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SIX MOIS D'ERRANCES EN EUROPE


(CONGÉ SABBATIQUE 1997)

Monique et Jean-Paul à bord de l'Aigle


16.  Séjour en France : de Couty à Pau



Mercredi 2 avril 1997 : COUTY

Il fait un temps superbe. Durant la matinée, je démonte et tente de réparer le chauffage pendant que Monique commence une grande lessive. Nous appelons aussi Juliette pour lui souhaiter une heureuse 18ème année.

Dans l’après-midi, Toutou m’emmène dans sa Barchetta à Seynod commander le barillet de la serrure chez Volkswagen et chercher un support de roue de secours chez Top Accessoires - en vain. J’y obtiens au moins l’adresse d’un spécialiste de Bonneville qui pourrait réparer le chauffage Ebespächer et celles de deux installateurs de GPL à Seynod (Meioz et Chatel). En soirée, apéro chez Geneviève et Jean-Claude. La soirée se prolonge et Jean-Claude sort une boite de fondue suisse que nous dégustons avec appétit. À notre grand étonnement, elle est excellente, presque autant que la fondue savoyarde préparée selon la tradition avec tous les ingrédients exigés.
Couty : Toutou et Monique
À Couty, Monique et notre hôte dans les catalogues de décoration...

Jeudi 3 avril 1997 : COUTY

Rumilly : vue générale
Vue générale de Rumilly

Durant la matinée, je fais un aller/retour à Bonneville avec Toutou en décapotable pour porter le chauffage à réparer, puis nous dînons sur la terrasse avec Marie-France, Paul et Toutou.

A 14:00, j'ai rendez-vous chez Volkswagen pour faire changer le barillet de la serrure forcée à Cassis. Toutou me rejoint et m’emmène chez Meioz pour obtenir des renseignements sur la conversion au G.P.L. Nous faisons le tour des magasins à grande surface pour remplacer la brosse à dents électrique de Toutou... Je récupère l’Aigle et rentre à Couty en fin d’après-midi. Monique commence le repassage, passe l’après-midi à papoter avec Marie-France et l’aide à préparer le souper. Soirée avec les Gauthier (la sœur de Paul) invitée à souper au château.


Vendredi 4 avril 1997 : COUTY

Le matin, grand ménage de l’Aigle : la poussière a pénétré partout et une fuite du bidon d’huile de réserve a taché le tapis sous les bouteilles de gaz. Nous refaisons également l’étanchéité de la petite fenêtre de droite qui laisse passer un filet d’eau à chaque fois qu’il faut affronter la pluie.

En après-midi, changement des pneus à Rumilly, puis visite à Annecy chez Meioz pour obtenir un devis de conversion au G.P.L. (17 000 FF). Le soir, souper avec Marie-France et Paul. Monique qui dispose enfin d'un four nous prépare de succulentes endives au jambon...


Samedi 5 avril 1997 : COUTY

Toutou et moi entamons la fabrication d'un support de roue de secours à fixer sur la porte arrière puisqu’il semble impossible d’en trouver un modèle préfabriqué satisfaisant.

Durant l’après-midi,  je poursuis mes travaux d’entretien en changeant l’huile et le filtre du moteur.
Les bricoleurs au travail
Les bricoleurs Toutou et J-P au travail

Dimanche 6 avril 1997 : COUTY

Nous achevons l’ajustage et le montage du support de roue de secours, puis allons faire un tour chez Charles et Suzy à Mieudry. J’entreprends ensuite le démontage de l’ancien support de roue de secours désormais inutile sous le plancher, pensant ainsi faire de la place pour les éventuels réservoir de G.P.L., mais un coup de rectifieuse malheureux sectionne la conduite de liquide de frein, mettant un terme à mes projets...

Lundi 7 avril 1997 : COUTY

Rumilly : le Pont Neuf  sur le Chéran
Rumilly : le Pont Neuf sur le Chéran

Nous n’avons pas le choix de faire réparer les conduites de freins endommagées. Toutou nous emmène donc chez son copain garagiste Lambert avec lequel nous avons une longue discussion sur les avantages et inconvénients de la conversion au G.P.L. versus un nouveau moteur turbo-diesel qu'il se fait fort de trouver et d'installer. J’accompagne ensuite Toutou chez le marchand de bois, tandis que Monique s’attaque à la lecture des journaux intimes de sa grand mère.


Mardi 8 avril 1997 : COUTY

Monique va faire des courses avec Toutou pendant que je me balade autour de Couty en rêvant à tout ce qu’on pourrait faire pour mettre en valeur la propriété. Monique va passer l’après-midi chez le coiffeur puis papoter avec Geneviève. En début de soirée, Toutou nous conduit chez Lambert pour récupérer l’Aigle et nous faire annoncer une facture plutôt salée... Sitôt rentré à Couty, je m’attaque au montage final de la roue de secours sur la porte arrière.
Fontaine dans le vieux Rumilly
Fontaine sur la place dans le vieux Rumilly

Mercredi 9 et jeudi 10 avril 1997 : COUTY

Nous commençons la journée par un tour des banques de Rumilly pour rassembler de peine et de misère les 4 000 francs réclamés par le garagiste pour les réparations effectuées sur l’Aigle, ce brave homme un tantinet gourmand ne prenant pas les cartes de crédit... Rentré à la maison, je finis proprement - avec l’aide de Toutou - la découpe circulaire de l’ouverture des bouteilles de Camping-Gaz dans le plancher, puis répare le vide-poches au dessus de la dînette qui s’est décroché (les vibrations des pistes ?), réassure les fixations du rideau qu’il faut complètement démonter et resceller, confectionne une évacuation pour le réceptacle du trop-plein de la douche et entreprends de réparer les contacts du réservoir d’eau chaude.


Vendredi 11 avril 1997 : COUTY

Paiement du garagiste puis virée à St-Jorioz avec l’Aigle pour rejoindre Jean Boissier qui vient y faire quelques travaux et a demandé notre aide. Nous soupons avec lui et dormons dans le jardin devant le chalet.


Samedi 12 avril 1997 : ST-JORIOZ

JP & Jean devant le chalet de St-Jorioz
J-P et Jean devant le chalet

Toutou nous rejoint de bon matin et toute la journée nous installons et scellons les poteaux destinés à supporter la rallonge du toit du garage. Monique passe l’après-midi à Annecy à faire du lèche vitrine avec Geneviève. Le soir nous dormons à nouveau dans le jardin de St-Jorioz.


Dimanche 13 avril 1997 : COUTY

Retour à Couty en matinée. Réparation, nettoyage et consolidation de la porte de la douche. Le soir, match de foot à la T-V ...


Lundi 14 avril 1997 : COUTY

Lorsque nous allons récupérer le chauffage Eberspächer à Bonneville, le chef d’atelier refuse de nous remettre le détail du devis des réparations qu’il prétend nécessaire (2 200 FF !). Nous renonçons donc à la réparation. Il se choque et nous met à la porte en refusant que nous payions aucun frais...

Après le café de midi chez Geneviève, je découpe la garniture de la porte arrière et fixe une clé plate permettant de décrocher la roue de secours de son support. Le soir, nous dégustons le couscous avec Guy Laurens, un vieux copain du Maroc venu visiter Toutou.

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Mardi 15 avril 1997 : de COUTY à ST-JORIOZ

En matinée, nous faisons nos adieux à Toutou et partons pour St-Jorioz où nous retrouvons Jehanne avec laquelle nous déjeunons.

En après-midi, je remets en place le vide-poches et répare la garniture du bas de la porte du chauffeur après avoir démonté le haut-parleur défectueux. Le soir, accueil et souper avec Christian, Anne et les enfants, puis Jean arrive un peu plus tard. Nous dormons dans l’Aigle installé sur le gazon.
Montagnes enneigées devant le chalet de St-Jorioz
Le lac et les montagnes enneigées (Dents de Lanfon, Tournette)  devant le chalet de St-Jorioz


Mercredi 16 avril 1997 : de ST-JORIOZ à STE-FOY

Quittant tôt St-Jorioz, nous faisons quelques courses en route puis allons porter son paiement final au garagiste de Rumilly qui nous laisse entrevoir encore une fois la possibilité d’installer un moteur turbo-diesel sur notre Aigle en mal de puissance. Après un marché et un plein d’essence au Provencia de Rumilly, nous retournons à Couty pour y emballer le mieux possible le meuble japonais offert par Jehanne. Nous prenons alors la route de Lyon où nous passons l’après-midi à déballer nos affaires et à mettre à jour courrier et comptabilité. Coucher dans l’Aigle devant la maison.
 

Jeudi 17 avril 1997 : de SAINTE-FOY à FAREINS

En cette dernière journée d’étape nous poursuivons la lessive et le tri des vêtements et autres effets, allons à la poste et achevons nos courses à Continent. Nous prenons enfin la route vers Fareins où nous arrivons vers 19:00. Sympathique souper en famille et coucher devant la maison.
 

Vendredi 18 avril 1997 : de FAREINS à POLMINHAC

Pendant que René-Pierre et sa petite famille quittent la maison pour aller passer la fin de semaine à St-Jorioz - et installer avec Christian la nouvelle toiture du garage - nous paressons au lit pour nous lever enfin vers 9:30. Je fais le plein d’eau puis nous planifions rapidement notre itinéraire vers Parentis-en-Born où nous allons rejoindre nos amis Danièle et Georges connus en Tunisie. À notre départ vers 10:45 le temps est superbe, comme depuis les quinze derniers jours : grand ciel bleu et pas une goutte de pluie, ce qui fait d'ailleurs craindre la sécheresse chez les ruraux autour de nous.

Nous nous engageons bientôt dans les vallonnements du Beaujolais en rattrapant L’Arbresle, puis nous montons longuement jusque vers 1 200 m par des routes sinueuses qui soulignent la faiblesse de notre petit moteur. Les pentes sont particulièrement raides et longues lorsque nous franchissons les cols des Monts du Forez : Col de la Croix de l’Homme Mort (1 163 m) et Col des Pradeaux (1 196 m). Et je rêve de turbo-diesel et de direction assistée en hâlant patiemment mon grand volant virage après virage... Au moins avons-nous le temps d’admirer l'agréable paysage de montagnettes parsemées de traînées de sapins qui zèbrent les pentes entre les prairies à vaches, à moins que ce ne soit le contraire... Les petites fermes en pierres dorées et toits couverts de tuiles sont dispersées sur les pentes... Après Ambert qui s’est équipé de plusieurs petits musées, développement touristique oblige, une grande route rectiligne et rapide file jusqu'à La Chaise-Dieu.

Abbaye de la Chaise-Dieu
Abbaye de la Chaise-Dieu dans la lumière dorée du soir

Nous nous accordons une demi-heure d'escale pour visiter la célèbre abbatiale bénédictine. La grande façade austère de granit ne nous impressionne guère,
mais la large voûte à l’intérieur coupée d'un jubé abrite un buffet d’orgue XVIIIème raffiné et fameux,
Jubé de l'abbatiale de la Chaise-Dieu
Jubé de l'abbatiale de la Chaise-Dieu

Orgue de la Chaise-Dieu
Orgue de la Chaise-Dieu
Nef de l'abbatiale de la Chaise-Dieu
Choeur de l'abbatiale de la Chaise-Dieu avec ses tapisseries

Tapisserie  Résurection
Tapisserie  de la Résurection
...une superbe collection de tapisseries flamandes exposées au dessus des élégantes stalles du chœur des moines et l’esquisse d’une très originale danse macabre.

 Danse macabre de la Chaise Dieu
Danse macabre de la Chaise Dieu

Sur le côté, un cloître gothique a conservé deux de ses quatre couloirs d’origine, avec de grandes ouvertures flamboyantes. Le reste des bâtiments monastiques a disparu ou ne se visite pas. Le village alentour est ancien mais n’offre guère de monument remarquable.

Nous entrons ensuite dans le Parc Régional Livradois-Forez : je m’égare vers le nord pour un long détour jusqu’à St-Germain-Hersan pendant que Monique sommeille : la petite route d’altitude (± 1 000 m) serpente dans un décor presque continu de forêts ; nous redescendons vers le sud jusqu’à Champagnac où nous rattrapons notre itinéraire vers l’ouest, passons Broude. Quelques kilomètres d’autoroute - gratuite ! - jusqu’à Massiac, puis une longue route très bien redressée (la N 122) longeant la vallée de l’Alagnon et nous remontons vers Morat puis Lioran. Beaux paysages de petites montagnes du Parc des Volcans d’Auvergne. Les villages sont soignés, manifestement très touristiques (camping, piscine, équitation, etc.), la route file au pied des pentes. Nous passons sous le Plomb du Cantal encore couronné de neige (1 855 m), redescendons sur Vic-sur-Cère et allons nous arrêter 5 km plus loin à 19:20 passé sur le grand parking vide de Pollminhac, un autre joli village auvergnat typique. Vaisselle, journal en retard pour nous coucher enfin à 23:30.


Samedi 19 avril 1997 : de POLMINHAC à AIGUILLON (274 km)

Nous nous levons tard, sous un ciel très gris. Accotés sur la pente au dessus de nous, les murs du château médiéval dominent le village. Quelques kilomètres de la longue vallée qui descend et nous sommes à Aurillac. Apercevant un garage Volkswagen à l’entrée, nous allons demander un avis sur le danger éventuel que présentent nos freins qui broutent lorsqu’on les sollicite au dessus de 80 km/h. Le mécano nous rassure : probablement les tambours ovalisées n’ont-ils pas été rectifiés (effectivement...). J’en profite pour lui demander de vérifier le réglage de l’allumage (consommation élevée et postcombustion). Après une longue recherche, il finit par mettre la main sur la documentation - très ancienne - montrant où faire la mesure et indiquant l’angle de calage de l'avance (5°). Nous étions loin du compte (- 9°) et le rupteur de plus est défectueux. Une heure et demie plus tard nous sortons de l’atelier. Notre mécanique est remise en ordre mais la comptabilité est fermée et nous devrons revenir à 14:00 pour obtenir la facture et la régler. Nous entrons en ville; pendant que Monique va faire quelques courses à l’Intermarché, j’encastre les nouveaux haut-parleurs dans les portes avant. Léger pique-nique puis nous retournons au garage régler la note.

La route de montagne continue vers Figeac puis Cahors, traversant de jolis paysages campagnards, surtout lorsque nous longeons la vallée du Lot : riches cultures, vieilles maisons et castels anciens pointant leurs tours et murailles sur les hauteurs. Nous arrêtons brièvement à Cahors devant le vieux pont Valentré, puis Monique me remplace au volant pour la suite du trajet vers l’ouest. La route sinueuse continue de longer le cours du Lot qui s’élargit, tandis que nous atteignons la plaine de la Garonne. La pluie se met de la partie, intermittente, jusqu’à ce que nous arrêtions à Aiguillon, juste avant de franchir la Garonne, près d’une vieille église au milieu des champs à la sortie du village. Nous sommes seuls sur le stationnement, les environs très calmes promettent une nuit super tranquille, seuls les nuages gris qui s’accumulent dans le crépuscule pourraient nous déranger s’ils s’avisaient de se résoudre en pluie ou en orage...
 

Dimanche 20 avril 1997 : d’AIGUILLON à PARENTIS EN BORN (143 km)

Paysage des Landes
Paysage des Landes dans la brume printanière

Rien ne tombe durant la nuit et c’est encore un grand ciel bleu qui nous attend au lever. Nous reprenons la route qui traverse un paysage plat de grandes cultures, blé et maïs, avant de s’enfoncer bientôt dans les forêts des Landes. Les champs deviennent rares, ce ne sont plus que quelques parcelles sableuses fraîchement labourées, équipées de longs systèmes d’arrosage sophistiqués et perdues dans des bois de résineux serrés. Parfois quelques feuillus en fleur entourent de larges maisons basses aux toits à double pente presque plats. Les billots ébranchés au bord de la route attendent de prendre le chemin des scieries qui fument de place en place.
Les rares cours d’eau sont prétextes à base de plein air avec canots, équitation, piste cyclable, etc. et chaque village a développé au maximum son potentiel touristique, signalant autant son église XIIème que son terrain de camping X***... Nous arrêtons un moment à Bazas, le temps d’admirer la cathédrale gothique et de téléphoner à Danièle et Georges pour leur signaler notre arrivée. Place de Bazas
Place de Bazas : l'église et et l'Hôtel de ville

Encore 78 km d’une même route sous les arbres entrecoupée de villages et d’exploitations forestières jusqu'à la pause déjeuner au bord d’un étang. Peu après, nous arrivons à Parentis. La maison de nos amis se trouve au bout d’une rue ombragée sous la pinède, dans un lotissement neuf de style local : pas d’étage, murs couleur pastel, toit de tuiles canal en pente douce... Accueil chaleureux, brefs échanges, et j’entame bientôt avec Georges la réparation de la centrale électrique de l’Aigle comme il me l’avait proposé en Tunisie. Le démontage est ardu, vu l’entremêlement des fils à l’arrière de l’appareil, mais la panne (une diode du pont redresseur du transfo brûlée) est vite confirmée et la pièce défectueuse remplacée. Les consolidations mécaniques (le lourd châssis reposait uniquement sur la façade !) sont ensuite beaucoup plus longues, et c’est sans électricité que nous nous couchons assez tôt au fond du jardin, après un souper en tête à tête et une tisane offerte par nos amis qui reçoivent leur fille.
 

Lundi 21 avril 1997 : PARENTIS EN BORN (0 km)

Nuit fort tranquille mais très fraîche (près de 2 °C). Nous tardons un peu à nous lever... Puis je m’attaque avec Georges à l’achèvement de la réinstallation  de la centrale que nous posons sur deux patins de bois. Ils permettront de rentrer et sortir le lourd appareil sans effort ni dégât.  Mais l’ouverture dans la colonne n’est plus alignée aussi, faute d’autre outils plus adéquats, je dois longtemps forcer avec la lime pour agrandir la fenêtre. Pose d’une semelle de caoutchouc pour amortir les vibrations, installation d’un voyant néon pour indiquer le branchement sur le secteur, nous sommes prêts pour le rebranchement et il est déjà midi !

Nous poursuivons après le déjeuner. Bien que les contacts (améliorés par l’expert électronicien) soient sans défaut, le frigo refuse de fonctionner normalement, maintenant à cause d’une surtension (le circuit du transfo accessoire réparé délivrant près de 18 volts !). Après quelques tentatives de modification, nous renonçons et rétablissons les circuits comme je les avais moi-même - provisoirement ! - modifiés, i.e. en branchant le frigo sur le circuit du transfo destiné à la recharge de la batterie. Enfin tout fonctionne normalement. Il ne resterait pour améliorer vraiment la centrale qu’à installer un régulateur qui en ferait un système « floating ». Georges m’en explique longuement le fonctionnement, devis et catalogue de pièces à l’appui. Nous remettons ensuite tout en place, Monique ramène les rideaux de tour de cabine qu’elle a recousus, je fais le plein d’eau et nous soupons. Après l’inventaire de la cambuse nous allons prendre la tisane du soir chez nos hôtes. Monique demeure avec eux à regarder un film à la T.V. pendant que je rentre écrire ce journal et me couche à 22:30.
 

Mardi 22 avril 1997 : de PARENTIS à BISCAROSSE (118 km)

Lever tard (vers 9:30) car Monique a regardé « Le clan des Siciliens » à la T.V. jusqu’à une heure avancée et je souffre d’un début de sinusite attrapée dans le garage de Georges, lors de nos bricolages dans le courant d’air froid. Ménage, vaisselle, plein d’eau et planification des achats d’épicerie nous occupent jusque vers 11:30. Nous prenons alors le route en direction de Biscarosse pour explorer un peu la région d’Arcachon. Nous nous égarons d’abord dans les petites routes non signalisées sous les pinèdes et nous retrouvons au bord du lac de Parentis, assez sauvage (oiseaux aquatiques, rives envahies par les roseaux) mais parsemé de pompes d’extraction de pétrole. Faisant demi-tour, nous roulons un bon moment dans la pinède où sont dispersées de jolies maisons basses typiques de la région. 

Grande dune du Pilat
Grande dune du Pilat

Traversée de Biscarosse très étalé mais où nous trouvons magasins et services. Nous longeons ensuite les beaux et vastes lacs aux rives ombragées de Navaros, bien aménagées pour le tourisme (plages, bases nautiques, marina,...) puis atteignons, toujours sous les pins, les abords d’Arcachon. A notre droite la longue et haute dune du Pilat étend son dos de sable jaune et nous coupe la vue de la mer. La marée verte des arbres vient buter à sa base et son faîte la domine d’une centaine de mètres, sur plusieurs kilomètres de long. Au nord, nous accédons à une zone moins sauvage, construite de villas plus ou moins chic, parfois entourées d’un agréable jardin fleuri, toujours ombragées par les pins.
Au bout d’une impasse nous permettant de rejoindre enfin le rivage du Bassin, la vue est décevante : le Cap Ferret en face est plat, sans relief aucun, et de notre côté la marée haute vient buter sur la digue de béton qui protège le bord des propriétés de l’érosion et de l’envahissement par le sable éolien. Nous allons jusqu’à l’embarcadère du petit caboteur qui fait le tour du Bassin. La vue sur la côte et sur la ville ne révèle rien de bien original dans cette station balnéaire certes agréable mais commune.
Plage et ville d'Arcachon
Plage et ville d'Arcachon


L'Ïle aux Oiseaux dans le Bassin d'Arcachon
L'Ïle aux Oiseaux dans le Bassin d'Arcachon
Bassin d'Arcachon : le Banc d'Arguin
Bassin d'Arcachon : le Banc d'Arguin vu du ciel
Nous revenons vers Biscarosse pour nous lancer dans l'ascension de la Grande Dune du Pilat au lieu-dit Bec du Buch. La montée dans le sable croulant sous le pied est rude...
Jean-Paul sur la Dune du Pilat
Jean-Paul sur la Dune du Pilat

La Dune du Pilat
La Dune du Pilat

...mais de là-haut la vue porte loin sur la forêt vers l’intérieur des terres et, du côté Océan, sur les hauteurs de la dune qui s’étend de chaque côté, sauvage et grandiose face aux grosses vagues qui déferlent et sous le vent violent qui nous bombarde de grains de sable arrachés à la crête mouvante.
Vingt minutes de repos contemplatif, et nous redescendons tout saupoudré de sable vers notre Aigle laissé au bord de la route tout en bas. Monique sur la dune du Pilat
Monique sur la dune du Pilat


Monique contemple l'Océan depuis la Dune du Pilat
Monique contemple l'Océan depuis la Dune du Pilat

Jean-Paul regarde l'Atlantique depuis la dune du Pilat
Jean-Paul regarde l'Atlantique depuis la dune du Pilat


Port-Maguide
Port-Maguide

De retour à Biscarosse, nous allons commencer notre épicerie dans le magasin Leclerc local puis, à sa fermeture à 19:15, allons établir nos pénates au bord de l’Étang de Cazaux à côté de Port-Maguide, au bras de la plage, dans un magnifique décor exotique de sable, de pin et d’eau, où nous admirons le coucher de soleil. Souper, soin des pieds endoloris, journal et coucher dans le vent à 22:40.

Coucher de soleil sur le Golfe de Gascogne
Coucher de soleil sur le Golfe de Gascogne

 

Mercredi 23 avril 1997 : de BISCAROSSE à PARENTIS (28 km)

Excellente nuit au bord du lac. Nous nous levons encore une fois assez tard et allons finir notre grand marché chez Leclerc, cochant ainsi les dernières cases vides de notre super-liste. Puis Monique me coupe les cheveux. Le plein d’essence confirme une certaine amélioration de la consommation (14 l/100 km, pourvu que ça dure !).

En revanche le garage V.A.G. consulté en reprenant la route de Biscarosse est moins rassurant quant à l’état de l’embrayage : bien que cette réparation ne présente aucune urgence, le léger glissement à chaque accélération et la fuite d’huile (côté moteur et côté boite) sur le disque de composite qui l’a bue comme une éponge ne laissent aucun espoir : il faudra bien le remplacer pour la bagatelle de 3 000 FF...
Hossegor
Hossegor

Recherche d’une mercerie puis des pièces pour construire un système de remplissage de nos bouteilles de Camping-Gaz à partir d'une bouteille de 13 kg de propane comme me l’a montré Georges. Nous reprenons la route de Parentis en fin d’après-midi. Soirée tranquille chez les Gilbert et coucher tôt pour repartir demain vers le sud.
 

Jeudi 24 avril 1997 : de PARENTIS à HOSSEGOR (155 km)

Le sommeil tarde à venir pour moi, c’est donc passé 9:00 que je sors du lit pour une autre très belle journée. Il a encore gelé cette nuit, comme me le confirme Georges en me montrant les jeunes feuilles et les boutons floraux ratatinés sur les arbustes du jardin. Nous achevons lavages et petits travaux de couture, j’installe les élastiques de maintien de l’atlas routier sur le capot du moteur puis je lave l’Aigle avec le Kärscher que Georges met gentiment à ma disposition. Plein d’eau et promesse de se revoir dès que possible, soit à notre retour d’Espagne, soit d’ici un an ou deux au Canada peut-être, si nos amis réalisent leur projet de traversée du continent américain...

Nous prenons enfin congé de nos hôtes à la fois discrets et attentionnés pour prendre la route de St-Paul-de-Dax où je veux aller faire quelques courses à la succursale Narbonne Accessoires. La route nous semble un peu monotone à travers la « plate » forêt landaise... Le moteur tourne rond, les glissades de l’embrayage demeurent assez rares pour ne pas être inquiétantes, la grande route rattrapée après une dizaine de kilomètres file à 4 voies rapides jusqu’à Dax. Nous cherchons un peu avant de trouver le magasin d’accessoires, la numérotation de la route (dédoublée) n’ayant pas été corrigée... Monique est d’abord attirée par une exposition de maisons mobiles, conquise par un adorable petit chalet qu’elle se voit tout de suite occuper sur le grand terrain de St-Jorioz. Elle passe un bon moment à prendre les renseignements (aménagements, coûts, nécessité d’un permis de construire...). Puis je fais systématiquement le tour du magasin, vérifiant le prix ou l’utilité de tel ou tel accessoire. Il est passé 19:00 lorsque nous sortons, munis des raccords et robinets nécessaire au remplissage de nos bouteilles de Camping-Gaz, et de boutons à pression pour compléter les fermetures de nos rideaux.

Bien qu’affamés, nous filons au plus court vers l’est et vers la mer atteinte à Capbreton. Souper relax devant le port de plaisance, dans les rougeoiements du soleil couchant. Nous faisons ensuite un tour dans la station balnéaire qui nous semble nette et chic sans ostentation (jolis lampadaire bleu « Sidi Bou Saïd » en forme de phare...) et allons dormir sur une grande place plus déserte en bord de mer, sur une dune au nord de Seignosse (Le Penon). Coucher à 23:00 dans la rumeur de l’Océan.
 

Vendredi 25 avril 1997 : de SEIGNOSSE au Col de SAINT-IGNACE (77 km)

Pas si déserte, notre place, puisqu’une dizaine de camping-car s’y sont progressivement donné rendez-vous dans la soirée. Mais l’espace est vaste, et hormi un chien qui jappe par moment jusqu’à minuit, rien ne nous dérange durant cette autre nuit qui se prolonge jusqu’à 9:00. Ciel clair au réveil mais horizon brumeux. Nous revenons tranquillement à Hossegor où nous cherchons une mercerie pour nous procurer élastique et ruban (Monique veut achever sa couture...). Nous aboutissons à l’Intermarché où nous finissons nos emplettes d’épicerie et où je cherche en vain des « lyres » à gaz.

Ondres Plage
Ondres Plage

Pique-nique vers 12:30 dans une aire en forêt sous les pins et les chênes verts, puis détour vers Ondres-Plage où Monique veut aller prendre un bain de soleil devant la mer. Le grand parking isolé est désert, tout comme l’immense plage de sable blond sur laquelle viennent s’écraser d’énormes rouleaux écumants. Quelques surfeurs, de rares nudistes étalés au soleil sont mes seules rencontres lors de ma longue promenade solitaire pendant que Monique grille consciencieusement.
Surf en Gascogne
Surf en Gascogne
Plage de dune sur l'Atlantique
Plage de dune sur l'Atlantique

Route rapide ensuite vers le sud et vers Bayonne. A la recherche de l’Atlas Michelin des routes d’Espagne, nous gagnons le Carrefour d’Anglet : il a épuisé son stock... Nous traînons un moment dans les rayons puis poursuivons vers Biarritz. Nous n’avons pas plus de chance dans un Géant Casino de Biarritz. La route longe la côte de loin, nous passons Bidart, Guétary puis St-Jean-de-Luz, zone très urbanisée de façon continue. Le soir descend, il est 19:10 lorsque nous trouvons enfin notre atlas dans une grande librairie sur le port de St-Jean-de-Luz.
Port de Saint-Jean-de-Luz
Port de Saint-Jean-de-Luz

Nous bifurquons alors vers l’intérieur et vers la montagne pour aller dormir au Col de St-Ignace, sur le stationnement du petit train à crémaillère montant à La Rhune. Ce mont culmine à 900 m pour former un magnifique belvédère sur le Pays Basque, et nous comptons bien l'escalader demain si le temps demeure beau.
 

Samedi 26 avril 1997 : du COL DE ST-IGNACE à PAU (146 km)

Le petit train de La Rhune : prospectus
Le petit train de La Rhune : prospectus

La nuit n’est pas froide comme je m’y attendais dans ces montagnes, et n’était-ce le coq voisin qui commence à chanter dès 4:30, notre sommeil serait parfait. Monique s’éveille démoralisée en ne songeant qu’à rentrer à Montréal pour retrouver ses deux « poupounes »...
Elle réussit quand même à se lever et, vers 9:45, nous prenons nos billets dans la petite gare antique. Le minuscule vieux train électrique (une loco et deux wagons de bois) nous attend juste à côté.
Train de la Rhüne au départ
Train de la Rhüne au départ

Vue sur le Pays Basque en montant
Vue sur le Pays Basque en montant

A 10:05 commence la longue montée (25 mn pour 4,5 km), dans le bruit lancinant des engrenages s’accrochant à la crémaillère.
La lenteur du cheminement (10 km/h !) permet de découvrir tout à loisir un magnifique paysage sur le pays basque qui s’élargit progressivement, de la mer aux hautes montagnes des Pyrénées. Si les lointains demeurent brumeux, on devine quand même la vaste courbe de la concha de San Sebastian et les grands hôtels de Biarritz, tandis que plus près de nou les verts pâturages entourant les petites fermes basques dispersées sur les collines moutonnent jusqu’au pied des montagnes. Vue sur la Gascogne : ça monte dur !
Vue sur la Gascogne : ça monte dur !

En route vers le sommet de la Rhune
En route vers le sommet de la Rhune

Là-haut, le paysage s’étale à 360° autour de nous, mais le ciel se couvre dès que nous entamons la descente sur le très mauvais sentier balisé, d’abord à travers un long éboulis de roches plates, glissantes et instables, où le tracé semble coupé à pic, sans aucun aménagement ni rampe adoucissant la pente très raide. Nos genoux deviennent vite branlants à ce régime ; un court passage acceptable sous des sapins et dans une grande prairie où paissent moutons et petits chevaux sauvages, puis la pente reprend sans rupture ni aménagement particulier, si bien que nous arrivons en bas très fatigués et, quant à moi, le pied gauche couronné d’une grosse ampoule malgré mes bonnes chaussures de montagne... Le ciel s’est de plus en plus couvert en fin de parcours, et il pleut lorsque nous attaquons le déjeuner dans notre Aigle retrouvé sur le stationnement devant la gare.

Monique a alors l’idée de faire une visite à Anne-Cécile à Pau avant de quitter la région, que ce soit vers le sud ou le nord. Appel téléphonique à la cousine qui ne demande pas mieux que de nous recevoir, tracé du plus court itinéraire vers notre destination, et nous voilà en route sous la pluie, dans les virages qui traversent le verdoyant et vallonné Pays Basque jusqu’à rattraper le nationale vers l’est. La route file ensuite dans le Béarn, passant Lacq, son gisement de gaz et ses usines chimiques nauséabondes, jusqu’à Pau. Le téléguidage d’Anne-Cécile nous mène directement à l’agréable demeure qu'occupe la famille au cœur d'un quartier bourgeois aux belles maisons entourées de jardins.

Les enfants jouent sur la pelouse (Paul-Adrien et Olivier) tandis que leurs parents (Anne-Cécile et Jean-Philippe) nous accueillent chez eux, souriants et relaxes... La fin de l’après-midi passe tranquillement à papoter, puis à faire souper les enfants qui, fascinés, veulent visiter notre « maison roulante » avant d’aller se coucher. Jean-Philippe et Anne-Cécile nous quittent pour une soirée prévue chez des amis, nous soupons et nous endormons tôt (9:45), stationnés et branchés dans le jardin.
Jean-Philippe et Anne-Cécile à Pau
Chez Jean-Philippe et Anne-Cécile à Pau


Dimanche 27 avril 1997 : PAU - ORTHEZ - PAU
(120 km)

Lever tard dans le jardin tranquille. Vers 10:30, départ pour la petite ville ancienne d’Orthez, tous les 6 dans l’Aigle, à la grande joie des enfants. Sous le ciel gris, pique-nique un peu serrés sur la Place de la Mairie, puis balade dans les vieilles rues bordées de façades du XVII et XVIIIème.

Orthez : Jean-Philippe et Jean-Paul
Orthez : Jean-Philippe et Jean-Paul

Nous franchissons le vieux pont fortifié lancé au dessus du gave caillouteux puis retrouvons l’abris du camping-car au moment où tombent les premières gouttes... Malgré nos espoirs, la pluie s’installe. Après une heure d’agréable conversation un peu perturbée par les cris et bousculades des enfants qui finissent par s’énerver dans cet espace confiné, perdant l'espoir d'une éclaircie, nous prenons la route du retour pour une soirée tranquille avec nos hôtes : Jean-Philippe nous quitte vers 23:00 pour aller se coucher tandis que je reste à discuter avec Anne-Cécile jusqu’à 1:15. Excellent sommeil sous la pluie dans le calme du jardin.


àLundi 28 avril 1997 : PAU

Il pleut toute la journée. Constatant des fuites d’eau dans la baie avant, dans le hublot de la porte à glissière et dans la fenêtre au dessus, je démonte les garnitures et la base du lit haut, puis dégage l’entourage en tissus tendu pour constater l’ampleur des dégâts et voir aux solutions. Après séchage au sèche-cheveux et nettoyage à l’aspirateur (qui nous débarrasse de nombreux cadavres desséchés de fourmis...) je dois remonter tout le mobilier pour le coucher du soir. Pendant ce temps Monique discute décoration avec Anne-Cécile et fait un peu de cuisine.
 

Mardi 29 avril 1997 : PAU

Monique va faire le marché avec Anne-Cécile. Je démonte la fenêtre de la porte à glissière et constate que la tôle est rouillée... Anne-Cécile nous emmène chez Brico pour acheter du Rustol que nous passons sur les surfaces métalliques attaquées puis nous posons les pressions sur les rideaux de l'Aigle. En fin d'après-midi j’aide Anne-Cécile à faire les vidanges des voitures pendant que Monique prépare le souper que nous prenons en famille.
 

Mercredi 30 avril 1997 : PAU

Le beau temps revenu nous permet de remonter la fenêtre avec du mastic étanche mais le pistolet à joint se brise presque aussitôt... Je pars donc avec Anne-Cécile en acheter un autre. Nous cherchons aussi une pince pour enlever le filtre à huile récalcitrant de la Visa. Nous sommes de retour à la maison en milieu d’après-midi, après une balade dans Pau avec l’Aigle qui convainc la cousine de l’intérêt de ce mode de transport. Pendant ce temps, Monique abat la pile de repassage  et surveille les petits fatigués. J'achève la pose du joint pendant qu'Anne-Cécile va donner un cours de gymnastique postnatale à la piscine.
 


Jeudi 1er mai 1997 : PAU

Aujourd'hui le ciel resplendit dès notre lever. Au lieu de repartir comme prévu, nous acceptons l’invitation des Bonnet à les accompagner dans une balade en montagne au Col de Marie-Blanque dans les Pyrénées au sud de Pau. Le pique-nique est vite préparé (Anne-Cécile fait une pizza, Monique des sandwiches aux œufs avec l’aide de Paul-Adrien) et nous partons tous ensemble dans l’Aigle à 11:30. Le trajet vers la vallée d’Ossau est magnifique, le Pic du Midi d’Ossau dressant les 2 884 m de son croc enneigé au bout de la vallée. La route assez sportive essouffle notre petit camion lourdement chargé dont l’embrayage glisse un peu plus...
Anne-Cécile et ses garçons dans l'Aigle
Anne-Cécile et ses garçons dans l'Aigle

Pêche dans le Col de Marie-Blanque
Pêche dans le Col de Marie-Blanque

Pique-nique sur l’herbe en haut du col puis balade avec les enfants le long du torrent sur le plateau de Benou. Paul-Adrien et Olivier - aidés par leur père qui semble y prendre autant de plaisir qu’eux - pêchent des petits poissons et des têtards dans l’eau claire. Anne-Cécile cueille des fleurs sauvages pour ses bouquets, je filme tout ce joyeux petit monde et nous prenons tous un grand bol d’air dans ce paysage grandiose. Retour lorsque le soleil descend sur la route un peu encombrée jusqu’à Pau. Le soir, je montre à Anne-Cécile comment démonter, nettoyer et contrôler les bougies de sa voiture avant qu’elle prépare un délicieux souper de galettes bretonnes. Durant la soirée d’adieux, nous discutons longuement d’éducation avec les deux parents attentifs, avant d’aller dormir dans l’Aigle.



17. Séjour en France : de Pau à Caen

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