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Petit Guide du camping-car
par le Camping-Car Club suisse


Table des matières


Introduction

Neuf ou occasion : le fourgon aménagé; la cellule sur châssis porteur - l'occasion - les dix commandement de l'acheteur

Le porteur : entretien moteur - freins - pneus - suspension

La cellule : panneau sandwich - ossature métallique - polyester - isolation - étanchéité - entretien

Le circuit d'eau : consommation - principe - nettoyage - remplissage - vidange - hivernage - mise en service - odeurs - pompe désamorcée

L'eau chaude : chauffe-eau instantané - boiler

L'eau : eau propre - eaux grise - eaux noires

Les W.C. : portables - à cassette - nautique - les produits

L'électricité : batterie accessoire - groupe électrogène - panneau solaire - convertisseur

Le gaz : installation - approvisionnement - sécurité

Le froid : absorption - compression - ventilation - entretien

La climatisation : absorption - évaporation

Le chauffage : convection- combiné boiler/chauffage - central à eau

Équipement du C.C. : liste non exhaustive…

Les accessoires : porte-vélos, store/auvent, coffre de toit, écrans isothermes

La C.B. : AM/FM, antenne

Le GPS :

Conduire une camping-car

L'étape : en "sauvage - au camping - les étapes d'accueil

La sécurité en C.C.

État d'esprit

Comportement

Les clubs

En été

En hiver

Hivernage

Check-list

Trucs et astuces
 


Mes remerciements au CAMPING-CAR CLUB SUISSE
No copyright (c) 1996, CCCSR
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Aucuns droits réservés. Toute reproduction, même partielle, par quelque procédé que ce soit de ce document, est conseillée, notre but étant la diffusion de l'information.
Nous serions récompensé si vous citiez la source. Envoyez-nous un exemplaire de votre reproduction pour notre information.



Introduction
 
Selon toute hypothèse, le camping-car aurait vu le jour quasi simultanément dans plusieurs pays occidentaux. Ce, juste avant ou plus probablement, quelque temps après la première guerre mondiale. Ici et là, des hommes, sans doute un brin marginaux, eurent la fantaisie de soumettre un projet grandiose à leur charron voisin. L'idée: créer une résidence sur un véhicule automobile. L'utopie prenait corps, le citadin sédentaire allait devenir citoyen du monde, libre et partout chez lui..

A vrai dire, jusque dans les années soixante, personne ne sembla s'intéresser vraiment à l'objet, sauf peut-être aux États-Unis, où le motorhome, en tant que produit industriel, avait déjà connu ses premiers balbutiements.

 1976 est une date fétiche pour les industriels. Cette année là, le camping-car fit une entrée fracassante dans l'univers de la caravane, déjà bien implantée dans le tourisme de plein air. Depuis, le camping-car est devenu mature. Il s'est imposé comme un authentique fait de société. Aujourd'hui, c'est plus d'un million de camping-cars qui sillonnent le vieux continent, dont près de 20 000 immatriculés en Suisse.

 Le camping-car, synonyme de liberté, mobilité, simplicité, convivialité... nécessite aussi discipline, rigueur, respect, discrétion.

 Par ce petit ABC, le Camping-car Club Suisse Romand a voulu combler un vide quant à l'information des nouveaux camping-caristes, propriétaires ou locataires de leur véhicule. Ainsi, nous espérons les sensibiliser sur un certain nombre de comportements adéquats ou inadéquats. Nous espérons également tenter de limiter vos tâtonnements et erreurs que nous avons tous expérimentés. Quant aux routiniers de cette passion, ils y trouveront certainement quelques trucs et informations nouvelles et auront sous la main un document de base. Volontairement, certaines informations importantes se trouvent dédoublées dans plusieurs chapitres, espérant ainsi qu'elles n'échapperont pas au lecteur.

 Camping-caristes, engagez-vous à:


Neuf ou occasion

 Avant tout achat, votre première préoccupation sera le lieu de remisage du véhicule quand vous ne l'utiliserez pas. Pas facile de dénicher cet endroit qui, idéalement, sera couvert. Renseignez-vous, certaines communes n'acceptent pas le stationnement prolongé sur la voie publique. Évidemment seul un terrain privé peut recevoir un véhicule sans plaques d'immatriculation.

 Si vous avez la chance de pouvoir choisir un véhicule neuf, alors vous n'avez que l'embarras du choix. Prenez le temps de comprendre les différents types de camping-cars:

Le fourgon aménagé
A partir d'un véhicule de série, aménagé de manière plus ou moins complète et confortable.
Avantages: Compacité, prix, polyvalence travail/loisirs, mobilité, discrétion.
Inconvénients: Exiguïté, équipement, réserve d'eau et de gaz parfois sommaires, rangements limités, utilisation hivernale. C'est le véhicule du couple, un peu aventurier et pas trop axé sur le confort.

La cellule sur châssis porteur de série
C'est de loin le genre de camping-car le plus courant.
Avantages: Habitabilité, confort, réserve eau /gaz, place disponible.
Inconvénients: Encombrement, faible maniabilité, lourdeur, consommation, répartition des masses. Quelques variations de cellule: capucine, profilé, intégral, amovible.

 Informez-vous auprès des camping-caristes (clubs) et des revues spécialisées sur les avantages et inconvénients de chaque genre. C'est aussi une affaire de philosophie. Comparez, négociez. En fait il n'y a pas de mauvais véhicules, vous vous adapterez. Une bonne solution, louer le véhicule de vos rêves avant votre décision finale.
 

L'occasion est une orientation plus délicate, il s'agit de dénicher la bonne occase. N'hésitez pas à présenter votre véhicule à un professionnel de l'automobile pour évaluer l'aspect technique du véhicule. Pour la cellule, hormis les aspects de goût et d'usure, soyez très attentifs aux possibilités d'infiltrations d'eau. Tapotez avec un objet dur sur tous les angles de la cellule et sur toute la longueur. Vous devez entendre un bruit clair et sec. Un bruit amorti, sourd, différent du reste de la cellule, est certainement un indicateur d'humidité. Jetez un coup d'œil sur le toit, et n'oubliez pas le plancher en contrôlant le dessous de la cellule. Évidemment tous les appareils de la cellule seront opérationnels. Un essai routier est indispensable, ou mieux un week-end passé avec l'objet de votre désir.
 

Les 10 commandements de l'acheteur

  1. Motorisation : Essence - diesel, puissance, propulsion - traction, équipement véhicule
  2. Charge utile : Surveillez la charge utile, vous serez parfois surpris du peu de marge que certaines marques laissent à leurs clients, les obligeant à être hors-la-loi. En cas de contrôle ou d'accident, bonjour les ennuis.
  3. Carrosserie : Type de cellule, matériaux, finitions
  4. Isolation : Grands froids, grandes chaleurs, votre confort dépendra de ce paramètre.
  5. Aération, fenêtres : Il en va également de votre bien-être.
  6. Autonomie/consommables : Approvisionnement et évacuation en eau, gaz, électricité, ne doivent pas devenir une préoccupation constante.
  7. Couchages : Vous allez y passer un tiers de votre temps, alors soyez attentifs à ce paramètre
  8. Cuisine : Là aussi, il s'agit d'avoir un minimum de disponibilité.
  9. Cabinet de toilette : Simulez vos gestes matinaux.
  10. Espace : Volume de vie, rangements, disposition.


Le porteur

Véhicule à vivre, le camping-car est aussi une base mécanique. Toutes n'ont pas la même fiabilité, ni la même valeur à la revente. Il y aura un monde entre un C25 turbo diesel et un Bedford essence... Sans vouloir dresser de classement subjectif, nous pouvons établir un bref rappel tiré de l'expérience même des utilisateurs. Les porteurs ayant bonne presse sont les J5/C25, Ford Transit, Iveco, Mercedes, Boxer, Jumper. Il y a risque de corrosion sur les Renault et Fiat, et de problèmes mécaniques sur les Bedford. La motorisation est clairement en faveur du diesel associé avec un turbo. La motorisation diesel offre souplesse, économie de consommation, longévité, fiabilité. Seuls le bruit et le prix de départ sont à mettre dans les points négatifs. Propulsion ou traction, la faveur va vers la propulsion qui amène un meilleur comportement du véhicule et une meilleure adhérence sur le terrain.
 

Entretien du moteur

Votre objectif étant certainement de garder votre camping-car le plus longtemps possible et certainement au moins 5, 10 voire 15 ans, l'entretien du moteur prendra une orientation un peu particulière. Actuellement les prescriptions d'entretien se dirigent vers un service tous les 15000km, ce qui peut représenter une année voire deux d'utilisation d'un Camping-car. Il vaut mieux s'imposer un service annuel, de préférence au printemps, avec une attention toute particulière pour le système de freinage. Pour ma part, j'ai également opté pour une vidange huile du moteur tous les 5 000km, le moteur ayant tout à y gagner. Le moteur de certains de nos porteurs (J5, CI) peuvent également souffrir de surchauffe. Il est intéressant de faire placer un interrupteur pour enclencher manuellement la ventilation du moteur, certains thermostats étant un peu flemmards. Le coût de cette transformation n'est pas très élevé.
 

Freins

Portez une attention toute particulière au système de freinage. Nos véhicules étant en pleine charge permanente, les freins sont plus sollicités que ne le prévoient les constructeurs. N'hésitez pas à imposer un contrôle et un entretien du système de freinage à chaque service. Pensez également à faire changer plus souvent le fluide du système de freinage, celui-ci perdant rapidement ses caractéristiques dans les conditions d'utilisation d'un camping-car.
 

Pneumatiques

Voilà également une partie du véhicule hautement sensible. Une bonne pression des pneus est vitale sur nos véhicules en pleine charge. Veillez donc régulièrement à ce paramètre. Conscient de ce problème, quelques fabricants de pneus ont mis sur le marché des pneus spéciaux pour camping-cars, offrant une résistance plus grande avec des pressions largement supérieures (5,5 bars). Autre point à retenir, le vieillissement des pneus. Le kilométrage annuel relativement faible des camping-cars fait que le même train de pneus peut durer 3- 5 ans voire même plus Il faut alors sérieusement se poser la question du changement des pneus pour cause de vieillissement plutôt que pour usure. N'hésitez pas à demander conseil à un spécialiste du pneu, la sécurité n'a pas de prix. Un autre paramètre à prendre en compte est le profil des pneus, les camping-cars ne sont pas, de loin, des tout-terrains, surtout les tractions avant, et un profil style hivernal ou quatre saisons (M+S) n'est pas négligeable. Il est possible  d'allier ainsiune utilisation hivernale et une meilleure adhérence sur terrain herbeux en été sans perdre beaucoup de confort sonore, les pneus d'hiver actuels étant très silencieux. N'oubliez pas de vous renseigner sur le droit de rouler en été avec tel ou tel pneu. Seule ombre à l'utilisation d'un pneu d'hiver en été, une usure un peu plus conséquente, mais qui colle assez bien avec les paramètres kilométrage/vieillissement
 

Les suspensions

Autre élément de sécurité et de confort, les suspensions. Autant le dire tout net, pratiquement aucun châssis pour camping-car n'est correctement prévu en série pour nos besoins. De plus en plus les constructeurs de Camping-cars sérieux installent en usine des renforts de suspensions. Pour les non chanceux, l'investissement dans des renforts est très vite amorti. Sécurité, confort, diminution de l'usure d'autres parties mécaniques, économie au niveau des pneus. Plusieurs systèmes sont possibles:

Lames de renfort supplémentaires à l'arrière. Avantages: technique simple, fiable, petit prix, corrige l'assiette. Inconvénients: bruits parasites possibles, peu d'influence sur le roulis.

Ressort tonneau, ressort à spires non jointives. Avantages: technique simple, mise en place rapide, sans entretien, fiable, silencieux. Inconvénients: un peu plus cher que la lame, antiroulis partiel.

Assiste air, boudin d'air gonflable. Avantages: idem précédents plus confort, adaptabilité à la charge par modification de la pression, aucun bruit parasite. Inconvénients: prix plus élevé.

Barres antiroulis Le but est de stabiliser le camping-car en contrôlant les mouvements de la cellule dans les virages et de le rendre moins sensible aux rafales de vent et aux gifles avec les poids lourds. Il faut juger de leur nécessité au cas par cas. Après renfort de la suspension, c'est incontestablement un plus dans la sécurité du véhicule et dans le confort.
 

D'autres systèmes de suspensions existent, sur le principe du pneumatique géré de manière plus ou moins sophistiquée, correction automatique et permanente, sur roues indépendantes, etc. selon vos exigences et vos moyens.
 
 

La cellule

De quelque manière que l'on prenne le problème, la création d'un camping-car passe toujours par l'étude du volume utile exploitable qui, idéalement parlant, n'est jamais suffisant. D'où l'idée qu'ont eue quelques hardis constructeurs: au lieu de meubler le volume imposé par les constructeurs automobiles, créons nos carrosseries et posons-les sur un châssis moteur. Dans l'absolu, toutes les formes, toutes les dimensions devenaient possibles, dans les limites, bien sûr, des prescriptions légales et des tolérances techniques. Pour des raisons tombant sous le sens, les premiers à avoir fabriqué des cellules ont été les constructeurs de caravanes. Trois types de construction se partagent le marché. Dans l'ordre d'importance, ce sont :

Le panneau sandwich
De loin le plus ancien, ce système est aussi le plus répandu. A cela, plusieurs raisons: possibilité de fabrication en série, prix de revient relativement faible, grande souplesse industrielle. Le principe: la réunion sous presse et après encollage, d'un panneau d'aluminium extérieur pré-laqué, d'un isolant (plaques de mousse expansée) et d'un contreplaqué intérieur. Un cadre de bois ainsi qu'un réseau plus ou moins complexe de tasseaux sont emprisonnés entre l'aluminium et le contreplaqué, dans le but d'empêcher l'écrasement et d'augmenter la rigidité. Ces tasseaux permettent aussi la fixation du mobilier et des autres équipements.
Fiabilité/réparabilité: ce système est une solution fiable et durable, en autant que la fabrication des panneaux et surtout leur assemblage aient été des plus consciencieux. L'étanchéité est peut-être le point faible de cette conception. En cas d'accident, le panneau sandwich étant relativement souple, l'onde de choc est généralement absorbée au point d'impact, ce qui limite les dégâts. Dans le pire des cas, on "épluche" la tôle d'aluminium, on reconstitue au mieux la structure interne, on bourre d'isolant, puis on referme avec une plaque neuve collée et pressée. C'est artisanal, mais efficace.

L'ossature métallique
Comme son nom l'indique, il s'agit d'une structure métallique rapportée sur un châssis. C'est un squelette qui va donner la forme finale et permettre la fixation des éléments internes. Cette structure recevra du côté externe la tôle d'aluminium, et du côté interne du contreplaqué. Entre les deux, un isolant. Le délai de fabrication est plus long, plus élaboré. Une poignée de marques utilisent cette conception, jouant à fond sur leur spécificité technique.
Fiabilité/réparabilité: l'ossature métallique a bonne réputation, sa présence donnant une image de sécurité et de solidité. Elle exige les mêmes exigences de soin à la fabrication que les panneaux sandwich, afin d'assurer longévité et étanchéité. Lorsque la structure métallique est touchée, l'onde de choc se répercute plus loin et la réparation de ce système n'est pas des plus simple. Enfin l'aspect du poids limite son application à des camping-cars avec porteur proche du camion.

Le polyester
Pour mémoire, le polyester est le fruit d'une polymérisation entre la fibre de verre et une résine. Le polyester est cher et délicat à maîtriser sur de grandes surfaces ou de gros volumes.
Fiabilité/réparabilité: légèreté, grande résistance mécanique, insensibilité aux éléments du temps, le polyester a fait ses preuves. Peu ou prou, tous les constructeurs y viennent. De plus en plus, des parties entières d'une cellule sont en polyester (capucine, arrière). Une étanchéité assurée, la possibilité de donner toutes les formes imaginables, une très grande solidité le rendent attractif pour de nombreuses solutions. Un seul bémol, le prix. Au niveau réparation pas de problème, rapide et sans trop de frais, il suffit de reconstituer la paroi par une nouvelle application de fibre de verre/résine.

L'isolation de la cellule est un aspect important, de ce facteur dépendra votre confort thermique (chaud ou froid) et sonore. L'épaisseur des parois n'est pas l'unique critère d'une bonne isolation, il faut également compter sur la qualité du matériau. Le polystyrène accuse un coefficient d'isolation de 0,034, alors que le Styrofoam et le Styrodur 0,028. Cela signifie que pour une même isolation, il faudra 25 mm de polystyrène (Styropore) alors que 20 mm de Styrofoam ou de Styrodur suffiront. Seulement, les prix passent du simple au double. Autre petite astuce d'isolation. Votre sol ne vous plaît plus, il est usé. Vous trouverez sur le marché des plaques de liège préencollées 30 x 30cm, faciles à couper et à poser (une matinée de travail). Bénéfice: isolation phonique et thermique, nouveau look. Il existe également de nombreux types de sols plastifiés pour tous les goûts.

L'étanchéité de la cellule est un point à suivre tout au long de la vie de votre camping-car. Toutes perforations au travers de la cellule après sortie d'usine (pose de lanterneau supplémentaire, de store, de porte-vélo, etc.) doit être menée avec grand soin. Pour le toit, un bon principe est de ne jamais le percer. Pour assurer l'étanchéité de vos travaux, n'utilisez que des mastics de type butyl (élasticité, faible sensibilité aux UV, longévité). Le classique silicone n'est pas du tout adapté. Méfiez-vous du porte-vélo et de sa pose. On doit impérativement le fixer au travers d'un tasseau et ne pas trop le charger; au delà de 30kg, une forte tension sur la cellule existe qui risque de désolidariser les extrémités du panneau : bonjour les infiltrations ! Le plancher de la cellule est un autre point à surveiller: les passages de roues sont-ils étanches et vont-ils résister aux projections de pierres ? De nombreuses perforations existent sous votre véhicule (tuyaux d'évacuation, trop plein, électricité, gaz, bouche d'aération, etc.). Elles méritent un contrôle régulier, même à l'état neuf. En fait, un suivi régulier de votre cellule et peut-être une réfection des joints d'étanchéité au bout de 10 ans permettront à votre véhicule de vieillir au mieux.

L'entretien de la cellule est comparable à celui d'une carrosserie d'automobile. Passez la au jet à haute pression en évitant de vous attarder sur les ouvertures du frigo et du boiler. Un lavage plus complet à l'aide d'une brosse spéciale pour bateau montée sur manche télescopique permet d'enlever les moindre restes. N'oubliez pas le toit, car il est la source des traînées noirâtres difficiles à enlever. Un récurage à la serpillière est encore le moyen le plus efficace de le nettoyer. A la veille de l'hiver, une application généreuse de glycérine sur les caoutchoucs de votre camping-car limitera leur dégradation.
 
 

Circuit d'eau

Consommation
Il n'y a pas de vie possible sans eau. Cela vaut pour les camping-caristes également. Dès lors, l'aménageur prêtera la plus grande attention à la qualité de l'installation d'eau. Le futur confort à bord en dépendra. Mais attention, il n'est pas utile de verser dans l'excès, l'eau c'est lourd. La vraie question qui se pose à tout nouveau venu dans le monde merveilleux du camping-car, c'est: quel volume d'eau faut-il prévoir? La réponse conventionnelle des constructeurs ou des revues: environ 20 litres par jour et par personne. Il faut toutefois nuancer ce chiffre, car les camping-caristes expérimentés vous donneront une toute autre vision: il s'agit de perdre certaines habitudes de nanti. La douche quotidienne n'est pas une nécessité, il est possible de faire sa toilette au lavabo. Avec un peu d'expérience, on peut laver la vaisselle avec une quantité d'eau minimum, surtout si vous avez enlevé avec du papier ménage la plus grande partie des restes et du gras sur les couverts. Vous connaîtrez à l'usage votre consommation d'eau pour un week-end, ainsi vous ne transporterez plus que la quantité judicieuse. Pour notre part 30 litres nous suffisent, c'est toujours 120 kg de moins à trimbaler. En fait, la majorité de nos véhicules sont équipés de réservoirs de plus de 100 litres d'eau claire. Les réservoirs en-dessous du véhicule sont capables de récupérer en général 50 à 75 % du réservoir à eau claire.

Le principe de l'eau dans un camping-car est simple: un orifice de remplissage Þ un réservoir à eau propre, avec orifice pour trop plein et prise d'air Þ une pompe électrique, en général volumétrique, qui pompe l'eau, la met sous pression (0,8 à 2,5 bar de pression) et se déclenche lorsque la pression chute suite à une utilisation Þ un vase d'expansion (facultatif), situé après la pompe, qui permet de réguler la pression dans le système de distribution. Þ un système de production d'eau chaude (le plus souvent par boiler) Þ un réseau de distribution de l'eau par tuyau synthétique renforcé supportant la chaleur Þ et enfin les robinets. J'ai une méfiance toute particulière pour le maintien des tuyaux par le système de collier plastique à cran, ils ont une fâcheuse tendance à lâcher, surtout avec la chaleur. Je vous conseille de les changer ou de les doubler avec le bon vieux système de collier métallique à vis.

Un nettoyage annuel du réservoir est un minimum. Remplissez votre réservoir au quart et ajoutez 3 dl (une tasse) d'eau de Javel. Faites circuler l'eau javellisée dans tout le circuit. Nettoyez toutes les parois de votre réservoir à partir de l'ouverture prévue à cet effet (attention, n'utilisez pas de brosses ou d'éponges abrasives qui rendraient le plastique poreux). Laissez agir 20-30 minutes, videz et rincez tout le système à l'eau claire.

Le remplissage du réservoir peut se faire au moyen d'un tuyau pliable en tissu souple sur enrouleur. Le problème est d'avoir le bon raccord. Il existe des raccords dits universels. L'expérience me fait préférer les jerricans souples, très compacts, qui se plient et qui, une fois remplis, contiennent 25 litres d'eau. Un jerrican par main et votre réservoir est vite rempli, en toute discrétion, avec une très grande souplesse et rapidité. Vous pouvez facilement prendre de l'eau dans un atelier, une maison, une fontaine ou même à la rivière.

Par principe, il est préférable de vidanger toutes les eaux du véhicule si son utilisation est interrompue au-delà de quelques jours. Cela évitera la dégradation de l'eau et le développement de mauvaises odeurs des eaux sales. Par sécurité, il vaut mieux considérer l'eau de votre camping-car comme non potable. Cela évitera de devoir traiter l'eau avec des désinfectants, pas nécessairement anodins pour la santé et pour le circuit d'eau : les dérivés chlorés sont agressifs pour les pièces métalliques, les sels d'argent entrent en réaction chimique avec des composants du boiler.

Portez une attention toute particulière à l'hivernage du véhicule qui doit être évidemment vidé de toutes ses eaux, y compris le boiler à eau chaude. N'hésiter pas à caler sur un côté afin de bien vider tout le circuit, ouvrez toutes les robinetteries, faites tourner la pompe 1-2 minutes. Soufflez dans les robinets. Dévissez l'entrée et la sortie de la pompe. N'hésitez pas à rouler quelques kilomètres tortueux, afin d'éliminer l'eau au maximum.

Au printemps, la mise en service commencera par un nettoyage du réservoir en ajoutant 3 dl (une tasse) de Javel à 20 litres d'eau que vous ferez circuler dans le circuit. Laissez agir 30 minutes puis rincez abondamment. La mise en eau du circuit peut demander un certain temps. Pour le remplissage de toutes les conduites et du boiler à eau chaude, laissez ouvert les robinets d'eau chaude et d'eau froide pour évacuer l'air. Les pompes modernes sont auto-amorçantes.

Les odeurs provenant du réservoir d'eau sale ou des toilettes sont un problème difficile à résoudre. L'installation d'un siphon à l'entrée du réservoir d'eau sale est efficace en autant qu'il reste de l'eau dans le siphon, ce qui n'est pas toujours le cas après avoir roulé. Souvent ce problème découle plus de la conception que d'une faille technique. Revoir l'aération du réservoir à eau sale, la pente par rapport à l'évacuation la plus basse (douche). Toutes les 2-3 vidanges, partagez dans tous les tuyaux d'évacuation 1 litre d'eau de Javel. Vous pouvez aussi fermer les orifices avec les bouchons adéquats. Si vous devez changer une section de tuyau d'amenée, utilisez des tuyaux en plastique alimentaire, sinon vous aurez un goût persistant de plastique. Méfiez vous aussi des colmatages au silicone s'ils entrent en contact avec l'eau.

Si la pompe refuse d'amorcer et semble tourner à vide, n'insistez pas (en principe les pompes récentes sont auto-amorçantes) il suffira d'aspirer de l'air depuis le robinet le plus proche pendant qu'elle tourne. Vérifiez que le réservoir d'eau est suffisamment plein. Vérifiez dans le circuit de distribution les tuyaux coudés ou  aplatis, vérifiez les clapets. Certains réservoirs ont des compartiments  inaccessibles à la pompe pouvant retenir jusqu'à 20 litres d'eau. Vérifiez la fermeture du clapet d'évacuation du boiler à eau chaude. Si la pompe fonctionne sporadiquement ou en permanence sans que l'on sollicite de l'eau, vérifiez tout le circuit d'eau, il s'agit certainement d'une fuite ou pire, d'une rupture du circuit.
 
 

L'eau chaude

Parce qu'il est impossible de laver correctement la vaisselle à l'eau froide, parce qu'il est franchement agréable de se débarbouiller à l'eau chaude, le chauffe-eau fait partie de l'équipement normal d'un camping-car.

Le chauffe-eau instantané
C'est l'appareil le plus traditionnel. Il chauffe l'eau au fur et à mesure qu'on la tire. S'il s'agit d'un appareil dit non étanche, et c'est la majorité des cas, cela signifie qu'il prélève l'air nécessaire à la combustion directement dans le local où il se trouve et que les gaz sont évacués vers l'extérieur par une cheminée. Les nouvelles normes rendent ce système inapplicable dans le cadre de nos véhicules.

Le boiler
D'une contenance de 10 à 16 litres d'eau chaude, les chauffe-eau à accumulation, encore appelés boilers, fonctionnent eux aussi sur le gaz, mais la veilleuse classique y est remplacée par un allumage électronique agissant sur l'arrivée du gaz par l'intermédiaire d'un boîtier de commande à distance. La sécurité de ce système est excellente puisqu'on a affaire à un circuit parfaitement étanche comportant l'admission d'air frais et l'évacuation des gaz brûlés par ventouse latérale. C'est pratiquement le seul système installé actuellement sur nos véhicules, avec sa nouvelle génération qui intègre le chauffage à air pulsé.

De grâce, ne réglez pas l'eau chaude au-delà de 50°C, c'est largement suffisant. Au-dessus il y a un risque de rupture des raccords du circuit et cela favorise la formation de calcaire. Cela vous évitera d'adjoindre de l'eau froide pour la rendre utilisable (= économie d'eau et d'énergie). Ne jamais faire fonctionner le boiler sans eau. Un couvercle ferme l'ouverture pour l'évacuation des gaz, pensez à l'enlever pour qu'il fonctionne. Le couvercle n'est pas inutile pour protéger le système de l'intrusion de corps étrangers naturels, mais ils peuvent aussi être amenés par des petits malins malavisés. L'utilisation de désinfectant d'eau à base de sel d'argent semble être néfaste pour le chauffe-eau. Avant l'hiver, veillez à ne pas oublier de faire la vidange de l'eau .
 
 

L'eau

L'eau propre
L'eau est source de vie. Son approvisionnement ne pose pas trop de problème dans nos contrées: on en trouve dans les campings, les bornes pour camping-cars, les lieux publics, les stations service, etc. Premier principe : ravitaillez-vous avec de l'eau tirée du réseau et demandez toujours l'autorisation au propriétaire. Un ou deux sacs à eau pliables, d'une contenance de 25 litres chacun, rendront de précieux service pour capter l'eau d'une fontaine ou d'un robinet. De plus c'est discret, rapide et pas compliqué.

D'une contenance variable, idéalement de plus de 100 litres, le réservoir est situé en général dans la cellule, hors gel. Votre consommation dépendra de vos habitudes, de la saison, de vos activités. L'eau qui stagne dans un réservoir évolue rapidement vers une eau contaminée. Personnellement nous ne consommons jamais directement l'eau des réservoirs que nous considérons comme non potable, ce qui n'empêche aucunement son utilisation pour cuisiner. Ce principe nous évite l'adjonction de désinfectant, pas nécessairement anodin pour la santé. Il est important de vider complètement les réservoirs au retour du week-end et avant l'hivernage. Veillez à purger également les conduites.

Les eaux "grises "
Il s'agit là de l'eau de récupération de l'évier, de la douche et du lavabo. Le réservoir qui reçoit ces eaux est en général de contenance inférieure au réservoir d'eau propre et se trouve sous le véhicule (il est très rarement hors gel). Son évacuation ne doit se faire que dans un lieu prévu à cet effet, connecté aux égouts. Les grilles d'évacuation des eaux de surfaces sur les routes ne sont pas adéquates, ces eaux allant directement dans les cours d'eau suite au principe de la séparation des eaux. En cas de difficulté pour évacuer mes eaux, j'utilise un seau pour nettoyages de 15 litres. Dans certains camping, l'accès à un point d'évacuation est tellement compliqué que je préfère utiliser ce système. Ce seau peut être également utile en hiver pour récupérer l'eau grise en période de gel. En camping sauvage, les toilettes publiques sont une possibilité, mais veillez à laisser la place plus propre qu'à votre arrivée et si possible demandez l'autorisation. En aucun cas vous n'évacuerez vos eaux propres ou sales sur le domaine public ou dans la nature. Même une vidange d'eau propre peut être mal interprétée. Faites la donc chez vous.

Les eaux "noires"
Le contenu des toilettes devra évidemment s'évacuer dans des WC, avec une attention particulière sur le risque d'éclaboussures. N'oubliez pas de peser sur la vanne de la cuvette qui amène l'air dans le réservoir, ça limitera ce risque. Évidemment, si vous avez plusieurs dizaines de litres d'eaux noires à évacuer, bonjour les problèmes! Trouver un lieu équipé et le faire proprement demande une certaine expérience.
 

Les WC

Il est rare que l'on choisisse un véhicule de loisirs en fonction des WC. Pourtant voilà un équipement qui mérite attention. Manipulations, entretien, respect de l'environnement sont des critères que l'on devrait prendre en compte. On distingue différents types de W-C:

Les portables
Deux réservoirs superposés clipsés entre eux (eau propre/eaux noires). Ce sont les plus connus et les plus anciens. Ils contiennent de 10 à 24 litres d'eaux noires. Avantages: pas d'installation particulière, déplaçable, prix bas. Inconvénients: une certaine habitude pour les évacuations, surveillance de certaines pièces d'étanchéité.

Les cassettes
Le digne successeur des portables, sur le même principe mais intégré dans le camping-car, avec un portillon extérieur permettant de soutirer la cassette d'eaux noires. Avantages: Esthétique, pratique, cassette extraite à l'extérieur du véhicule Inconvénients: coût, installation fixe, suivi de certaines pièces d'étanchéité.

Les nautiques
WC proche des appareils domestiques, les eaux noires sont récoltées dans une cuve d'une contenance pouvant aller jusqu'à 100 litres. Avantage: autonomie, facilité de vidange. Inconvénients: difficultés de trouver des emplacements pour vidanger, risque de gel si réservoir extérieur, formation de gaz et d'odeur, poids.
 

Les produits
Ces W-C nécessitent l'adjonction de produits spécifiques afin d'empêcher la formation de gaz et permettre de dégrader et neutraliser rapidement les composants. Seuls les produits à base de formaldhéhyde sont réellement efficaces. Vous trouverez également du papier W-C qui se désagrège plus rapidement. Le dosage du produit pour W-C chimique devrait surtout dépendre de la chaleur ambiante et de l'intervalle entre les vidanges. Avec 4 personne j'utilise la moitié du dosage prescrit par le fabricant. Quant au papier W-C spécial, je l'ai oublié, la différence avec les papiers standards étant trop faible sauf pour le prix. Il est judicieux de mettre de temps à autre de la vaseline sur les pièces caoutchouc en contact avec les liquides. N'attendez pas l'extrême limite de la contenance pour vidanger...
 
 

L'électricité

Dans un camping-car, les batteries et le circuit électrique permettent non seulement de disposer d'un éclairage intérieur, mais aussi de faire fonctionner les accessoires (pompe, ventilateur, frigo à compression, etc.). Parce qu'il est nécessaire de mettre en place un réseau 12 V, il convient de se conformer à des règles précises. Un élément souvent négligé est la section et la qualité des câbles en relation avec leur longueur et l'ampérage. Par exemple, le frigo nécessite un diamètre de câble plus important. Le 220 V est aussi présent dans nos véhicules par un transfo, mais aussi par une ou plusieurs prises et par le frigo qui peut être relié au 220 V.

La batterie accessoire
L'alimentation en 12 V de la cellule est assurée par une batterie spécifique autre que celle du moteur, afin de préserver le démarrage de ce dernier. Sa recharge se fait à partir de l'alternateur, lorsque le moteur tourne, ou via un transformateur lors de la connexion de votre camping-car au 220 V. A ce propos, laisser tourner son moteur au ralenti en stationnement, dans l'idée de recharger ses batteries, est inefficace. La recharge des batteries n'est performante que lorsqu'on roule et lorsque le régime du moteur est suffisant.

La capacité d'une batterie s'exprime en ampères/heure (Ah). En fait, une batterie de 45 Ah pourra fournir 4,5 Ah pendant 10 heures, mais 9 Ah pendant 5 heures. La batterie est un élément à grande variabilité. Elle perdra naturellement 1% de sa charge par jour et n'aura plus que 65 % de sa capacité à 0°C. Les cycles charges-décharges diminuent progressivement ses capacités. Les spécialistes s'accordent à dire que le prélèvement en énergie sur une batterie ne devrait pas dépasser 50 % de sa capacité nominale. Au delà, la batterie souffre et se dégrade sérieusement. Il existe des batteries spéciales à décharge lente qui correspondent bien à nos caractéristiques d'utilisation (décharge profonde-recharge) mais leurs prix sont plus élevés. Vous pouvez acheter 2 voire 3 batteries classiques pour le prix d'une de ces batteries spéciales.

Quelques chiffres sur nos consommateurs d'électricité :

Éclairage (par ampoule 21 W) 1,75 A/h
Pulseur d'air, ventilateur frigo, 2 A/h
Réfrigérateur à compression 6 A/h
Pompe à eau 3 A/h
Téléviseur 5 A

Il est aussi possible de mettre une deuxième batterie accessoire en parallèle. Il faudra alors se préoccuper des caractéristiques du coupleur/ séparateur et de l'alternateur.

En période de froid, placer la batterie à l'intérieur du véhicule sera un plus. En hivernage, conserver sa batterie dans un endroit chauffé pour éviter qu'elle gèle : plus une batterie est déchargée, plus elle risque de geler.

La plupart des batteries qui équipent nos véhicules sont de 50/60 Ah, elle disposent donc de 25-30Ah utiles. Faites donc vos calculs sur vos capacités en énergie. En période hivernale, les capacités seront diminuées. Là aussi, il s'agit de corriger certaines habitudes de consommation et, à ce titre, le camping-car est une bonne école d'économie. Évidemment, des solutions existent pour pallier à ces faiblesses, on peut opter pour :

Le groupe électrogène
Le marché offre une vaste panoplie de puissances et de dimensions/poids. Une réflexion approfondie sera nécessaire afin de déterminer votre choix. Si vous voulez connecter votre groupe au circuit électrique et à la batterie de votre cellule, veillez à contrôler la compatibilité des éléments. Pour le 12 V, la génératrice doit fournir du courant filtré et redressé, pour brancher sur le 220 V le courant doit être alternatif 50 Hz sinusoïdal. Avantage: plus grand confort, autonomie, utilisation d'appareils non disponibles en 12 V (four micro-ondes, sèche-cheveux, fer à repasser, etc.) Inconvénient: poids, encombrement, bruit pour vous mais aussi pour les environs.

Le panneau solaire
Il s'agit certainement de la meilleure solution d'appoint : écologique, fiable, de plus en plus performante avec les panneaux solaires récents et d'un coût de plus en plus abordable. Il faudra retourner à vos calculettes afin d'évaluer vos besoins et de trouver le ou les modules solaires adaptés. Sachez que dans notre région le Wcr (Watt Crête, force et période d'ensoleillement) est à 0,76. Si vos besoins journaliers sont à 100 Wh/jour, 100 x 0,76 = 76 Wcr soit 2 modules de 40Wcr. Tenez compte qu'en hiver le rendement de votre panneau sera 2 à 2,5 fois moindre. Avantage: écologique, léger, discret. Inconvénient: dépendance des conditions de lumière.

Les convertisseurs
Il existe des convertisseurs 12 V en 220 V permettant de faire fonctionner un appareil 220 V sur le 12 V. Mais attention à la consommation, en 3 heures votre batterie sera vide avec un seul consommateur de 150 W. Le courant fourni n'est pas toujours très stable en terme de fréquence et peut ne pas convenir à un appareil exigeant comme le téléviseur. Les convertisseurs peuvent rendre service occasionnellement mais leurs prix sont relativement élevé.

En déplacement à l'étranger, n'oubliez pas de vous préoccuper du format des prises et du voltage utilisés dans le pays visité. Respecter les normes de sécurité, même si le 12 volt peut paraître anodin, il est souvent le point de départ d'incendies par courts-circuits.
 
 

Le gaz

On ne badine pas avec le gaz. C'est sérieux, très sérieux même. Nous sommes ici dans le domaine du professionnel, pas de bricolage, pas d'improvisation. Ce domaine a ses contraintes, ses règles, il y va de votre vie.
 

L'installation

Deux types de gaz peuvent être utilisés: le butane, d'un pouvoir calorifique légèrement supérieur mais, inconvénient majeur pour notre activité, il lui est impossible de passer de l'état liquide à l'état gazeux en dessous du 0°C. C'est pourquoi seul le propane est utilisé dans nos véhicules. Il est bon de savoir que les appareils utilisant le gaz sont conçus soit pour le butane soit pour le propane, rarement pour les deux. L'installation comprend évidemment un conteneur pour le gaz liquide sous pression (7,5 bar), c'est la bonbonne, connectée au circuit de distribution après passage par un détendeur qui a pour but de ramener la pression à ± 37 mbar, permettant ainsi son utilisation dans les différents appareils. Une série de vannes, une par appareil desservi, permettent de fermer l'arrivée du gaz. L'installation d'un inverseur automatique permet de connecter deux bonbonnes et de faire le passage automatique de l'une à l'autre après épuisement du gaz dans une bonbonne.

Par souci de sécurité, les matériels d'amenée du gaz (détendeur, lyres, tuyau souple) ont une date limite d'utilisation. Veillez à respecter l'échéance. Vous aurez remarqué que les bonbonnes de gaz sont entreposées dans un compartiment étanche par rapport à l'intérieur de la cellule et muni d'aération sur le bas, n'obturez pas ces ouvertures. Sangler les bouteilles.

La visserie des équipements gaz a la particularité d'être à l'envers, visser = dévisser Veillez au joint qui se trouve sur la connexion de la bonbonne. Ne serrez pas trop fort cette connexion, certains disent que ça doit se faire à la main, je préfère dire qu'il faut serrer modérément.

Un mot encore sur le GPL: il s'agit d'alimenter un réservoir ad hoc en Gaz Propane Liquide en lieu et place des bonbonnes. Vous avez ainsi une bonne réserve de gaz (plus de 50 litres). En Suisse, les possibilités de connections pour se ravitailler sont pratiquement inexistantes et elles sont rares dans les pays limitrophes.

Approvisionnement
S'il est un domaine où l'uniformisation n'est pas de mise, c'est bien ce secteur. Autant le dire tout de suite, chaque pays a son système, alors bonjour les complications si vous tombez en panne sèche à l'étranger. Veillez donc à avoir suffisamment de gaz pour la durée de votre séjour. Pour les 3- 4 semaines estivales, il ne devrait pas y avoir de problèmes, même avec une demi-bouteille (j'utilise personnellement 2 bonbonnes de 13 kg pour une utilisation normale : week-ends d'avril à novembre et 3 semaines estivales, à 4 personnes) Combien consomment nos équipements? Chauffage Trumatic 5002 : 30 à 290 g/heure, boiler : 40g/heure, réfrigérateur : 16g/heure. Il n'y a qu'une seiule manière d'évaluer le niveau de remplissage d'une bonbonne, c'est d'en mesurer le poids.

Sécurité
Il existe un spray de mousse que l'on applique sur les raccords afin de détecter des fuites, une solution concentrée de produit de vaisselle fera aussi l'affaire. Les fuites seront repérables par la formation de bulles. N'utiliser jamais de flamme pour évaluer l'étanchéité. Faites contrôler régulièrement l'étanchéité et la qualité de votre installation.
 
 

Le froid

A moins de se nourrir uniquement de conserves, le réfrigérateur apparaît comme indispensable dans la l'équipement d'un camping-car. Spécialement conçu pour le véhicule de loisirs, il se distingue des appareils domestiques par leur encombrement plus faible, leur possibilité de fonctionner sur le gaz autant que sur un branchement électrique 12 V ou 220 V. Cela dit, quelles que soient les performances annoncées, il ne faut pas en attendre des miracles au-delà d'une température extérieure de 40°C. Il existe peu de marques spécialisées. La technique est parfaitement éprouvée et fiable. Il existe deux techniques de réfrigération pour nos véhicules:

L'absorption
Ce système fonctionne au gaz, sur le 12 V et sur le 220 V. Le principe: porter à l'état gazeux un agrégat (eau + ammoniaque) au niveau d'un bouilleur, puis retour à l'état liquide. On aura ainsi provoqué une absorption de chaleur dans la cuve et, par la suite, une production de froid. Détail qui a son importance, la lenteur d'écoulement des liquides améliore l'efficacité, d'où l'importance de maintenir l'appareil horizontal. Autre point important de l'installation de ce système : l'aération, qui doit être optimale afin d'éliminer au mieux les calories. Idéalement 2 ouvertures de la cellule à l'arrière du frigo permettent de créer une circulation d'air. De plus, l'adjonction d'un petit ventilateur permet d'améliorer sensiblement le rendement.

Il faut plus de 12 heures pour obtenir un abaissement conséquent de la température. Au départ d'un week-end, il est intéressant d'allumer le frigo une demi-journée avant. En route utilisez le 12 V. Cette source d'énergie ne peut que maintenir la température et dès qu'un arrêt prolongé est prévu, mettez le frigo sur le gaz ou sur le 220 V. D'ailleurs un coupe-circuit interrompt automatiquement le 12 V dès l'arrêt du véhicule afin de préserver la batterie (le frigo à absorption est un gros consommateur de 12 V).

Il est impératif de ne pas utiliser le gaz en roulant, (la bonbonne de gaz doit être fermée sur la route) car le risque est grand en cas d'accident. A noter également que toute interruption d'énergie au delà de 15 minutes va refroidir l'agrégat et il faudra plusieurs heures pour revenir à l'optimal.

Avantages: Silencieux, bon marché, fiable, aucune pièce mécanique en mouvement, triple source d'énergie. Inconvénients: Nécessité d'être horizontal; même si les frigos récents supportent une certaine déclivité, leur rendement ne sera maximum qu'à niveau. Nécessite une parfaite ventilation du système agrégat. Mauvais rendement sur le 12 V.
 

La compression
Le système le plus connu, car c'est le principe des frigos domestiques. Un motocompresseur comprime le gaz (type Fréon) et le propulse dans un réseau capillaire où, en se détendant, il va libérer du froid, puis retour à la compression. Avantages: Très performant, même à température extérieure élevée, insensible au niveau, descente rapide de la température. Inconvénients: Bruyant (quoique les appareils récents soient nettement plus silencieux). Gourmand en énergie, consommation de 4,5 à 6 Ah.

L'évolution des frigos va vers un plus grand confort d'utilisation : allumage électronique, sélection automatique de la source d'énergie. Il se peut qu'une nouvelle génération de frigos mixtes, utilisant les deux systèmes, fasse son apparition.

Une bonne ventilation de l'arrière du frigo est primordiale. L'installation d'un ventilateur est bénéfique, préférez les ventilateurs qui équipent les ordinateurs, ils sont silencieux, peu gourmands, avec un bon rendement. Inutile, voir nuisible, l'idée de cumuler les deux sources d'énergie (gaz + 220 V). Au pire, dans les situations de canicule, ouvrez les deux trappes d'aération extérieure. L'ouverture de la porte du compartiment à congeler/glaçons, le freezer, permettra de distribuer du froid dans tout le frigo, mais il faudra faire une croix sur vos glaçons pour l'apéro.
 

Entretien
Un morceau de charbon de bois emballé dans du papier ménage ou une boite de bicarbonate ouverte diminue les mauvaises odeurs dans le frigo. Un nettoyage périodique va de soi et, dès que le frigo n'est plus utilisé, veillez à laisser la porte du freezer et du frigo ouverte afin d'éviter le développement de micro-organismes. Les joints en caoutchouc ont une certaine importance, pensez à les entretenir avec de la glycérine. Un petit brossage du brûleur (frigo à absorption) peut améliorer le rendement après quelques années. C'est aussi un endroit où les araignées adorent poser leur cocon.

Le frigo a des problèmes. Vous avez la possibilité de le sortir de sa niche, tournez le dans tous les sens 2 à 3 fois et laissez le reposer quelques heures avant la remise en marche. Curieux mais efficace pour régénérer le système. Attention, il ne s'agit pas de faire des tonneaux avec votre camping-car...

A l'arrière du frigo il y a parfois une place récupérable, personnellement j'ai pu y placer le cric et du matériel de dépannage sans compromettre l'aération.
 
 

La climatisation

Disposer d'une installation de climatisation, quel que soit le procédé retenu, permet d'abaisser la température intérieure du véhicule et d'améliorer ainsi le confort. Un gain de quelques degrés suffit, la règle des spécialistes de la climatisation veut que l'on ne dépasse pas 5°C de différence avec l'extérieur. Ces appareils sont disposés en général sur le toit du camping-car. On peut distinguer deux grands types de climatiseurs:

Principe du réfrigérateur à compression. Avantage: efficacité Inconvénients: consomation d'énergie importante, nécessité du 220  V, poids, assèchement de l'air, prix élevé.

Un nouveau système de climatisation utilise la puissance du moteur; il permet ainsi de climatiser le véhicule en déplacement. A l'étape, il s'agit de se brancher sur le 220 V. C'est certainement un système à suivre, hélas peu diffusé et assez cher. Inconvénient, on perd un peu de la puissance si précieuse du moteur.

Principe de l'évaporation. Une réserve d'eau pulvérisée sur un évaporateur avec circulation de l'air permet d'abaisser naturellement la température. Cette baisse est en relation avec le degré d'humidité de l'air, l'efficacité diminuant par temps humide. Avantages: peu gourmand en énergie, pas de risque d'abaissement marqué de la température, humidification naturelle, prix relativement bas. Inconvénients: efficacité relative et dépendante de l'humidité de l'air, alimentation et consommation en eau.

Un rythme de vie adapté au climat, la fermeture des fenêtres et leur occlusion pendant la journée peuvent déjà corriger le problème. Des petits ventilateurs de table sont très pratiques et très souples à l'emploi. Porter un linge ou tee-shirt mouillé abaissera la température de la peau.
 
 

Le chauffage

Le chauffage fait partie intégrante d'un camping-car et ce particulièrement dans nos régions. L'énergie standard est le gaz propane, disponible pour d'autres besoins dans le camping-car. Trois types de chauffage se partagent le marché:

Le système à convection
C'est le mode le plus répandu, vu son faible coût et sa fiabilité. Un brûleur avec allumage piezzo manuel ou électronique. L'air frais est amené à la base de l'appareil, les gaz brûlés sont évacués par une cheminée. Le chauffage se produit par convection naturelle et il est la plupart du temps complété par une pulsion d'air chauffé dans différents endroits de la cellule. Ces systèmes ont une puissance de 2 000 à 5 000 W.
Avantages: simple, fiable, bon marché, silencieux, séchage des habits/souliers
Inconvénients: consommation importante de gaz (30-350 g/heure), zones froides, dessèchement de l'air.

Très utile pour sécher les habits et les souliers, le chauffage à convection est imbattable. Attention à la chaleur des parties métalliques et aux risques de brûlures pour vous mais surtout pour les petits. Mettez l'air pulsé et le carter du chauffage aura une température plus acceptable. Pour éviter une trop grande condensation, surtout la nuit, il faut entrouvrir les lanterneaux de toit. C'est évidemment au prix d'une déperdition de chaleur/énergie, mais il s'agit de trouver un juste milieu. La sécurité est primordiale, contrôlez les capacités d'évacuation des gaz brûlés et de l'amenée d'air frais en dessous du camping-car. Il y va de votre vie. Aucune modification ne devrait être tolérée sans la supervision d'un spécialiste. En cas de chute de neige, dégagez la cheminée sur le toit.

Le tambour et l'hélice de l'air pulsé doivent être nettoyés régulièrement car l'air pulsé absorbe une grande quantité de poussière qui reste collée dans le système.

Le système combiné boiler et chauffage

Promis à un bel avenir, ce nouveau système est la réunion, somme toute logique, du boiler à eau chaude et du chauffage. Une circulation de l'air chauffé autour du boiler permet de pulser l'air chaud dans l'habitacle.
Avantages. simple, fiable, encombrement minimum, confort, dessèchement moindre de l'air.
Inconvénients: consommation importante de gaz, inertie au départ, zones froides.

Le système chauffage central à eau
Même principe que les installations domestiques, circulation d'eau chaude dans un circuit et échangeurs thermiques. Le système peut se combiner avec le circuit de refroidissement du moteur ou de production d'eau chaude. Source d'énergie : le gaz ou le carburant du moteur.
Avantages: confort, silence, dessèchement moindre, moins de zones froides.
Inconvénients: mise en œuvre et suivi plus complexe, prix, poids, inertie au départ.
 

Les équipements récents ont un allumage électronique alimenté par des piles. Pensez à ces piles en cas de problème. Si votre voisin ou vous-même avez des problèmes d'allumage avec la partie électronique de votre piezzo, et que vos chauffages sont à convection, vous pouvez allumer le chauffage avec le système (vite démonté) de l'autre véhicule. Le chauffage marchera très bien sans cette partie électronique, jusqu'à son extinction. Il ne reste plus qu'à espérer qu'il ne fasse pas de vent, car en cas d'extinction, il faut répéter l'opération pour l'allumer... et à 3 heures du matin !!!
 
 

L'équipement embarqué

Difficile de faire une liste de l'équipement d'un camping-car. Cela dépendra beaucoup de vos habitudes et besoins, mais voici quand même quelques articles qui figurent au nombre du matériel pratique en camping-car :

et pour la vie d'intérieur: Les accessoires

A l'usage, un certain nombre d'améliorations peuvent apparaître souhaitables. Voici, en ordre d'importance, quelques accessoires indispensables.
 

Les porte-vélos

La possibilité d'utiliser des vélos rend la vie en camping-car encore plus agréable. Pour le ravitaillement, les croissants du matin, la petite soirée gastronomique dans le restaurant à quelques kilomètres, la découverte d'une région ou d'une cité difficile d'accès, quoi de plus sympa que de partir en vélo. À défaut d'emporter des vélos pliants abrités de la poussière et du vol dans un coffre intérieur, vous pouvez poser deux types de porte-vélos:

Le porte-vélos fixé contre la paroi arrière : en général il est en aluminium, il supporte 2, 3, voire 4 vélos. Préférez le porte-vélos avec tubulure en acier, il ne sera pas sujet à la déformation avec les années. La fixation de ces porte-vélos doit retenir toute votre attention. L'emplacement, déterminera souvent la facilité d'accès, trop haut ce sera une véritable corvée. Mais les possibilités de placement ne seront pas nombreuses, elles seront déterminées par l'emplacement de l'échelle de toit, des coffres et des fenêtres (attention à leur ouverture) et surtout à l'emplacement des tasseaux de bois, car il faut impérativement fixer votre porte-vélos dans un tasseau. La partie basse des fenêtres sera souvent l'idéal, votre porte-vélos sera assez bas. Par contre l'installation sera plus compliquée car en général en dessous du plan de cuisine. Je suis pour une traversée complète de la paroi avec pose d'une plaque métallique du côté intérieur, permettant de répartir la pression sur quelques centimètres carrés. Ne pas oublier d'ajouter du mastic d'étanchéité. Sachez également qu'au delà de 20-30 kg, votre paroi arrière va subir une déformation, avec risque de désolidarisation avec les parois latérales et risques d'infiltrations. De plus, un poids supplémentaire à l'arrière n'améliore pas le porte-à-faux de votre véhicule ! Veillez à ce que la plaque minéralogique soit toujours visible ainsi que les feux.

Porte-vélos sur châssis : De loin le système le plus judicieux. S'appuyant sur le châssis, il permet de plus grandes charges. Une petite moto est même envisageable. Par contre, le prix du matériel de base et de la main-d'œuvre sont plus conséquents, il s'agit aussi de revoir tout le pare-chocs et le système de feux à l'arrière.
 

Le store auvent
Voilà un accessoire très utile, non seulement par beau temps, mais surtout par période de pluie car il préserve un secteur asséché devant votre cellule. Cet accessoire ne pose pas de problèmes particuliers, veillez à installer un modèle adapté à votre configuration.

Afin d'éviter une tension excessive sur la paroi, mettez le plus rapidement les pieds quand vous sortez le store. Idem au rangement. Bien que fourni avec une toile imputrescible, il vaut mieux éviter de laisser votre store enroulé mouillé pendant plusieurs semaines. Déroulez-le et séchez-le dès que possible. Il se vend des parois latérales permettant de créer un auvent fermé. Je préfère le système de paravent de 1,50 m de haut que j'installe autour. Il est plus aéré en été, plus rapide au montage, nécessite moins de place pour le rangement. Méfiez-vous du vent, aucun système de fixation ne peut garantir un maintien du store ouvert. Il est impératif de le rentrer lorsque le vent se lève, sinon vous risquez de retrouver votre auvent sur le toit de votre véhicule, avec dégâts sur la paroi. En cas de pluie, veillez à mettre votre store de biais pour assurer l'écoulement, et d'éviter ainsi la formation d'une poche d'eau. Attention au poids de la neige en cas d'utilisation hivernale.
 

Le coffre de toit
Bien pratiques, ces boxes de grandeurs différentes pourront augmenter vos capacités de rangement. Méfiez vous du poids, limité sur le toit à quelques dizaines de kilos. Mettez dans ce coffre du matériel rarement utilisé, car vous en aurez vite marre si vous mettez du matériel style table, chaises, etc. Un autre point qui demande réflexion est la prise au vent supplémentaire que représente ces coffres et qui est loin d'être négligeable. Ne fixez jamais ces coffres en vissant à travers le toit, mais plutôt sur des traverses liées à la galerie.
 

Écrans isothermes
Autant pour protéger du froid que de la chaleur, ces volets isothermes participent également à l'intimité du véhicule. Fixés par ventouses sur les vitres à l'intérieur de la cabine ou par pression sur l'entourage des fenêtres, il existe des formes et des grandeurs adaptées à chaque type de cabine.
 
 

La C.B.

AM ou FM ?
Utile, conviviale, ludique et peu coûteuse, il suffit d'y goûter pour devenir un mordu. Les transmetteurs 27 MHz se caractérisent par leur puissance d'émission, les types de modulation et le nombre de canaux dont ils disposent, ainsi que les instruments de réglage dont ils sont équipés. La puissance d'émission, c'est à dire la puissance Haute Fréquence (HF) de l'onde porteuse, exprimée en milliwatts, watts, kilowatts, est l'élément caractéristique le plus souvent cité. En Suisse, les normes autorisent une puissance de 0,5 W en AM et 4 W en FM. Les appareil à modulation FM (modulation de fréquence) sont peu sensibles aux parasites, mais de faible portée. Les appareils AM (modulation d'amplitude) ont une portée moyenne (2 à 10 km) mais sont sensibles aux parasites. La modulation AM est de loin le type le plus utilisé sur la route, alors qu'en station fixe la FM est appréciable. Un achat judicieux sera un appareil combiné AM/FM.
 

L'antenne CB
Élément indispensable à la transmission de signaux radioélectriques, l'antenne conditionne très largement les performances d'une station CB. Il faut donc accorder toute son attention aux caractéristiques de l'antenne et de son emplacement. Idéalement au centre de la cellule, sur le toit avec une large surface métallique sous sa base. Évidemment cet emplacement n'est pas toujours possible. Une solution pas si mauvaise, si l'on cherche uniquement à communiquer entre camping-cars sur la route, est une antenne prévue pour être apposée sur les vitres. Avantage : pas de trous. Veillez à bien régler votre antenne au moyen d'un TOSmètre.

Les canaux d'appels pour les cibistes varient d'une région à l'autre. En Suisse romande il s'agit du canal 22. Les routiers utilisent le canal 19, les camping-caristes du CCCSR le 17. Le canal 9 est réservé aux appels d'urgence ou de détresse. Code de conduite: respecter les autres stations, respecter l'anonymat (utiliser son indicatif), interventions brèves, ne pas monopoliser un canal d'appel, savoir vivre, pas de vulgarité, pas de publicité, utilisation si possible du code Q.
 
 

Le G.P.S (Système de navigation par satellites géostationnaires)

Ce système de positionnement a été créé par le Département de la Défense des États-Unis pour ses applications militaires. Il se compose de 24 satellites placés autour de la terre et émettant des signaux en permanence. Par la reconnaissance de la position exacte de 3 ou 4 satellites et le calcul de la différence de temps entre les différents signaux reçus, un GPS peut déterminer sa position très précise (à 30 mètres près) sur n'importe quel endroit du globe (sauf régions polaires). Il existe maintenant des GPS comportant un écran sur lequel s'affiche une carte du territoire environnant et votre localisation.

Avec mon camping-car je me déplace partout en France ou en Europe sans avoir à déplier une carte, le trajet parcouru s'affiche en permanence sur l'écran de mon ordinateur portable.

Les personnes qui sont intéressées par la création et l'échange de bases de données pour le logiciel Autoroute Express 98 de Micro$oft, peuvent me contacter par e-mail.
 
 

Conduire un camping-car

Conduire un camping-car nécessite une période d'adaptation. Les dimensions du véhicule et sa maniabilité sont toutes autres que celles d'une voiture. Mais après un certain temps d'adaptation, vous vous sentirez à l'aise avec votre camping-car. Toutefois soyez toujours sur vos gardes.

Une nouvelle préoccupation sera la hauteur de votre véhicule. En principe une signalisation adéquate indique ces limitations. Vous devez connaître les dimensions exactes et hors tout. Notez-les sur une étiquette (collée sur le pare-soleil) rapide à consulter en roulant.

Le poids total doit également être connu. Les distances de freinage, les départs au stop, le comportement dans une courbe sont très différents d'une voiture légère, méfiez-vous.

Marche arrière, parcage, croisements dans des petites rues ou petites routes secondaires peuvent devenir un cauchemar. Restez calme, fair-play, n'hésitez pas à sortir ou à faire sortir un passager pour mieux apprécier la situation. Dans les forêts il vaut mieux aller faire parfois un repérage à pied.

Soyez très attentif à la qualité du sol si vous vous engagez en dehors d'une route asphaltée ou empierrée. Il en faut parfois très peu pour patiner ou s'enliser.

Méfiez-vous du vent latéral et des croisements ou dépassements avec des camions. Une déstabilisation du camping-car peut vous faire perdre le contrôle du véhicule.

Théoriquement les passagers sont assis et portent la ceinture de sécurité. N'avalez pas des kilomètres sans fin, ménagez des arrêts détente tous les 200 km environ, car la tentation est grande de rouler des heures, vu le confort et l'équipement de nos véhicules.

Au sommet d'un col, arrêtez-vous une dizaine de minutes. Pour nos véhicules, les cols sont des itinéraires éprouvants. A la descente, ne sollicitez pas trop vos freins et utilisez le frein moteur. Une règle veut que l'on descende une route avec la même vitesse que l'on utilise pour la monter.

Vérifiez régulièrement les niveaux des liquides et la pression des pneus. Un camping-car n'est pas une foudre de guerre, sur l'autoroute soyez cool, une vitesse de 100 km/h sera un bon compromis entre rapidité et consommation d'essence.

Entre camping-caristes existe une certaine solidarité. Portez assistance en cas de panne, faites petit signe de salut lors des croisements, prenez contacts à l'étape.
 
 

L'étape

Ne négligez pas la préparation d'une étape. Si elle a lieu dans un camping, peu de problèmes car de nombreux guides permettent d'avoir une première impression et tout est prévu pour votre accueil. En revanche le choix des étapes " sauvages " n'est pas toujours facile, quoiqu'une certaine expérience permette d'éviter des déceptions. Quelques lieux comme les parkings de cimetières, hôpitaux, complexes sportifs, départs télésièges, ports de plaisance, rues résidentielles peuvent être intéressants. Également un restaurant dans lesquels on aura mangé acceptera en général l'étape sur son parking. Hors saison touristique et parfois même pendant la saison, les parkings des sites à visiter (grottes, châteaux, attractions etc.) peuvent être envisagés. Évitez les sites comme les gares, centres villes, zones industrielles, aéroports, ports de commerce. Évitez les aires de repos d'autoroutes et les parkings des poids lourds, d'abord parce qu'on prend leurs places. D'autre part, s'ils ne partent pas à 4 heures du matin (en ayant soin de laisser chauffer leur moteur pendant 15 minutes…), vous aurez la chance de voir arriver à minuit un camion frigo qui stationne à côté de vous, et vive le compresseur ! Surtout n'hésitez pas à utiliser les emplacements, de plus en plus nombreux, qui sont prévus pour notre activité.

En "sauvage"
Un certain nombre de règles vous éviteront de nombreux déboires: évitez l'improvisation de dernière minute. De nuit, l'évaluation des lieux est toujours difficile, commencez la recherche d'un coin tant qu'il fait encore jour. Respectez scrupuleusement les règlements communaux, les interdictions, les règles de la circulation routière. Sur terrain privé, il est impératif d'avoir l'autorisation du propriétaire. Il est préférable de disposer votre véhicule de manière à pouvoir partir directement. L'étalement de matériel au dehors de votre camping-car doit être proportionnel à votre isolement. Il est toujours difficile d'évaluer la sécurité d'une zone en pays inconnu. Si vous avez des doutes, n'hésitez pas à prendre conseils auprès des habitants de la région ou des gendarmes, c'est de plus un bon moyen pour faire connaissance. Un petit stock de chocolat suisse permettra d'arrondir les angles ou de faire un petit geste de remerciement dans certaines situations. Ne restez pas plus de 24 heures sur la même zone. Consommez, achetez dans la cité qui vous accueille. Il est possible que certaines communes perçoivent une taxe de séjour, c'est parfaitement normal, ne cherchez pas à vous y soustraire. Les déchets, voilà un problème qu'il vaut mieux évacuer à petites doses, régulièrement. Éviter de jeter des gros sacs de 60 litres. Discrétion, savoir vivre en toutes situations aideront au succès de vos étapes.

Au camping
Étape pratique et parfois indispensable, le camping offre confort et commodités : possibilité de faire une petite lessive, de se rafraîchir à la piscine, d'utiliser les animations. Pour les enfants c'est l'occasion d'un espace de liberté plus grand et la possibilité de se faire des petits copains, pour les grands aussi d'ailleurs. C'est aussi parfois l'étape inévitable dans les très grandes villes. La réservation est rarement nécessaire, hors certaines zones très touristiques. Elle peut être conseillée dans les campings des très grandes villes. Soyez attentifs, vous avez droit aux mêmes prestations que les autres usagers du camping, on a vu trop souvent des campings qui plaçaient nos véhicules dans un recoin de leur terrain, ou sur des mini-places. A prix égal, prestations égales. Sachez que notre passion n'a pas bonne cote auprès de quelques propriétaires de campings. Il est vrai que certains moutons noirs ne manquent pas de culot, en utilisant les services d'un camping alors qu'ils demeurent parqués à l'extérieur…

Les étapes d'accueil
Communes, régions, restaurateurs, groupements professionnels etc. organisent pour nous des lieux d'accueil adaptés à nos besoins. L'idée est d'attirer le potentiel économique que représentent les camping-caristes. Jouez le jeu du partenariat et de l'échange. Parmi les belles réalisations, la promotion active du canton de Neuchâtel et de ses organisations touristiques, l'action de l'OPAV, office de promotion des produits d'agriculture valaisanne et France-Passion, qui regroupe un réseau de vignerons qui ont aménagé des places d'accueil (carte d'adhérent nécessaire).

Un petit mot sur les Euro-relais D'origine suisse (son concepteur Monsieur Meyer habite la région de Lausanne) ces équipements nous permettent d'effectuer nos vidanges et de nous ravitailler en eau dans de bonnes conditions, été comme hiver. L'équipe de Monsieur Meyer a contribué à la création d'une image positive de notre mouvement. Son réseau d'Euro-Relais en Suisse est une référence qui met souvent fin aux mouvements de réglementation de certaines régions ou communes. Leur utilisation est instinctive. Veillez à respecter les consignes d'utilisation, certaines sont payantes
 
 

La sécurité en C.C.

La sécurité en camping-car est un sujet un peu tabou. On n'aime pas tellement aborder ce sujet et pourtant c'est souvent une préoccupation. Un peu de bon sens et de prudence devrait éviter les rencontres indésirables. Une défense passive commencera par le choix judicieux de son bivouac. Il y a des lieux à éviter: aires d'autoroutes isolées, ports commerciaux, gares, rues/quartiers chauds. Demandez conseils ou autorisations à la police. Disposez votre véhicule de manière à pouvoir partir directement et rapidement. En cas de problèmes, ne cherchez pas la confrontation. Fréquentez les campings.

Pour la défense active: abstenez-vous de toute arme à feu. Leur utilisation dans une situation difficile ne va pas de soi et elle entraîne une escalade de la violence. De plus leur détention peut poser de sérieux problèmes dans de nombreux pays. Les sprays de défense rapprochée peuvent suffire à résoudre une situation délicate.

La valeur de nos véhicules, leur contenu, une certaine simplicité et légèreté des ouvertures des camping-cars peuvent attirer des voleurs de toutes catégories. Trouver une parade sera fonction de vos angoisses et de vos finances. Une simple alarme sur allume cigare, avec autocollant sur les vitres, peut déjà être efficace vis à vis du petit voleur opportuniste qui ira voir ailleurs. Un peu de bon sens devrait limiter les dégâts. Ne laissez pas de valeurs importantes dans le véhicule, ne laissez pas visibles certains objets.

Il y a des lieux, des régions, des périodes plus propices. Augmentez votre attention.

Fermez systématiquement votre véhicule, les assurances ne couvrent les dommages que s'il y a eu effraction. Faites toujours établir un constat de police si vous avez été victime d'une malversation.

La sécurité c'est aussi la lutte à l'incendie. Ayez un petit extincteur à portée de main, ou une couverture anti-feu.
 
 

État d'esprit

Quel est le portrait type du camping-cariste ? Voilà une question plutôt difficile. La diversité des hommes et des femmes passionnés par ce loisir m'empêche d'en faire un portrait type. Mais au fait, est-ce bien un loisir? En fait on est plus près d'un style de vie que d'un loisir. Par contre quelques dénominateurs communs peuvent ressortir: liberté, voyages, découvertes, ouverture, curiosité... et j'en passe. On est peut-être là aux sources de notre être, le nomadisme, qui nous poussait, jadis pour la survie et aujourd'hui pour la découverte, à transiter par monts et par vaux.

Nous sommes peut-être une nouvelle race de nomades, équipés des moyens de notre époque, mais qui doivent affronter des réflexes ancestraux: méfiance, protectionnisme, rejet, ségrégation, jalousie... Nous devons donc savoir nous faire accepter, faire le premier pas, aller au devant des problèmes, car notre passion pose quelques problèmes liés à nos véhicules, à nos besoins, à notre style de vie.

Nos détracteurs ont de nous l'image de gens profiteurs, culottés, égoïstes, pollueurs, irrespectueux, envahisseurs... et ne se gêneront pas pour communiquer leur vision. Donnons leur donc tort, soyons attentifs.

Si nous sommes actuellement sur la voie de l'acceptation, c'est grâce à un travail de longue haleine mené par les clubs, des revues spécialisées, quelques hommes visionnaires, qui ont su créer un trait d'union entre les différents partenaires. Mais restons conscients de l'importance de chacun de nos faits et gestes.
 
 

Comportement

Mais quel comportement adopter ? Si sur la route il faut simplement appliquer les us et coutumes de tout conducteur, il est peut-être moins évident de trouver ses marques à l'étape. Voici quelques règles qui vous orienteront:

L'étape doit être en conformité avec les règles de la circulation routière. Vis à vis d'un propriétaire de terrain sur lequel vous envisagez de vous arrêter, chez un privé, la moindre des politesses est de s'enquérir de son accord. Sur un terrain public, il s'agit de respecter les règlements locaux. L'emplacement ne doit pas gêner les habitants voisins (vue, sortie, etc.). L'étalement de matériel autour de votre véhicule doit être proportionnel à l'isolement de votre emplacement. Ne sortez pas tables et chaises sur la place d'un petit village par exemple. Dans le doute, n'hésitez pas à prendre contact avec les policiers afin de connaître les possibilités locales. Ils auront ainsi connaissance de votre présence et, si vous suivez leurs conseils, ils auront un œil bienveillant à votre égard. Les règles de bon voisinage sont évidemment de mise. Mobilité, mobilité, ne restez pas plus de 24 heures sur le même emplacement. La place que vous quittez sera plus propre qu'à votre arrivée. Aucune vidange sauvage, même du goutte à goutte... Vos vidanges et ravitaillement en eaux doivent se faire dans des lieux ad hoc, bornes, garages, campings, W-C publics. En un mot, tout se résume par la discrétion. Combien de lieux sympas, de villes accueillantes, ont tourné leur veste et commencé à nous interdire, suite à l'abus de quelques moutons noirs. Il en va de notre et de votre futur. Soyons donc conscients de l'importance de chacun de nos comportements, car nous apparaissons de l'extérieur comme une "race" de touristes à part. Au niveau de la réglementation, un flou artistique demeure. Nous ne pouvons être assimilés à la pratique du camping, pour autant que nous n'étalions pas du matériel autour de notre véhicule et que nous n'avons pas mis de cales. En restant sur le domaine de la circulation, nous dépendons des lois sur la circulation routière. Sur le domaine des communes, ce sont les règlements communaux qui dominent et ils sont en général communiqués à l'entrée de la cité. Les Italiens ont émis une loi (la loi Fausti), qui pourrait servir de modèle européen. Il s'agit de préciser l'utilisation de nos véhicules sur la voie publique; pas de cales, pas d'écoulements, pas d'encombrement supérieur à la grandeur du véhicule.
 

Les Clubs

De nombreux clubs ont trouvé leur raison d'être dans différents pays et régions. Beaucoup sont regroupés au sein d'une fédération internationale. Ils fournissent toute une série de prestations, allant de conditions préférentielles pour assurances, l'organisation de voyages, sorties, rallyes, assistance technique. La rencontre des différents membres permet d'échanger un grand nombre d'informations sur leur passion. Les clubs ont un grand rôle de représentativité du mouvement auprès de nos différents partenaires, mais aussi un rôle primordial pour l'éducation des camping-caristes et pour les contacts avec les autorités. Un bulletin de liaison ou journal, permet de faire connaître toutes ses activités.

N'hésitez pas à adhérer à un club, vous serez assuré ainsi d'être au cœur de votre passion, et vous pourrez apporter ainsi votre pierre à l'édifice du camping-carisme.
 

En été


En hiver

En hiver, c'est le froid et l'humidité qui sont les ennemis. Rares sont les camping-cars qui sont 100 % hors-gel, et en deçà de -10°C, le risque est grand de voir des sections de conduites d'eau geler, avec un risque de rupture. Si vous pratiquez dans de telles conditions, essayez de repérer les portions de tuyau à risque en suivant le parcours de la tuyauterie. C'est souvent derrière le bloc cuisine que se trouve la zone la plus fragile. Une ouverture supplémentaire pour ventiler l'air chaud dans ce secteur ou une isolation conséquente de cette portion pourront suffire. Au pire, on condamne le circuit d'eau, on vidange et l'on utilise un jerrican avec robinet à l'intérieur du véhicule. De toute façon, le réservoir des eaux grises n'étant pas hors gel, il faudra y accepter le bloc de glace qui dégèlera ultérieurement, ou la récupération dans un bidon avec une évacuation difficile du bloc de glace.

Attention à la consommation de gaz : dans des conditions rudes, la bonbonne de gaz dure quelques jours (3-4 selon certaines expériences) et le réapprovisionnement devient une nécessité vitale.

L'équipement du véhicule sera adapté aux conditions hivernales, en laissant peu de place à l'improvisation. Pensez au moyen de déblaiement de la neige, une bonne pelle peut rendre de précieux services, d'autant plus si vous devez déblayer la neige tassée qu'un chasse-neige a accumulé. Veillez à assurer le dégagement des prises d'air et d'évacuation des gaz du chauffage et du boiler. Au niveau énergie électrique, le rationnement est de rigueur, vos batteries ayant un rendement réduit à basse température. Si votre camping-car est équipé d'un panneau solaire, il est indispensable de le maintenir propre et donc de dégager la neige. Veillez aux zones de condensation derrière les matelas, les sièges, etc. Il s'agit d'assurer l'assèchement de ces zones qui se trouvent en général contre les parois du véhicule, particulièrement la capucine. Pour les déplacements, veillez à ne pas déplacer un mètre de neige sur le toit. Au prochain freinage, ou à la descente vous pourriez être aveuglés. Débarrassez régulièrement le toit de la neige à l'aide d'un balai.
 
 

Hivernage

Si vous n'utilisez pas votre véhicule en hiver, quelques règles seront de rigueur afin de trouver au printemps un véhicule opérationnel. Pour ma part, il est exclu de laisser mon camping-car figer pendant 4 à 5 mois. Tout les 15 jours je vais faire un tour d'environ 50 km. Le moteur, les pneumatiques, les freins, la cellule ont tout à y gagner.

Pour l'hivernage, le véhicule doit être évidemment vidé de toutes ses eaux, y compris celle du boiler à eau chaude. N'hésitez pas à caler les roues sur un côté afin de bien vider tout le circuit, ouvrez tous les robinets, faites tourner la pompe 1-2 minutes. Soufflez dans les robinets. Dévissez les sections entrée et sortie de la pompe. N'hésitez pas à rouler quelques kilomètres tortueux, afin d'éliminer l'eau au maximum. Faites le tour de votre véhicule pour repérer les aliments, objets, équipements qui ne supporteront pas humidité et froid. Pour ma part, tout ce qui est alimentaire et cosmétique/toilette est sorti du CC.
 
 

Check-list

Permettant d'équiper rapidement et efficacement son camping-car, les check-lists sont pratiques mais assez personnelles. Vous trouverez ci-dessous un exemple.

 

FOURNITURES DE BASE
 
O couverts O déodorant parfums O anti-diarrhée O cintres
O épluche légumes O soins mat. intimes O désinfectants O ciseaux pinces... 
O décapsuleur O soins du visage/corps O analgésiques O lampe de poche
O tire-bouchon O brosse à ongles   O pinces à linges
O casseroles, poêles O soins des cheveux   O fer à repasser
O feuille alu, plastique O sèche-cheveux O sacs poubelles O nécessaire couture
O liquide vaisselle O linges/serviettes O couvertures ou duvets O literie
O table, chaises O épilation O corde, ficelle O outillage
O ouvre-boîtes O maquillage/manucure O jerrycan O tuyau et raccords 
O rallonges électriques O mouchoirs O porte linge O câble électrique
O couteau multi-usages O Cotons-Tiges O cirage mat souliers O hache, pelle
O papier ménage   O insecticide O boussole, cartes
O grill, matériel BBQ   O allumettes, briquet O fusibles, ampoules
  O trousse 1ers secours   O gants divers
O mat. hygiène dentaire O ordonnances   O lessive
O toilette masculine O insectifuge O papier WC O serpillière, chiffons
O lotion solaire O piqûre d'insectes O liquide WC O seau, cuvette 
O miroir O coton hydrophile   O produits nettoyants
O savonnettes O médicaments pers. O montre, réveil O aspirateur, balai

CAMBUSE
 
O moutarde/condiments O huile vinaigre O sel poivre O sucre
O soupes O conserves... O biscuits, chocolats... O thé tisane café
O boissons O petit déjeuner O pâtes, riz ... O

LOISIRS
 

O livres/revues O piles O photo - films
O jeux O stylos, crayons O
O musique (k-7, CD) O papier enveloppes

VÊTEMENTS
 
O jeans/pantalons O jupe robe O pulls sweat t-shirt
O chemises chemisiers O slips/culottes O maillots de bain
O linges de plage O soutien-gorge O imperméables O souliers divers
O espadrilles O chaussettes bas O bottes O gants/foulards...
O ceinture sacs O veste jaquettes... O casquettes/chapeau O parapluie

AVANT DE PARTIR
 
O argent chèque O carte d'identité O attestation assurance O carte grise
O permis de conduire O carnet d'adresse O clés O carte CAA
O vaccins O paiements O réservations O visas
O animaux O cartes routières O O passeport

DÉPART EN VACANCES
 
O frigo maison O eau, gaz O électricité O répondeur
O plantes, jardin O volets, portes O voisins O insectes

 


Trucs et astuces…

Pour un frigo bien froid

Voici un truc bien utile pour faire descendre la température du frigo par forte chaleur avant de partir. La veille du départ, remplir (pas entièrement) une bouteille plastique de 1,5 l d'eau ou d'un jus de fruit quelconque et la placer dans le congélateur de la maison. Le jour du départ, placer les provisions ainsi que la bouteille congelée dans une glacière. Arrivé au camping-car, remplir le frigo avec les provisions déjà rafraîchies et placer la bouteille congelée dans la contre-porte du frigo. Avec ce petit coup de pouce, la glace restant environ 48 h dans la bouteille soulage le système de réfrigération souvent déficient de nos camping-car et l'aide a établir le cycle du froid pendant le premier trajet. Et puis, pour le premier pastis des vacances, il n'y a pas mieux !!!
 

Je vous recommande un gadget de prix, le panneau solaire !

Avec un panneau solaire de 75 w, je récupère (si mon véhicule est stationné en plein soleil) la consommation de la journée précédente. Dès 16:00 le régulateur de charge stoppe la charge de la batterie auxiliaire. Je viens de passer une semaine en complète autonomie dans un petit village de l'arrière pays niçois, avec une consommation d'une journée pour deux personnes comprenant deux douches, deux vaisselles, pratiquement pas d'éclairage (environ 30 mn en tout). J'oublie les W-C et trois heures de télé satellite avec une T.V. 25 cm qui consomme beaucoup (5 à 6 A).

Un autre gros avantage du panneau solaire : si votre CC est en remisage, plus de problème de démarrage : avec un coupleur/séparateur, la batterie moteur et la batterie cellule sont successivement rechargées à bloc. Cette dernière est une batterie de 120 A, semi-stationnaire américaine pour bateau trouvée dans une boutique qui ne fait que des batteries pour tous les usages (auto, bateau, alarme, etc.) et de toutes les dimensions.


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