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Été 2004 : Rocheuses, Yukon et Alaska

Monique et Jean-Paul MOUREZ à bord du Guépard

12.  ANCHORAGE  et  DENALI  National Park


Dimanche 15 août 2004 : de ANCHORAGE à EAGLE RIVER (35 km)


JP installe le nouveau filtre à air  Il fait gris lorsque nous nous éveillons – tard - après une autre nuit des plus tranquilles dans notre impasse à l’orée du  bois. Nous gagnons le centre-ville pour nous rendre au musée en prenant au passage des bougies pour le moteur ainsi qu'un filtre à air installé immédiatement.
L’Anchorage Museum of History and Art nous retiendra ensuite tout l’après-midi dans ses salles encore une fois fort bien présentées.  Hommage au saumon
Boeuf musqué à l'entrée de l'Alaska Gallery Tout l’étage est consacré à l’histoire de l’Alaska depuis les premiers temps de son peuplement, vestiges archéologiques à l’appui.
Scène dans un  village Haida Les panneaux illustrés, les artéfacts, les vitrines contenant des dioramas miniatures ou grandeur nature dépeignent avec force et réalisme la vie des Indigènes avant ou depuis l’arrivée des Blancs. Haida portant masque oiseau et couverture cérémonielle

Pêche à la baleine chez les inu
Pêche à la baleine

On hisse la baleine sur la glace
Pêche à la baleine : détail

On y retrouve cette fois encore  la distinction entre les 4 ou 5 différents groupes culturels répartis sur l’immense territoire, et bien d’autres notions d'anthropologie alaskienne qui commencent à nous être maintenant familières.

Chasse au caribou chez les Athapascans
Logement souterrain

Chose sûre, on nous présente ici beaucoup de très beaux objets anciens originaux accompagnés d’une documentation précise et très complète.

Fabrication de panier

Paniers tressés
Paniers

Panier décoré
Haida lors d'une cerémonie dans une Longue maison

Couverture cérémonielle

Pirogue haida taillée dans un tronc

La période contemporaine n’est pas oubliée, avec les différents facteurs à l’origine de l’investissement du pays par les Blancs : d’abord la traite des fourrures pratiquée par les Russes au XIXème - qui aboutit à l’extinction presque complète de la loutre de mer… - puis la ruée vers l’or et les autres minéraux au début du XXème. L’importance stratégique du pays lors de la IIème Guerre mondiale est rappelée, ainsi que le rôle de plaque tournante d’Anchorage dans les transports aériens vers le Pacifique tant que le ciel de l’URSS resta fermé à l’aviation internationale. Enfin, dans les années 1970, ce fut le pétrole découvert dans la Mer de Beaufort, la construction de l’oléoduc (tout un exploit technique présenté dans le détail) et la catastrophe écologique provoquée par le naufrage de l’Exxon Valdez dont nous avons encore vu les traces lors de notre excursion dans le Prince Edward Sound. Bref tout ce qui constitue la réalité sociologique, économique et culturelle de l’Alaska est évoqué, en terminant sur le devenir des communautés autochtones qui constituent plus du quart de la population et continuent à mener une vie isolée et très proche de la nature dans des petits villages du busch.

Nous tentons de déjeuner à une table du restaurant du musée dont le menu affiche de délicieuses salades mais arrivons quelques minutes après la fermeture de la cuisine (14:30). Il ne nous reste plus qu’à sortir pour nous attabler dans notre salle à manger ambulante où Monique nous prépare vite fait une salade d’avocat au saumon fumé, arrosé de Gewurtzstraminer australien découvert hier au Costco. Il ne semble pas que nous ayons beaucoup perdu au change… Nous sommes maintenant prêts à achever la visite.

Au rez-de-chaussée, les salles du musée sont consacrées à la peinture, d’abord celle du XIXème car très tôt l’Alaska a intéressé des peintres conquis par l’exotisme et la grandeur de ses paysages. Le plus représentatif me semble Sydney M. Lawrence dont une salle présente une série d’œuvres où se détachent plusieurs vues du Mt McKinley enneigé, le plus haut sommet d’Amérique du Nord.

Sydney M. Laurence (1865-1940) : MT.McKINLEY, huile sur canevas, 1913
Sydney M. Lawrence : le Mont McKilnley

Sydney M. Laurence (1865-1940) : MT.McKINLEY, huile sur canevas, 1913
Sydney M. Lawrence : le Mont McKilnley
Sydney M. Laurence (1865-1940) : MT.MCKINLEY ABOVE SPRUCE AND
Sydney M. Lawrence : le Mont McKilnley

Sydney M.Laurence (1865-1940) : MT. MCKINLEY huile sur canevas, 1929
Sydney M. Lawrence : le Mont McKilnley

Une rétrospective consacrée à un autre peintre du Nord, Fred Machetanz (1906-2002), me laisse plus indifférent, à l'exception de quelques oeuvres comme celles-ci :

Accibuk, par Fred Machetanz
Achibuk : portrait par Fred Machetanz
Bear Glacier près de Seward, par Fred Machetanz
Bear Glacier au large de Seward par Fred Machetanz

L’après-midi touche à sa fin lorsque nous quittons ce beau musée et retournons au Visitor Center prendre les informations sur les visites du Denali National Park en bus et en avion. Loin, cher mais spectaculaire ! Pour finir la journée, nous nous amusons à traîner dans les boutiques de souvenir, moins pour acheter quelques cartes postales et des petits livres joliment illustrés sur la faune que pour nous étonner des objets les plus kitch offerts à l’appétit des touristes. Les sculptures animalières de loups, ours, saumons, aigles, etc. sont, de ce point de vue, indescriptibles…

Renonçant aux spectacles sur les aurores boréales et aux films sur grand écran à propos desquels plusieurs voyageurs français rencontrés sur les bateaux s’étaient montrés fort critiques, nous prenons la route dans le soir qui tombe. Faute d’endroit intéressant pour bivouaquer dans le secteur nord-est de la ville, qui semble habité par la partie la plus pauvre de la population (noirs et latinos), nous faisons une vingtaine de kilomètres sur l’autoroute et sortons au niveau d’Eagle River pour nous retrouver sur un petit parc auprès de la rivière.
Bien accueillis par une dame revenant d’une promenade à cheval qui s’intéresse à notre véhicule hors du commun, nous suivons son conseil d’y passer la nuit. Elle nous introduit auprès du gardien - installé pour l’été dans un gros motorisé à l’entrée du stationnement - qui fermera la barrière derrière nous à 21:00 pour ne la rouvrir demain matin qu’à 8:00. Tranquillité assurée cette fois encore ! Je profite du calme et de notre arrêt assez tôt pour tenter d’installer les bougies neuves, mais impossible de démonter les anciennes avec la clé que je me suis procurée. Nous verrons demain… Bivouac au dessus d'Eagle River


Lundi 16 août 2004 : de EAGLE RIVER à SUMMIT (Broad Pass, Denali) (380 km)

Bonne nuit reposante et lever vers 8:15 pour décoller vers 9:00. Nous gagnons immédiatement le petit bourg de Eagle River et son Wal-Mart pour téléphoner à notre fille à Montréal puis à nos deux mères en France. Puis nous cherchons un garage pour faire installer les nouvelles bougies. Un premier prétend ne pas avoir l’outil nécessaire, un second commence par acquiescer à ma demande puis tergiverse sans donner suite, car le patron, un vieux chinois, se montre incompréhensiblement très réticent. Nous nous faisons quand même indiquer un magasin vendant des outils et finissons par acheter une autre clé à bougie beaucoup plus robuste et fonctionnelle. Installé devant le magasin je passe une bonne heure à effectuer la réparation, avec beaucoup de difficulté car l’accessibilité de certaines parties du moteur sur l’Econoline est totalement aberrante. Je réussis à briser une nouvelle bougie en tâchant de la mettre en place, et n’arriverai pas, malgré l’aide du gérant de bonne volonté, à accéder à la huitième sur le côté droit. Barbouillé de cambouis jusqu’aux coudes, suant et écoeuré d’une si mauvaise planification mécanique, j’arrête mes travaux après plus d’une heure d’efforts, me lave, range les outils et remets - là encore avec moult difficulté - le capot intérieur du moteur en place avant de reprendre la route.

Il est passé midi et, sur la Old Glenn Hwy, il fait chaud. Bref arrêt devant la petite église orthodoxe en bois rond et le cimetière coloré d’Eklutna que je vais photographier pendant que Monique prépare notre déjeuner. Étonnants, ces vestiges de la présence russe maintenant bien disparue dans la région...  Enclos d'Eklutna
Eklutna : l'enclos écclesial et le cimetière orthodoxes

Clocher à bulbe d'Eklutna
Tombes colorées
Puis longue route vers le nord pour rallier Talkeetna où Monique veut prendre les renseignements et éventuellement décoller pour une excursion en avion au dessus du massif du Denali (Alaska Range). Vers 15:00 nous finissons par entrer dans le village (les distances sont ici interminables à parcourir) et passons un bon moment à choisir la compagnie d’aviation (il y en a près d’une dizaine) offrant le trajet le plus intéressant au meilleur coût. Pub accrocheuses dans Talkeetna
Pub Talkeetna Air taxi
Nous combinons cet extra avec une réservation pour la balade dans le Parc national empruntant obligatoirement la navette affrétée par l'administrarion du Parc. Puis nous allons traîner un moment dans le centre du village en attendant le décollage à 18:30 et en cherchant à nous procurer quelques provisions pour l’excursion de demain. Il fait très chaud, sans un souffle de vent, et les grands incendies d’été habituels à cette période bleuissent les horizons, tamisent la lumière jaunâtre et laissent flotter une légère odeur de bois brûlé qui irrite un peu les yeux.
Pas grand-chose à voir dans ce hameau essentiellement touristique qui sert de base de départ aux excursionnistes de tout poil dans le Parc Denali : rafters, hikers, aviateurs, etc. Nous gagnons donc le petit bâtiment en bois rond de la Talkeetna Air Taxi installé bord de la piste du petit aéroport. Bureau de Talkeetna Air taxi



Plan de vol de Talkeetna Air Taxi

Notre avion sur la piste
Plein d’eau sur le robinet d’arrosage, puis flânerie à l’ombre des arbres en attendant l’heure du départ. Notre pilote arrive et nous invite à nous installer à bord. Nous serons 4 passagers là où normalement prennent place 6 personnes, ce qui nous donne une banquette à chacun et la possibilité d'accéder aux fenêtres sur les 2 côtés de la carlingue : idéal !
Envolée rapide, puis survol des basses terres en approchant du massif montagneux : alternances de taïga hérissée de maigres épinettes et de muskeg spongieux garni d’une herbe jaiunatre et entrecoupé de mares… Muskeg et taiga
Rivière Susitna dans la fumée
Nous survolons aussi le large lit de la rivière Susitna où coulent quelques filets d’une eau laiteuse très grise entre de vastes espaces de graviers et de galets.

Survol de glacier
Puis le sol s’estompe dans la brume et la fumée au fur et à mesure de l’ascension du petit avion vers les énormes montagnes enneigées du Parc qui apparaissent progressivement en pleine lumière, comme émergeant du néant. Basses pentes dans la fumée
Regroupement de fleuves glaciaires
Glacier
Crête neigeuse
Au-dessus des crêtes

Impossible de dire le détail ensuite du magnifique parcours au-dessus des fleuves de glace sinuant comme d’immenses autoroutes, se rejoignant, mêlant leurs cours puissant puis à l’assaut des parois rocheuses presque verticales et des champs de neige éternelle. Je tente de capter avec mon petit appareil photo le maximum d’impressions saisies au vol, tandis que Monique fait de même sur le siège derrière moi avec la caméra.

Pente neigeuse
Névés

Glace et roc
Roc couvert de neige

Roc et neige
Tête de glacier

Bien des commentaires et explications du pilote nous échappent, mais les mots sont inutiles et de toute façon incapables de rendre la grandeur inhumaine, la sauvagerie minérale nappée de neige comme pour l’adoucir, les formes extraordinairement variées de la montagne.

En tournant autour de Denali
Sommet enneigé

Massif dans la fumée...
Sommets

Pente près du sommet
En arrière, l'horizon

Relief sur le glacier
Pic

En bleu et rouge...
Autre vue du sommet

L’avion tourne sans cesse en l’approchant, la surmontant, la contournant. Plus de trois-quarts d’heure de ce spectacle construisent notre vision de Denali, « la très haute » selon les Athapascans, inspirant à la fois jubilation et respect, voire un peu de crainte.

Jeu de lumière sur le massif Champs de neige suspendus

Crête dentelée
Ligne de crête


Chaos rocheux
On redescend dans la brume enfumée

Crêtes dans la fumée
Sommet enfumé

Le retour ensuite semble tout en douceur, comme une longue glissade à travers l'atmosphère enfumée qui paraît tout engloutir et nous ramène sur le trivial plancher des vaches.

En bas muskeg et taiga
Soleil couchant sur la rivière

Soleil couchant sur les bras de la rivière

JP et Monique devant l'avion Dernières photos sur la piste. La chaleur ici en bas a diminué, mais la fumée est toujours présente et alourdit l’atmosphère là-haut si pure et si légère. Monique devant Talkeetna Air Taxi


Soelil couchant sur Denali... invisible
Nous devons nous avancer si nous voulons demain être à 11:00 à l’embarquement du bus du National Park. Nous roulons donc pendant près de deux heures en guettant le massif que nous longeons sans jamais pouvoir l’apercevoir.
Depuis les deux grands belvédères installés dans la vallée le long de la Park Hwy, on n’arrive même pas à deviner la silhouette des montagnes, l’œil se perd dans une dense brume bleutée ou dorée par le soleil couchant. À la fin, notre parcours se hisse sur un plateau couvert d’une toundra semi désertique devinée dans l’obscurité grandissante. Nous nous arrêtons sur un grand stationnement au bord de la route, à proximité d’un gros motorisé qui, lui, semble redescendre vers Anchorage. Souper et coucher rapide après cette journée riche en émotions. Sur la panneau... Denali !


Mardi 17 août 2004 : de SUMMIT (Broad Pass, Denali) à FORT WAINRIGHT (220 km)

Bivouac près de Denali
Bivouac dans le Broad Pass

Malgré notre proximité de la chaussée, nous dormons assez bien sur notre stationnement grâce au faible trafic nocturne. Levés relativement tôt sous un ciel lumineux mais encore très embrouillé par la fumée des incendies forestiers, nous sommes au Visitor Center du Parc National de Denali vers 9:45.

Nos places sont bien réservées sur le bus de 11:00 qui doit nous mener en 4 heures jusqu’au Centre d’accueil de Eielson, au milieu du Parc. Nous nous habillons chaudement, car on nous a prévenu que, vitres ouvertes, il ne fait pas chaud en altitude. Monique prépare bouteilles d’eau et salade de riz au saumon fumé pour nous sustenter, car aucune nourriture ne se vend dans le parc, et nous voilà prêts à abandonner notre Guépard dans le grand stationnement maintenant plein aux 3/4. Je retire les billets et nous nous mettons en ligne. À l’heure dite, nous embarquons dans un bus vert assez rustique, genre autobus scolaire québécois, en compagnie qu’une quinzaine d’autres visiteurs, ce qui nous laisse assez d’espace pour occuper chacun une banquette et donc jouir de la vue d’une fenêtre. Caméra et appareil photo prêts, vitre descendue, nous nous attendons à profiter du magnifique spectacle de la grande nature et des montagnes du parc, ainsi que de l’observation des animaux sauvages que l’on doit normalement rencontrer le long du chemin.

Même si les cimes enneigées des plus hautes montagnes restent complètement absentes du décor, ce à quoi nous nous attendions après la balade d’hier qui nous a montré l’étendue et l’épaisseur du voile de fumée dans la région, les 15 premiers miles de la route sont agréables. Ils nous permettent d’observer effectivement un orignal, un caribou et un écureuil (ground squirrel), ainsi que de visualiser divers aspects de la taïga et de la toundra qui composent la majorité du parc. Paysage de taiga et muskeg

Caribou
Caribou
Écureuil arctique
Écureuil arctique


Passage de la barrière de Savage River
Savage River
Halte de Savage River

Arrêt au desus de la rivière
Halte
Halte de Stony Hill

En revanche l’impression change lorsque nous abordons la piste de terre et de gravier : la suspension raide du bus accentue nettement les secousses sur cette piste de plus en plus grossière et étroite, le grondement du diesel tournant à haut régime et le sifflement de l’ampli du guide mal antiparasité finissent par devenir fatigants. Mais surtout le nuage de poussière soulevé par nos roues et par les autres bus que l’on croise régulièrement s’insinue petit à petit un peu partout, d’autant plus que la chaleur du soleil tapant sur la tôle oblige à laisser plusieurs fenêtres ouvertes. La sensation et l’odeur de poussière, l’encrassement des objectifs et des vêtements ne font que s’accroître avec le temps. La route poussièreuse
Polychrome Pass
Polychrome

Quant au paysage, il ne manque pas d’intérêt mais il faut le photographier à la volée puisque le bus ne fait que 3 arrêts en cours de route (un à chaque heure) et il lui manque la perspective des hautes montagnes enneigées en arrière-plan que l’on ne devine même pas dans le ciel embrumé, sinon par les photos et dessins des panneaux explicatifs des aires d’observations !

Denali depuis le Lac
La vue attendue qui restera invisible...
Carte postale
Denali (sur carte postale...)


Nous verrons de très loin quelques autres animaux sauvages (dont une grizzli et ses deux oursons à grande distance) mais finalement nous aurons davantage découvert et « fréquenté » la faune alaskienne le long des routes parcourues depuis une douzaine de jours. Seul un grand caribou broutant indifférent près d'un arrêt se laisse suffisamment approcher pour être bien visible sur le viseur de la caméra...
Caribou dans la rivière

Caribou

Montagne au rtour 
Arrivés après 4 heures de ce traitement et 66 miles à notre terminus, le Eielson Visitor Center (on peut encore faire durer le plaisir 3 heures supplémentaires en se rendant au mile 91, à Kantishna), nous débarquons avec soulagement pour chercher un banc au frais et récupérer un peu. Puis, au moment d’entreprendre une petite promenade dans la montagne à proximité, nous découvrons que les quelques sentiers montent très raide et sans aucune ombre…

Trois quarts d’heure plus tard, départ pour 4 autres heures de retour par le même bus et dans les mêmes conditions, sans voir guère plus d’animaux. Brousse près de Savage River au retour

Denali  La très haute
La vision que nous garderons de Denali... sur une autre carte postale !

Passé 19:00 nous retrouvons avec soulagement, mais aussi passablement déçus notre Guépard. Nous nous précipitons sous la douche pour nous décrasser et nous rafraîchir. Monique prépare un souper léger et, dans le soir qui descend sur le paysage toujours aussi enfumé, nous décidons de nous avancer vers le nord, si possible jusqu’à Fairbank où nous espérons trouver un ciel plus clair. Nous roulons ainsi près de trois heures en voyant plutôt la situation empirer lorsque nous parcourons malgré notre lassitude près de 200 km dans des paysages très sauvages. Nous finissons par nous arrêter au crépuscule sur une aire panoramique un peu à l’écart de la route, en compagnie de deux autres camping-cars qui ont eu la même idée pour bivouaquer : l’emplacement est paisible mais sans panorama évidemment puisque la fumée limite la visibilité à quelques centaines de mètres… Nous nous couchons et nous endormons aussitôt.


13. De FAIRBANK  à  HAINES JUNCTION

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