters qui font le portage de leurs gros radeaux pneumatiques rouge ou bleu vifs pour éviter la chute avant de rembarquer pour franchir les rapides bouillonnant en aval.  

Le chasseur d'image regagne sa monture....
Belvédère le long de la Icefield Parkway

Puis nous retrouvons le Parc national de Jasper, évitons le village et parcourons à nouveau la Icefield Parkway (Promenade des Glaciers) en sens inverse. Peu d'arrêts hormis devant quelques belvédères particulièrement impressionnant, d'autant plus que le temps est le plus souvent bouché, que les nuages sont bas et que la pluie est presque toujours là pour couper la visibilité ou décourager la promenade.


6. British Columbia : des Takakaw Falls au Canyon du Fraser

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