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Armoirie du Canada À la découverte du  QUÉBEC :
notre premier voyage

Été 1971

Monique BOISSIER et  Jean-Paul MOUREZ



1. de PARIS aux CAPUCINS


Mardi 20 juillet 1971 : de PARIS à NEW-YORK
 Enfin le grand départ pour notre première traversée transatlantique ! Pour nous rendre au Québec, la solution la moins coûteuse était de passer par New-York. Embarquement au Bourget dans un Boing 707 comme nous en voyons depuis des années à la TV ou dans les journaux sans avoir jamais eu l'opportunité de l'utiliser. Cette fois-ci, c'est à notre tour !
Embarquement à Orly
Embarquement à Orly


La région parisienne vue d'avion
Au dessus de la région parisienne
Côte d'Irlande
En passant les côtes d'irlande

Manhattan
Manhattan
Arrivant à New-York passé minuit nous ne pourrons prendre le bus du soir à destination de Montréal comme nous en avions l'intention. Nous en serons quitte pour passer la nuit dans le Port Authority Bus Terminal de Manhattan, presque sans dormir, entre les rondes des flics et les magouilles des trafiquants d'on ne sait trop quoi, allongés à même le sol de terrazzo sur nos duvets. En effet là-bas les salles d'attente sont fermées la nuit et les bancs inexistants. Embarquant enfin le lendemain matin dès 8:15, nous débarquons à Montréal en milieu d'après-midi de l'autobus Greyhound.

Nous garderons un souvenir inoubliable du centre de Manhattan à 7:00 du matin, lorsque nous avons risqué un petit tour prudent : la ville nous a semblé dégoûtante, sale et puante, grouillante d'une population grasse, obèse ou difforme, totalement inélégante, au milieu de tas d'ordures, dans des rues mal ou rarement balayées, le tout baignant dans un air humide, épais et suffocant. Dieu merci, le bus était équipé de l'air climatisé, et les sièges offraient une position relax. Nous en avons profité, cela va sans dire !
Manhattan au
              petit matin
Rue de Manhattan au petit matin

  Rue de Manhattan Rue de Manhattan
Les taxis jaunes de Manhattan


Mercredi 21 juillet 1971 : de NEW-YORK à MONTRÉAL

Donc, vers 15:00, nous sommes au centre de Montréal, à la recherche d'un gîte et d'une bonne douche. Centre ville de Montréal
Le centre de Montréal depuis le Chalet du Mont-Royal

Rue Sherbrooke
Rue Sherbrooke
Quelques téléphones aux amis... Impossible de rejoindre personne, tout le monde semble être absent en ce début de vacances. Un instant d'inquiétude, puis nous décidons d'aller sonner à la porte du révérend Père MacLure, dont nous n'avons malheureusement pas le numéro de téléphone. C'est l'occasion pour nous d'expérimenter le métro de Montréal. Excellente impression, les stations et couloirs sont spacieux, propres et bien éclairés, les rames confortables et silencieuses, mais il y fait aussi chaud qu'à Paris, et le tarif est presque deux fois plus élevé.

Nous poursuivons la traversée de la ville en bus mais, ignorant la longueur des rues en Amérique, nous nous faisons laisser au numéro 1 de la rue de Poutrincourt, alors que M. MacLure demeure au 11 000 et quelques... Là, parcourant cette rue quasi banlieusarde, première surprise : il est 16:30, les hommes sont dans leur jardin, jouant avec leurs enfants ou tondant la pelouse. "Ici, on pratique la journée continue et on ne travaille que 36 heures/semaine", nous dira notre hôte chez lequel nous finissons par arriver. Accueil chaleureux, repas bienvenu, douche appréciée et coucher à l'avenant: nous sommes épuisés !


Jeudi 22 juillet 1971 : MONTRÉAL

Dès 7:30, nous sommes debout : nous vivons encore au rythme de la France, sans avoir compensé le décalage horaire, puisqu'il est alors midi à Paris. Nous allons devoir renoncer à nos stages prévus pour août, la plupart des professeurs, des cabinets et des hôpitaux étant en vacances. Il serait inutile de séjourner à Montréal pour rencontrer qui que ce soit actuellement, aussi ne reviendrons nous dans la métropole que vers le 20 août, délai qui permettra à M. MacLure d'établir tous les contacts utiles. Nous disposons donc d'un mois pour explorer le Québec tout à loisir.

Première étape : Victoriaville où nous attendent mes amis D., responsables de l'un des groupes de Québécois accueillis l'an passé dans le cadre de l'O.F.Q.J. Route sans histoire, autoroute transcanadienne plutôt, que nous empruntons "sur le pouce". MacLure pousse l'amabilité jusqu'à nous conduire à l'extérieur de la ville par le Boulevard Métropolitain, une autoroute urbaine suspendue qui traverse la ville d'une extrémité à l'autre. (Il y en a trois comme cela dans le sens est-ouest, et deux dans le sens nord-sud). Nous somme embarqués presque aussitôt, et arrivons à Victoriaville vers 12:00.

Victoriaville vue d'avion
Victoriaville vu du ciel

Accueil chaleureux de Maurice et Rolande D. qui nous attendaient plus tard. Avec leur bébé Patrick ils habitent une maison mobile très confortable et très bien équipée (lave-vaisselle, laveuse et sécheuse électriques, immense réfrigérateur avec congélateur...).

Rolande baigne son bébé
Rolande baigne Patrick...
Maurice donne le biberon
...puis Maurice lui donne le biberon (« la bouteille »)

Nous resterons deux jours et demi chez eux, visitant Victoriaville, une petite agglomération sans particularité, le service de radiologie où travaille Rolande (premier étonnement devant la qualité des équipements médicaux canadiens), l'École du Meuble où enseigne Maurice à l'intérieur du C.E.G.E.P.

Monique et Patrick
Monique câline Patrick
Jean-Paul et Patrick

Nous y négocions l'achat d'une voiture usagée qui, selon nos amis, s'avère le seul moyen pratique de sillonner le pays. Nous choisissons une petite Beatle Volkswagen 1967 que nous payons 650 $, les D. nous en prêtant 400. Jean-Paul et sa Beetle
J-P bichonne notre «nouvelle» Beatle avant le départ
 
Carte du 22 juillet 1971

Après un voyage très fatiguant (18 heures) jusqu'à New York qui nous a fort déçus par sa saleté, nous sommes arrivés chez Maurice et Rolande D. qui nous ont merveilleusement accueillis. Nous sommes maintenant bien reposés et prêts à partir pour la suite de notre exploration. Nous avons passé une nuit chez le Père Mac-Lure à Montréal  qui nous  prépare des  entrevues et visites  intéressantes pour la fin du mois. Tout s'annonce donc pour le mieux. 

       Grosses bises 
Jean-Paul   Monique


Samedi 24 juillet 1971  :  de VICTORIAVILLE  à  MONTMAGNY

Vers 12:00, nous partons vers l'est faire le tour de la Gaspésie. Nous nous donnons rendez-vous à Matane d'où nous partirons ensemble faire une grande excursion jusqu'au barrage de Manic 5. Pendant deux heures nous roulons sans problème lorsque soudain le voyant rouge du circuit de charge s'allume, indiquant une défaillance de l'alternateur. Nous continuons de rouler néanmoins, comptant faire réparer la panne lundi à Rimouski. Les ennuis n'auront pas tardé !

Québec depuis
                Levis
La Terrasse Duferin depuis Levis
La route est belle, le temps splendide. Nous passons à Lévis en face de Québec, mais demeurons sur la rive sud du Saint-Laurent. C'est un fleuve magnifique et immense où naviguent de gros navires qui empruntent la Voie Maritime spécialement aménagée dans son lit à leur intention. 

Même de gros paquebots comme le "France" (que nous ne verrons pas) peuvent ainsi remonter jusqu'à Québec.
France
Le France devant Québec, au pied du Château Frontenac

Le France devant Québec
Soir sur le Cap Diamant
Maison devant Québec
Vue sur le fleuve et l'ïle d'Orléans en banlieue de Levis

Dimanche 25 juillet 1971 : de  MONTMAGNY  à  TROIS-PISTOLES

La côte est très belle, le fleuve s'élargit et la rive opposée s'éloigne de plus en plus.

Le St-Laurent devant l'Île d'Orléans Rivage du St-Laurent

Village du Bas du Fleuve Halte routière de Rivière-du-Loup
Halte routière près de St-Jean-Port-Joli

Village de l'Ile
        Verte
Le village de L'Île-Verte


Lle soir nous dormons le soir à Trois-Pistoles.


Lundi 26 juillet 1971 : de TROIS-PISTOLES à la vallée de la MATAPÉDIA

Il fait un  temps magnifique lorsque nous reprenons notre descente du Saint-Laurent en suivant l'ancienne route 132. Celle-ci longe la pittoresque rive du grand fleuve et traverse de charmants villages groupés autour de leur vieille église.

Église de Saint-Fabien
Saint Fabien : l'église
Nef de l'église de St=-Fabien
Nef de l'église de Saint-Fabien

Chaire de Saint-Fabien
Chaire sculptée et peinte de l'Église de Saint-Fabien
Devant le Parc de Bic
En passant au dessus du Parc du Bic

Notre Coccinelle passe la journée au garage Volkswagen de Rimouski, ce qui nous donne le temps de visiter le centre commercial, assez comparable à ceux que l'on commence à trouver en France. A 19:30, la panne, due à un court-circuit du ventilateur de chauffage, est enfin réparée. Nous décidons de rouler le plus longtemps possible pour rattraper le temps perdu. 
Monique dans la garage à Rimouski
Monique surveille le travail dans le garage VW de Rimouski...

Draveur au crépuscule
Draveurs sur la Mitis au crépuscule
 En passant un pont, nous apercevons dans le crépuscule quelques draveurs guidant des billots sur une petite rivière.

À la nuit nous arrêtons au bord de la Matapédia et campons en compagnie de deux jeunes Italiens de Montréal conduisant également une Beetle VW, blanche celle-là. Feu de camp sur la grève en leur compagnie.
Feu de camp au bord de la Matapédia
Feu de camp au bord de la Mitis


 Mardi 27 juillet 1971 : de la vallée de la MATAPEDIA à PERCÉ
Tôt réveillés par des pêcheurs partant en expédition dans leur canoë, 
Chasseurs en canoe

 Jean-Paul s'apprête
              à plonger...
 je pique une tête dans la rivière après quelques hésitations tandis que Monique, bien qu'en maillot de bain, se contente de tremper les pieds dans l'eau très fraîche...

Monique au bord de la iMatapédia
Bain matinal dans la Matapedia
À l'eau !

Vallée de la Matapedia
Vallée de la Matapedia

Baie des Chaleurs devant le Banc de Paspébiac
La Baie des Chaleurs depuis le Mont St-Joseph
Reprenant la route vers le sud, nous embarquons un jeune auto-stoppeur, Carol Lafontaine; il est gaspésien et rentre chez lui près de Percé après un mois de voyage en France. Au passage il nous fait découvrir la côte méridionale de son pays : la  Baie des Chaleurs, très jolie, mais qui mérite bien mal son nom. 

Bref arrêt devant la petite église de Ristigouche dont le monument  célèbre la conversion du chef des Mic-Macs au XVIIème.

Stèle de Ristigouche Nef de l'église de Ristigouche

Puis dans la réserve de Maria dont l'église en forme de wigwam attire l'oeil.

Église de Maria en forme de wigwam Enfants et cloche de Maria
Dans la réserve indienne de Maria

Grosse maison en bord de route Hopetown
Grosse maison à Hopetown
Temple à Hopetown
Temple anglican à Hopetown

En effet le ciel jusqu'ici serein se couvre progressivement...
Côte rocheuse embrûmée à
              Hopetown
Côte rocheuse embrumée à Hopetown

Percé sous la puie
Boutique de Percé à travers les essuie-glace...
si bien qu'à notre arrivée à Percé, nous sommes dans un épais brouillard qui se résout bientôt en une pluie torrentielle.  Pas question de dresser la tente, et l'auberge de Jeunesse affiche complet. 

Rocher Percé soleil levant
Aube sur Percé
Le Rocher au soleil couchant
Soir sur le fameux Rocher Percé

Carol nous emmène alors souper et coucher chez lui à Barachois. Sa mère vit dans une petite maison assez vieille, seule avec ses 5 enfants, tandis que son père travaille dans la construction sur l'île d'Anticosti (c.f. la chanson de Gilles Vigneault: "La femme est seule..."). Accueil charmant, hospitalité généreuse et délicate. Nous passons la soirée avec la famille. Carol m'emmène pêcher le maquereau sur le quai après souper, une fois que la pluie a cessé.
Sur le quai


Mercredi 28 juillet 1971 : de PERCÉ aux CAPUCINS

La maison de Carol à Barachois
La maison de Carol Lafontaine à Barachois
Percé depuis Barachois
Panorama devant la maison : l'île Bonaventure,
le Rocher Percé et le Mont Sainte Anne


Carol et sa soeur tiennent à nous accompagner à Percé où nous retournons tous les quatre.

Belle Anse
Belle Anse, au fond le Rocher percé
Le site de Percé depuis la montagne
Le rocher et le village depuis la montagne

Visite du site, magnifique, et tour en bateau de l'île Bonaventure dont les falaises côté golfe se révèlent un extraordinaire sanctuaire d'oiseaux. Splendide et inoubliable. 
Le Rocher depuis la langue de sable
Carol, Marie-Ange et Monique au pied du Rocher Percé

Monique devant le trou du Rocher Percé
En bateau devant le trou du Rocher Percé

Balade en bateau
Au départ de Percé
La côte rocheuse de l'Ile Bonaventure
Le bateau longe les falaises de l'île Bonaventure

Côte de l'île Bonaventure
Falaises de l'Île Bonaventure couvertes de nids d'oiseaux
Falaise

Percé et l'ïle Bonaventure depuis le bateau
Percé et l'ïle Bonaventure depuis le bateau

Falaise
En longeant les côtes de l'île
Monique débarque sur l''île Bonaventure
Monique débarque sur l'île

Le midi, nous retournons chez les Lafontaine où madame mère nous prépare de la morue fraîche "à la Gaspésienne". Le goût en est léger et délicat,  tout à fait différent de celui que nous connaissons habituellement à la morue séchée.  Les deux jeunes nous accompagnent jusqu'à Gaspé (cathédrale moderne, première croix plantée au Canada par Jacques Cartier au XVIème siècle). Nous nous quittons en nous donnant rendez-vous à Montréal dans un mois.

Nous poursuivons notre tour par la route en corniche qui suit la mer.
Route de corniche
Village
La côte nord de la Gaspésie est plus sauvage, plus escarpée, avec de brusques descentes sur des anses où tout au fond niche un village de pêcheur,
tandis que des vigneaux (étals sur lesquels on fait sécher le poisson) puants sont disséminés entre les petites maisons de planches aux teintes pastel.
 Vigneaux
Morue séchant sur des vigneaux

Grande-Vallée
Anse de St-Yvon
Les rues ne sont même pas asphaltées dans ces hameaux appauvris par le déclin de la pêche.
Le soir nous dormons (camping sauvage) aux Capucins.
Anse Pleureuse
Grande Vallée en soirée


2. des CAPUCINS à SAINT-JOSPEH-DE-LA-RIVE

Accueil de l'Aigle

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