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SIX MOIS D'ERRANCES EN EUROPE

(CONGÉ SABBATIQUE 1997)

Monique et Jean-Paul à bord de l'Aigle


23. Alsace et Strasbourg


Vendredi 6 juin 1997 (fin) : de STRASBOURG à PIERRE-PERCÉE (96 km)

Il est passé 14:00 lorsque nous quittons cette belle ville de Nancy pour atteindre peu après (12 km) Saint-Nicolas-de-Port dont la basilique se signale de loin par ses tours dépassant largement des maisons du bourg.
Centre de Saint-Nicolas-de-Port
Centre de Saint-Nicolas-de-Port autour de sa basilique

Extérieur de la basilique
Extérieur de la basilique

Le très haut et ancien sanctuaire, dont la crypte abrite un doigt de St-Nicolas, saint patron de la Lorraine, est enserré entre les vieilles demeures sans rien d’autres que d’étroites ruelles pour les séparer. On n’a donc guère de recul pour en contempler l'élévation de la façade ou les contreforts gothiques flamboyants.
Le choc est d’autant plus grand lorsque l’on pénètre dans la vaste nef, très élevée, très blanche (elle vient d’être restaurée) et très claire (une bonne partie de ses vitraux, détruits suite aux guerres et incendies, a été remplacée par des grisailles).
Nef de St-Nicolas
Nef de la basilique St-Nicolas

Orgue de Saint Nicolas
Orgue de Saint Nicolas

L’organiste commence à – mal – jouer sur le splendide grand orgue lorsque j'entreprends de parcourir la grande nef légèrement coudée en son centre, admirant les vitraux restant du XVIème et une statue du saint patronyme fort bien venue.

Statue de Saint Nicolas
Statue de Saint Nicolas

Vitrail
Vitrail dans la basilique : Sainte Geneviève
par Georges MILLEREAU (1510)

Reste à souhaiter que l’extérieur profite bientôt lui aussi des fonds laissés par une riche américaine (originaire de la petite ville) qui ont permis la superbe restauration intérieure.

Saint Nicolas de côté
Basilique Saint Nicolas vue de côté

Lunéville et ses bassins
Lunéville et ses bassins

Prochaine étape : Lunéville, remarquable par le palais grandiose – un véritable petit Versailles - élevé par Stanislas, encore lui. Le château est malheureusement en piteux état et offre peu à la visite mais le grand jardin à la française logé à l’arrière (Jardin des Bosquets) est assez bien restauré et mérite le grand tour que nous y faisons. Ici, pas de buis taillé mais une vaste pelouse encadrée d’une plate-bande colorée et coupée de trois bassins animés par des petits jets d’eau.
De chaque côté, une double allée de tilleuls puis un boisé encadrent le grand axe central. C’est grandiose, un peu raide mais agréable à l’œil et bien dans l’esprit du Grand Siècle. Lunéville et ses jets d'eau
Lunéville et ses jets d'eau

Lac de Pierre-Percée
Lac de Pierre-Percée

Nous poursuivons vers l’est pour aller déjeuner - il est presque 16:00 ! – sur un chemin rural, entourés de trois tracteurs qui fanent, ratissent et mettent le foin en bottes. Dans la vallée envahie par les près et les grosses vaches blanches au pâturage, quelques bouquets d’arbres soulignent haies et ruisseaux. La route s’enfonce dans la Forêt de Mondon puis devient plus vallonnée en approchant du Massif du Donon. Le soir tombe lorsque nous passons le village de Badonviller. Je décide alors d’aller bivouaquer près du lac de Pierre-Percée; la route sinueuse entre les arbres descend jusqu’au barrage de Vieux-Près où la vue sur les sapins se reflétant dans l’eau sombre m’inspire quelques plans…
Lac de Pierre-Percée
Lac de Pierre-Percée

Barrage de Vieux-Prés
Barrage de Vieux-Prés

Village de Pierre-Percée
Village de Pierre-Percée

Trouvant cependant les parages trop sauvages, nous préférons aller dormir au centre du tout petit village de Pierre-Percée, au pied de son château en ruines et en vue du lac et des forêts avoisinantes.


Samedi 7 juin 1997 : de PIERRE-PERCÉE à OBERHASLACH (66 km)

Nuit très tranquille, juste devant l’église du hameau dont le carillon cesse heureusement de sonner à 22:00 pour reprendre seulement à 8:00. En revanche nous sommes alors en plein soleil, si bien qu’à 9:00 nous ne pouvons que nous lever pour échapper à l’étuve. Dans le centre, on achève des travaux de voirie qui lui donnent un air soigné, presque léché : pavage bicolore, trottoir et caniveau de pavé, fontaine toute neuve devant la Maison Commune de 1841, etc.
Centre de Pierre-Percée
Au matin, le centre de Pierre-Percée au pied de son château
Village vu du château
Le village vu du château

Nous escaladons alors la colline au dessus du village en nous enfonçant dans un adorable chemin creux et ombragé. Il mène à une table de roche friable sur laquelle était juché le château du XIIème. Il n’en reste pas grand chose, mais depuis les restes de la tour en grès rose très reconstruite, la vue est superbe sur les petites maisons groupées autour de leur église et sur le Lac de Vieux-Près.

Lac de Pierre-Percée depuis le belvédère du chäteau
Lac de Pierre-Percée vu du ciel

Lac de Pierre-Percée
Lac de Pierre-Percée depuis le belvédère du chäteau

Nous prenons ensuite la direction du Massif du Donon dont le sommet à 1 009 m domine toutes les Vosges environnantes. La route suit la jolie vallée de la Plaine, une petite rivière paresseuse qui flâne au milieu de prairies, de bois de sapins et de jolis hameaux fleuris. Partout des fontaines chantent et coulent le long de la route. Je fais halte près de l’une d’elles, sous un bois de résineux, pour faire le plein d’eau puis offrir un grand lavage extérieur à l’Aigle qui n’avait pas reçu un tel traitement depuis notre séjour dans les Landes. Le soleil brille, il fait même assez chaud et ce pataugeage en short et sandales de plastique n’a rien de désagréable…

L’après-midi est déjà bien entamé lorsqu’à Raon-lès-Leau nous grimpons dans la montagne par d’étroites routes forestières pour découvrir une portion de voie romaine. En parfait état, elle a été dégagée au cœur de la forêt sur quelques centaines de mètres. Il est étonnant et un peu émouvant de retrouver la trace de ces grands civilisateurs en des lieux si sauvageséjeuner sur l’herbe en redescendant, qui se prolonge d’une petite sieste méditative à l’ombre des grands arbres, bercés par le seul son d’un torrent proche et le chant des oiseaux qui nous entourent.

Voie romaine à Raon
Jean-Paul sur la voie romaine à Raon

Sommet du Donon
Sommet du Donon avec son antenne et son temple gallo-romain


Nous sommes maintenant tout près du Donon où le grand mât rouge et blanc de l’antenne TV émerge au dessus des arbres. Mais la route de service est interdite aux voitures, nous voilà donc obligés de faire la balade à pied : 300 m de dénivellation sur un sentier assez bien empierré mais la plupart du temps en plein soleil et il est 15:00…
Monique fatigue, s’essouffle et doit faire plusieurs pauses avant que nous arrivions au sommet couronné par une reproduction de petit temple gallo-romain. Nos ancêtre y adoraient Toutatis, l’équivalent celte de Mercure. Heureusement la vue étendue sur les monts et les vallons des Vosges couverts par les forêts qui nous entourent nous récompense largement de notre peine.
Le temple gaulois restitué sur le Donon
Les 12 colonnes du temple gaulois restitué sur le Donon à 1008 m


Une autre bonne demi-heure de descente (infiniment moins pénible bien sûr !) et nous retrouvons notre Aigle pour une douche rafraîchissante et revigorante. Poursuivant sur la petite D 993, nous tentons d’emprunter la route forestière qui nous ferait rattraper Dabo mais une barrière en bloque l’accès. Il ne reste plus qu’à faire demi-tour pour gagner par le sud et via Schirmeck puis Urmat et Niederhaslach la D 218. Nous traversons à nouveau de très beaux paysages et de charmants villages très soignés aux façades opulentes et fleuries, des rues pavées et une fontaine presque à chaque carrefour. Nous nous rendons ainsi jusqu’à Oberhaslach où nous allons bivouaquer le long d’un torrent chantant, en bordure d’un vaste terrain genre champ de foire à la sortie du village. Souper dehors, le temps de laisser l’intérieur de l’Aigle se refroidir, puis vaisselle, écriture et couture pour se coucher à 23:30 sous un ciel orageux qui éclaire et tonne.


Dimanche 8 juin 1997 : d’OBERHASLACH à LUTZELBOURG (73 km)

Eglise de Niederhaslach
Eglise de Niederhaslach

Il pleut durant la nuit mais le ciel se dégage en grande partie au matin. Vers 9:30 nous levons le camp en profitant d’un retour à Niederhaslach à la recherche de pain pour visiter l’église consacrée à St-Florent : elle contient de magnifiques vitraux, un chœur de chêne sculpté, une statue et un précieux reliquaire du saint patronyme.
La route monte ensuite dans un environnement sauvage de forêts et de rochers gris qui parfois percent le manteau végétal. Détour avec belle vue sur le grand amphithéâtre où s’étale de village de Wagenbourg.
Wagenbourg
Wagenbourg

Vallon du Nideck
Vallon du Nideck

Nous faisons halte à la maison forestière du Nideck, peu après un premier belvédère au bord de la route qui offre une large vue sur les pentes garnies de forêts de sapins. Un chemin descend sous la futaie jusqu’aux ruines du château médiéval de Nideck. Il n’en reste pas grand chose sinon quelques murs croulants, mais la haute tour (rénovée) du XVème en grès rouge permet de jouir d’une belle vue sur la forêt, la vallée de la Bruche et les hauteurs environnantes. Un sentier assez raide descend ensuite jusqu’à la cascade. Là encore s'étend une vue impressionnante sur la vallée rocheuse et le gouffre boisé dans lequel se jette la cascade du Nideck du haut de la muraille de porphyre. Une volée d’escaliers à pic donne accès au pied de la chute. A travers les arbres elle est vraiment très belle mais nous avons à peine le temps de l’admirer car un violent orage éclate à ce moment.

Retour à travers bois au pas de course et sous la pluie battante jusqu’au stationnement 2 km plus haut. Nous sommes trempés, n’ayant prévu ni parapluie ni imperméables ! Nous nous changeons et mangeons avant de poursuivre la belle route de montagne et de forêt.

La pluie cesse lorsque nous approchons du rocher de Dabo. C'est une curieuse éminence de grès presque cylindrique qui me fait penser à une pièce montée dont les tranches de rocs auraient été entassées par un géant. Une chapelle consacrée à St Léon (le pape Léon IX mort en 1002) a été édifiée à son sommet.
Église de Dabo sur le rocher
Église de Dabo sur le rocher

Rocher de Dabo vu du ciel
Rocher de Dabo vu du ciel
Nous empruntons la petite route lovée autour du mont qui mène jusqu'au pied de la chapelle puis je poursuis seul à pied pour admirer le grandiose panorama sur les Vosges depuis le haut des 92 marches de la tour. Mais à peine suis-je rendu sur la terrasse, un autre orage éclate accompagné de tonnerre, de vent et de pluie qui m’obligent à me réfugier dans la chapelle. Monique m’y rejoint avec parapluie et imper; dès que les bourrasques se calment, nous redescendons pour nous réchauffer et nous sécher dans notre Aigle.
 Lorsque la pluie s’apaise enfin, superbe vue sur le village de Dabo à nos pieds et sur les environs peu à peu dégagés des lambeaux de nuages qui s'effilochent et à travers lesquels jouent les rayons du soleil réapparu. Nous descendons jusqu’au bourg typiquement alsacien avec ses pavés, ses fleurs et ses grosses maisons soignées dispersées en désordre autour du clocher pointu de son église massive.
Village de Dabo dans la brume
Village de Dabo dans la brume
Vallée du Zorn
Vallée du Zorn
La route s’abaisse encore pour suivre bientôt la Vallée du Zorn qui serpente au creux des collines. Nous faisons un bref arrêt pour apercevoir le plan incliné, un " ascenseur à péniches " qui rattrape un dénivelé de 44 m entre deux sections du canal de la Marne au Rhin.
Ascenseur à péniches
Ascenseur à péniches de la vallée du Zorn
Le plan incliné
Le plan incliné


En arrivant à Lutzelbourg, nous commençons par grimper aux ruines du château médiéval qui domine la vallée : les quelques vieux murs croulants nous étonnent peu mais offrent une vue plongeante spectaculaire sur la vallée et sur le canal qui traverse le village en formant une grande courbe.
Ruine du chateau de Lutzelbourg
Ruine du chateau de Lutzelbourg

Lutzelbourg traversé par le canal
Lutzelbourg traversé par le canal

Elle abrite, entre deux écluses et au pied des montagnes boisées, un petit port de plaisance. Les vieilles pierres romantiques suggèrent à Monique l’idée d’un jardin ma foi fort bien situé…

Il est passé 19:00, nous décidons d’aller bivouaquer sur le quai près des house boats qui m’intriguent et que j'aimerais bien voir de près. Fin de soirée tranquille en regardant les bateaux et en rêvant à une telle demeure. Je démonte aussi le parement de la fenêtre au dessus de la porte à glissière qui a encore fui sous les grosses averse de l’après-midi pour en refaire le scellement.

 

Lundi 9 juin 1997 : de LUTZELBOURG à STRASBOURG (62 km)

Lever peinard devant les house boats qui larguent les amarres les uns après les autres passé 9:00. Nous déjeunons en profitant du panorama sur le canal, sur les péniches qui passent l’écluse et sur le village au pied des monts qui nous entourent. Un petit bout de route nous mène à Saverne où nous admirons la vue sur la monumentale façade arrière du château des Rohan, un autre petit Versailles de grès rouge, avant d’aller stationner sur la jolie place en avant, en plein cœur de la vieille ville.
Pénichette devant le chateau de Saverne
Pénichette devant le chateau de Saverne

En passant devant le chateau des Rohan
En passant devant le chateau des Rohan

Vieilles maisons de Saverne
Vieilles maisons de Saverne

Monique préfère poursuivre un peu de couture pendant que je m’enfonce dans les vieilles rues pavées bordées d’antiques maisons alsaciennes : façades crépies aux parements taillés en grès rouge, ou bien colombages bruns ou noirs sur crépi crème le plus souvent. Dans tous les cas, la demeure est vaste, un peu trapue, comme tapie sous un vaste toit de tuiles qui descend bas et porte souvent plusieurs rangs de petites lucarnes. Parfois un oriel, rectangulaire ou triangulaire, aux fenêtres de vitrail en cul-de-bouteille vert, forme le centre de la façade ou l’angle sur rue. Un kyrielle de géraniums rouges ou des plantations de pétunias bicolores ourlent les appuis de fenêtre et viennent animer ces façades un rien sévères.
Après la visite rapide mais incontournable de la vieille église Notre-Dame, je donne un coup de main à Monique qui termine l’ourlet de son chemisier noir puis nous repartons vers Strasbourg.
Église Notre-Dame de Saverne
Église Notre-Dame de Saverne

Billet du Jardin Botanique du Col; de saverne
 Au sortir de la ville, au creux d'un grand virage menant vers le col, nous tombons sur le jardin botanique du Col de Saverne. La rocaille est superbe, comme le près rempli d'orchidées rustiques préservées par la tonte tardive. L'aimable gardien avec lequel nous engageons la conversation nous fait cadeau d'une édition ancienne du Guide des jardins de France qui vient bien à propos nous suggérer quelques autres agréables visites.

Jardin botanique du Col de Saverne
Jardin botanique du Col de Saverne

Jardin botanique du Col de Saverne
Jardin botanique du Col de Saverne

De l'autre côté du col, la route de plaine rapide se raccorde bientôt à une autoroute. Nous filons jusqu’à une bretelle menant à un grand centre d’achat en banlieue de Strasbourg où nous nous livrons à une longue séance de magasinage pour trouver lunettes de soleil – pour moi – et chaussures – pour Monique. Nous y complétons aussi les provisions de la cambuse qui sont bien basses.

Il est donc assez tard lorsque nous atteignons le centre historique de la capitale de l’Alsace. Par chance une place nous attend juste sous le clocher de la cathédrale protestante St-Thomas, en bordure de la zone piétonne. Bien qu’il soit passé 19:00, il fait encore très chaud. Nous faisons une première incursion du côté de la cathédrale, mais l’Office du tourisme comme la grande église sont maintenant fermés.
Parvis de la cathédrale de Strasbourg
Strasbourg : Place de la Cathédrale et Maison Kammerzell

Rosace de la cathédrale illuminée
Rosace de la cathédrale illuminée (début XIVème)


Vieilles maison de la Petite France
Vieilles maison de la Petite France

Nous hésitons à faire la croisière nocturne sur l’Ill et préférons rentrer souper avant de nous lancer dans un grand tour à pied le long des quais jusqu’à la Petite France. Sur les terrasses bondées, le vin et la bière échauffent les convives qui chantent et fêtent dans les auberges brillamment éclairées. Beaucoup de promeneurs profitent comme nous de l’air attiédi pour admirer les points de vue sur la rivière, les riches demeures bourgeoises qui la bordent, les eaux courantes bondissant sous les moulins et le bel ensemble de maisons à colombage du quartier des Tanneurs. Les façades sont illuminées et la nuit complète lorsque nous rebroussons chemin pour aller dormir sous les arbres dans notre cabane à roulettes.

Il y fait encore si chaud que nous décidons d’utiliser le lit de la dînette, plus bas et donc plus frais. La rumeur urbaine diminue bientôt et nous nous endormons sans trop de mal sur la couchette plus étroite (115 cm !) en plein cœur de la cité.
 

Mardi 10 juin 1997 : de STRASBOURG au MONT SAINTE ODILE (49 km)

Éveillés assez tôt par le bruit de la ville, nous déjeunons puis déplaçons l’Aigle pour exposer son toit au soleil et permettre au panneau solaire de recharger un peu la batterie. Puis nous nous dirigeons vers le parvis de la cathédrale où nous prenons un carnet d’entrées à prix réduit pour les musées et autres attractions touristiques de la ville. Il est presque 10:00, aussi nous hâtons-nous vers l’entrée du Palais Rohan. Déconvenue : si la façade monumentale est superbe, sa porte est close car en France, les musées sont fermés le mardi, ce que nous avions oublié…  

Gagnant le quai tout proche, nous réussissons à prendre le bateau-mouche de 11:00 qui, pendant une heure et quart, nous promène sur les deux bras de l’Ill en nous faisant faire le tour du centre ville.

Monique sur le bateau mouche
Monique sur le bateau mouche

Barrage Vauban
STRASBOURG : l'ïle et les « ponts couverts »,
le barrage Vauban
(
vestiges des remparts du XIVème). à gauche le quartier de la Petite
France, au fond la cathédrale

Il fait très beau, et la vue est exceptionnelle sur les quais, les vieilles maisons et les différents monuments dispersés au bord de l’eau. Le passage de deux écluses nous fait accéder à la Petite France et au bassin précédant le Barrage Vauban...

Puis à toute une variété de maisons et de monuments XIXème et XXème bordant le bras nord de la rivière, avant d’aller explorer rapidement les grands bâtiments contemporains du Palais de l’Europe. La longue barque découverte offre une excellente visibilité sur tout le spectacle mais aussi une pleine exposition au grand soleil réverbéré par l’eau. Voilà de quoi raviver nos couleurs et nous donner l’envie d’un peu de fraîcheur !


Sur les canaux de Strasbourg
Sur les canaux de Strasbourg


Nous nous dirigeons donc ensuite vers la cathédrale.

Vieilles maisons au bord de l'eau
Vieilles maisons au bord de l'eau et restaurant « Au pont Saint Martin »

Rue des Tanneurs
Dans la Petite France, balcons fleuris Rue du Bain aux Plantes


Rue de la Cathédrale
Rue de la Cathédrale

Vieille maison devant l;a cathédrale
Maison Kammerzell (XV et XVIème) devant la cathédrale


Rosace de la cathédrale au couchant
Rosace de la cathédrale de Strasbourg au couchant

La file d’attente devant l’escalier donnant accès à la plate-forme s’est nettement résorbée, aussi décidons-nous d’en escalader immédiatement les 328 marches. Si les étroites fenêtres de l’escalier offrent de beaux aperçus sur les contreforts et la tour centrale, en revanche les filets de sécurité installés durant les travaux de restauration limitent la vue depuis la plate-forme…
Nous visitons ensuite l’intérieur de la nef, où a lieu un concert d'orgue sur le magnifique instrument suspendu.
Orgue de la cathédrale de Strasbourg
Orgue de la cathédrale de Strasbourg

Vitraux de la Grande Rosace
Vitraux de la Grande Rosace (début XIVème)

À mentionner également les vitraux chatoyants qui baignent la nef d'une chaude lumière...
le chœur de mosaïques dorées...
Choeur de la cathédrale de Strasbourg
Choeur de la cathédrale de Strasbourg avec ses mosaïques dorées
 représentant le Couronnement de la Vierge et les douze apôtres


Pilier du Jugement Dernier
Pilier du Jugement Dernier


le pilier du Jugement Dernier finement sculpté devant l’horloge astronomique…
Pilier u Jugement Dernier : L'Ange annonçant le Jugement (1235)
Pilier du Jugement Dernier :
L'Ange annonçant le Jugement (1235)


Tryptique
Tryptique : L,autel Saint Nicolas, Saint Pancrace et Sainte Catherine (1522)
Chaire de la cathédrale
La chaire de pierre blanche sculptée datant de 1485


En sortant la chaleur nous assaille et notre camion est transformé en étuve lorsque nous y retournons pour déjeuner à 14:00. Notre repas est donc vite expédié, toutes portes et fenêtres ouvertes, avant de quitter la ville pour prendre la fraîche en montagne et en forêt du côté du Mont Saint-Odile.


Tramway avec reflet de la cathédrale
Place de l'Homme de Fer, cherchez le reflet de la cathédrale... sur le pare-brise du tramway high-tech !

Vieilles maisons alsaciennes
Vieilles maisons alsaciennes à Colmar

C’est l’occasion de traverser nos premiers villages de la Route des vins d’Alsace : Rosheim, Boersh où je m’arrête un moment pour filmer le cœur d’un village typique avec son pont fleuri, ses rues pavées, son vieux lavoir, ses grosses maisons à colombages, etc.

A Ottrot nous abordons la montagne au delà des vignes encore très chaudes (34°) et surtout le couvert de la forêt. Sa fraîcheur relative (27°) nous soulage et nous allons la goûter pendant une bonne heure sous les arbres d’un grand stationnement en avant des murs de l’ancien monastère de Sainte-Odile.

Puis nous faisons le tour des terrasses en balcon au dessus de la plaine d’Alsace et du moutonnement vert foncé des Vosges en arrière à l’ouest. Quel site magnifique ! Il nous récompense largement de notre longue montée poussive à travers les arbres.
 Site du Mont-Sainte Odile
Site du Mont-Sainte Odile, à 763 m sur les Vosges, en balcon au-dessus de la plaine d'Alsace. L'abbaye date du XIIème.

Mur Paien au Mont St-Odile
Le « Mur Paien » du Mont St-Odile

Plein d’eau puis souper sur l’esplanade devant le couvent transformé en hôtel, vaisselle et, à la brunante, descente à pieds à travers bois jusqu’à la source miraculeuse quelques centaines de mètres plus bas. Seul le chant d’un coucou et de quelques autres oiseaux rompt le silence… En remontant tranquillement par la petite route, nous jouissons de la grande paix du soir en ces lieux si propices à la méditation et au bain de nature. Nous installons notre bivouac un peu plus bas au milieu des arbres, en compagnie de deux autres camping-cars sur le grand parking vide destiné aux pèlerins.


24. Fin de l'Alsace et retour à Lyon

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